Breizh-2004.org

January 28, 2010

Aux mains de l’ennemi

Filed under: Uncategorized — admin @ 2:23 pm
Christian Troadec,

C’est  Sébastien Le Balp ou peut être un Général Cadoudal que nous attendions. C’est un “sans culotte de 2ème classe” , cireur de sabots au Grand Orient de France que nous découvrons. Rassure-toi:  on peut en guérir.
Tu devrais demander à tes acolytes ce que veut dire la phrase: “(….) se sont engagés pour une Bretagne émancipée, solidaire, écologique et entreprenante et ceci sur un socle clair de valeurs démocratiques, humanistes et de progrès.”.  Très marxiste, elle sonne bien mais elle est vide comme la tête de tes compères.
Tu écoutes trop des loustics qui ne sont pas dangereux parce qu’ils sont bêtes mais parce qu’ils ne savent pas qu’ils le sont. Aussi te font-ils, de bonne foi, perdre le bénéfice des qualités dont tu as toujours  fait preuve; oubliant ta foi patriotique en la Bretagne tu te laisses entraîner par la l’anti Bretagne vers le marécage nauséabond que constitue  la “gauche française”, temple des aigreurs et de la science infuse, jacobine par construction. Les commanditaires de l’opération, eux ne voient en toi qu’une occasion de ratisser large en matière électorale tout en enlevant quelques voix à leurs adversaires de la “droite française” et en démolissant les spécificités bretonnes. Tu aurais pu, quand même, t’apercevoir, que nombre de ceux qui prétendent collaborer avec toi tiennent les mêmes propos que la Libre Pensée, le Grand Orient de France et que les “citoyens du monde”, citoyens de nulle part.
Avec des amis comme Ayrault, Batteux, Auxiette, Poignant, Maille, Cuillandre, Lebranchu, Hervé, Delaveau, Feuvrier, Le Drian et autres “sans culottes” - sans parler des déjantés illuminés qui gravitent autour - la Bretagne n’a plus besoin d’ennemis: elle les a en son sein.

Gérard Hirel

Nous te ferons Bretagne (Régionales 2010) - Réponse de Christian Troadec à Frederig Ar Bouder ( prise de position ci après)

CARHAIX le 27 janvier 2010

Les femmes et les hommes présents sur les 5 listes départementales de Nous te ferons Bretagne se sont engagés pour une Bretagne émancipée, solidaire, écologique et entreprenante et ceci sur un socle clair de valeurs démocratiques, humanistes et de progrès.
Nous te ferons Bretagne rejette en conséquence toute manipulation médiatique et politique ainsi que tout soutien en provenance de responsables de mouvements extrémistes dont les idées et le comportement se situent aux antipodes de ceux des militants de Nous te ferons Bretagne.
pour Nous te ferons Bretagne,

Christian Troadec Maire de Carhaix.

Elections régionales 2010, prise de position de Frederig Ar Bouder
Par Frederig Ar Bouder · 26 janvier 2010

Mignoned ker, chers amis, chers compatriotes !

En ce début d’année 2010 que je souhaite à tous et à toutes heureuse et prospère je prends la parole pour vous faire part de ma position au sujet de la bataille électorale qui s’amorce. Je fais bien entendu référence aux élections dites « régionales » de 2010. Depuis plusieurs mois, il m’est apparu comme évident qu’Adsav, malgré 10 ans d’existence et certains succès, n’a pas la capacité qui lui permettrait de rassembler nos compatriotes autour d’une liste d’intérêt breton. A ce titre la situation du parti indépendantiste est comparable à celle de plusieurs autres formations se réclamant de la Bretagne. Que faire ? Adsav, le parti du peuple breton définira prochainement une position sur le sujet. La situation actuelle commande, à mon avis, un choix positif plutôt qu’un refuge dans l’abstention. L’existence d’une circonscription bretonne, même tronquée, permet de faire certains choix pour notre avenir, qu’il s’agisse de langue bretonne, d’économie, voire d’environnement. D’autre part, au moins l’un des projets en présence, celui que conduit M. Christian Troadec, se réclame sans ambigüité de la Bretagne. La liste « Nous te ferons Bretagne » porte son ambition dans son titre même. Elle rassemble des personnalités d’horizons divers sur un programme qui tranche avec la platitude habituelle de propositions systématiquement anti-bretonnes. Quelque soit le résultat électoral, cette candidature est en soi louable car elle place l’intérêt des Bretons au centre du débat politique.

Suis-je d’accord sur tout avec M. Troadec ? Sans doute pas. Mais au fond, peu importent mes réserves éventuelles. Je soutiendrai la liste « Nous te ferons Bretagne » de bon cœur et, bien entendu, sans condition particulière. Je n’attends aucun bénéfice personnel de ma prise de position, mais j’espère que mon soutien servira l’intérêt supérieur de la Bretagne. Je souhaite par ce soutien œuvrer à l’unité qui nous manque si souvent et sans laquelle notre émancipation est impossible. Il est temps de mettre de côté les querelles de chapelles ou de personnes. J’encourage celles et ceux qui se font une haute idée de la Bretagne à prendre position.

Bevet Breizh !

Frederig ar Bouder

January 23, 2010

Analyse gaulliste

Filed under: Uncategorized — admin @ 2:04 pm

<< Il n’est pas certain que les élections régionales retiennent l’attention du corps électoral . Les derniers sondages situent l’abstention autour de 50%. Par contre, ce n’est manifestement pas le cas des partis politiques, gros, petits ou minuscules. Pour les plus importants, il s’agit avant tout d’asseoir leur hégémonie locale, en vue, bien évidemment, de se servir au mieux en 2014 lorsque la nouvelle structure département-région votée en 2010 sera mise en œuvre. >>

Si l’on veut soutenir la réunification, c’est effectivement par le biais de cette procédure de rapprochement région-département qu’il serait possible de réunir le 44 à la Bretagne. D’où l’intérêt de soutenir les candidats qui ont déjà annoncé leur intention d’étudier de près ce rapprochement.

A ma connaissance, seule Bernadette Malgorn a clairement exprimé son intention à ce sujet.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN


44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour construire BREIZH, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

January 17, 2010

BERNADETTE MALGORN ELECTIONS REGIONALES BRETAGNE 2010

Filed under: Uncategorized — admin @ 3:53 am

Breton de l’étranger, attaché à la Bretagne et rattaché au bureau de vote de Tregastel (Trégor), j’irai voter par procuration pour Bernadette Malgorn, pour la Bretagne.

Bretons, arrêtons de suivre les rêveurs et faisons confiance aux élections régionales pour donner à la Bretagne une chance de se projeter dans l’avenir avec Bernadette Malgorn.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN


44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour construire BREIZH, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

January 13, 2010

Le traité de Lisbonne ouvre la voie au démembrement des Etats

Filed under: Uncategorized — admin @ 1:53 am

12 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) — Source : http://www.solidariteetprogres.org/article6209.html

Sécessionnistes de tous les pays, réjouissez-vous ! Alors que le Traité de Lisbonne devient une réalité légale cette année, les indépendantistes bourguignons, stéphanois, normands, bretons, flamands, catalans, savoyards et autres écossais s’acheminent vers l’extase.

Pourquoi ? Après avoir réclamé pendant quinze ans le droit de pouvoir contester devant la Cour européenne les nouvelles lois de l’UE, s’ils estiment qu’elles ne respectent pas le principe de subsidiarité (c’est-à-dire le principe suivant lequel les décisions doivent être prises au plus près des citoyens), le Traité de Lisbonne accorde ce droit aux représentants élus des collectivités locales et régionales d’Europe. Réunis en session plénière les 3 et 4 décembre à Bruxelles, les membres du Comité des régions (CdR) ont décidé qu’ils pourront à l’avenir, par un vote à la majorité simple, saisir la Cour de justice. Le président du CdR, le belge Luc van den Brande, considère ce droit « plus comme une arme dissuasive que comme un pouvoir vraiment menaçant. Nous sommes convaincus que cette nouvelle possibilité approfondira nos relations avec les autres institutions de l’UE (…) Nous espérons qu’une application rapide de toutes les dispositions du traité de Lisbonne, qui renforcent la subsidiarité dès l’étape pré-législative et durant le processus d’adoption des nouvelles lois communautaires, permettra de ne jamais en arriver si loin ».

Le 28 octobre, par voie de communiqué de presse, « Bretagne réunie », un puissant lobby qui milite pour le retour de Nantes, en Pays de Loire, à la région Bretagne, se félicitait qu’enfin le « oui » irlandais allait permettre la mise en application du traité de Lisbonne.

« Même si, pour beaucoup, tout cela peut sembler loin de nos revendications, le Traité de Lisbonne nous offre de réelles opportunités, qu’ont déjà dénoncées les souverainistes (…) ». Pour Bretagne réunie, qui milite pour une « grande Bretagne », Lisbonne reconnaît enfin « le droit d’exister pour les minorités nationales françaises » (c’est quoi, ça ?).

« Les représentants de l’Etat français avaient jusqu’à aujourd’hui refusé de protéger et de promouvoir les minorités nationales en France, dont la Bretagne dans ses limites historiques. Cette position, unique en Europe, était fondée sur les principes d’égalité, d’indivisibilité de la Constitution française. Or le même texte [Lisbonne], dans son article 55, donne aux traités internationaux une autorité supérieure à la loi. Le droit des minorités nationales va donc intégrer l’espace juridique français. (…) Parce qu’elle est une minorité nationale, comme vient de le rappeler le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le 25 septembre dernier, la Bretagne doit retrouver son unité territoriale et le droit d’utiliser ses deux langues minoritaires, y compris dans l’espace public. La légitimité de la Région des Pays de la Loire, en Loire-Atlantique, vole en éclat, avec la future entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Dès maintenant, il est urgent de rappeler notre volonté de bénéficier des normes européennes et notre détermination à faire respecter le Traité de Lisbonne, et les obligations qui en découlent pour l’Etat Français vis-à-vis de la Bretagne sur ses cinq départements. Principal artisan du Traité de Lisbonne, le Président de la République, ne peut pas ignorer les changements qui vont découler de son application en France, et doit en tirer les conséquences dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales. Les artisans de la réunification, vont pouvoir bénéficier de la force contraignante de la Charte européenne des droits fondamentaux, déjà déclarée conforme à la Constitution française, à deux reprises, par le Conseil constitutionnel. L’Union européenne, avec le Traité de Lisbonne, nous donne les moyens d’aboutir dans nos revendications. C’est aux Bretonnes et aux Bretons des cinq départements de défendre et de promouvoir leur héritage, en invoquant les valeurs fondamentales de l’Union européenne. »

Or, c’est un secret de polichinelle que Bretagne réunie dispose de puissants relais dans le monde des affaires, notamment le très secret « club des Trente », qui regroupe une minorité nationale assez particulière, celle des grands patrons bretons, notamment Pinault, Bolloré ou encore les frères Guillemot, patrons d’Ubisoft et Gameloft. En avril 2006, François Pinault avait même fait hisser le drapeau breton au fronton du Palazzo Grassi de Venise, qui abrite une partie de sa collection personnelle d’art contemporain.

En clair, en ouvrant la boite de Pandore des particularismes, l’UE aggravera les poussées à l’éclatement des Etats. Ces poussées ne peuvent que s’accentuer en temps de crise. Au grand plaisir de cette oligarchie financière, la souveraineté des Etats-nations sera prise en tenailles par une technostructure bruxelloise « en haut » et par les pouvoirs locaux et régionaux « en bas ». Vous avez dit Empire ?


Pour creuser le sujet :

January 11, 2010

Bretons de l’Étranger

Filed under: Uncategorized — admin @ 10:51 pm

On peut considérer que les Bretons, dans leur immense majorité, pour des raisons culturelles et historiques que l’on a pas besoin de détailler, portent en eux deux vocations nationales: la bretonne et la française.

Elles ne sont jamais traitées sur le même niveau, ce qui est parfaitement normal.

La nationalité française est visible partout, elle est évidente, et se place d’emblée comme marqueur efficace d’altérité. Sans disserter sur les caractéristiques de cette nationalité et de ce qu’elle peut justement impliquer dans le rapport à la notion d’altérité (!), on constate que, sorti des frontières françaises, un Breton assume généralement parfaitement cette nationalité. Cette nationalité implique par ailleurs très fortement, voire consubstantiellement, un attachement fort à l’Etat, ce qui dans un contexte diasporique, implique une solidarité de citoyenneté, plus qu’une solidarité nationale. Par ailleurs, il faut souligner que les relations internationales ne sont vécues que sur un mode interétatique (confusion si courante anglais/britannique, exemple parmi tant d’autres)

La nationalité bretonne, elle, est vécue de façon hirsute. Pour des raisons évidentes (perte de la langue pour les Bretons concernés, ignorance quasi totale de l’histoire de Bretagne, réflexe d’Etat) la nationalité bretonne se comporte à peu près exactement comme ce que la psychanalyse traditionnelle désigne comme l’inconscient, avec le lot de lapsus, d’actes manqués, qui viendrait en quelque sorte parasiter la visibilité lisse d’une nationalité française affichée. Ce refoulé national s’exprime également dans une sorte de rhétorique que nous qualifierons de poétique: autosatisfaction purement verbale d’être breton (cela n’est pas et ne peut pas être réellement vécu pour l’instant), nostalgie et amour déclaré du pays, dans les limites que lui réservent les clichés français (la mer, la gastronomie, un certain folklore, musical ou culinaire). Une place à part doit être réservé au discours économique ou technocratique: «la Bretagne est riche, compétitive, a réussi à s’en sortir…». Pour nous, il s’agit purement et simplement de légitimer avec les moyens du bord la résurgence individuelle de sa propre nationalité bretonne. Une sorte de lapsus travaillé, de sublimation rhétorique d’un sentiment qui de toutes façons, ne s’inscrit jamais dans le réel.

Français de l’entrée au dessert, Breton au digestif, par le biais d’une rhétorique incantatoire. Dans tous les cas, le discours est délimité par l’identitairement correct et les formules obligatoires («nous sommes ouverts sur le monde, etc.») qui rappelle la prière au chapelet ou la politesse conventionnelle.

A qui s’adresse-t-elle réellement?

Il pourrait également être utile de se demander si pour les Bretons, le marqueur d’altérité n’est pas plus important que la nationalité même qu’il utilise. L’essentiel étant, par compensation, de se démarquer, dans un contexte international, la nationalité française apporte tout ce dont on peut avoir besoin.

Breton à Roissy, Français à la douane.

Dans le contexte général de la diaspora, on peut retrouver en plus ou moins amplifié, le refoulement de la nationalité bretonne et ses conséquences:

La difficulté d’inscrire sa nationalité bretonne dans le réel est double: hors des frontières de France, les bretons sont français; dans un environnement francophone, la citoyenneté française devient même le seul critère apparent d’altérité.

L’éloignement de la Bretagne fait jouer à plein le «syndrome del’utérus»; on fantasme sa propre Bretagne, coupé des réalités quotidienne bretonne, et la folklorisation de la Bretagne est difficile à éviter. Dans tous les cas, la nostalgie reste un phénomène individuel, et la Bretagne est une auberge espagnole. On retrouve dans la diaspora le concept de «vraie Bretagne», si absurde et si nocif: pour les uns, ce sera la maison de vacances, pour les autres, la mer, ses amis, sa ville, etc.

Si en Bretagne, le peu de tissu social breton, (et par là nous entendons aussi bien un réseau bancaire commun, un secteur de prospection pour un commercial, que les migrations des étudiants à Rennes ou à Nantes, voire France 3) peut forger un embryon de sentiment national, à l’étranger, il ne peut être qu’inexistant. Le formulaire E111 ou le consulat de France sont en fait la seule solidarité (au sens large) qui réunissent les Bretons. Bref, encore plus qu’en France, être breton ne sert strictement à rien.

On peut ajouter que le discours politique ou culturel militant dont l’écho reste faible (même s’il ne faut pas le sous-estimer du point de vue de l’idéologie ambiante) et s’attire moqueries ou méfiance, est à l’étranger encore plus délicat à manier. On constate par exemple que le vote UDB en Bretagne s’est féminisé: excellent signe pour l’inscription de la Bretagne dans le réel («je vote UDB, non pas pour une autonomie politique ou un fédéralisme européen, mais parce mes enfants pourront trouver du travail en sortant d’une école bilingue») La préoccupation de proximité, à l’étranger, ne peut évidemment pas exister, et le discours devient parfaitement inefficace. Le discours del’Emsav dans un tel contexte ne peut attirer que plus de «rêveurs» encore qu’ils n’en attirent en Bretagne. Adieu l’efficacité.

Il nous semble que l’on retrouve ici ce qu’il y a de pire en Bretagne, du point de vue de l’inscription de l’identité bretonne dans le réel.

Il nous semble qu’il y a un gros manque de discours. De la rhétorique poétique ou mythique, il faut passer à la rhétorique du business, au sens d’une pratique quasi culturelle, où la réussite des exportations bretonnes et les investissements bretons à l’étranger sont avant tout le marqueur d’une réussite nationale bretonne. On peut imaginer de faire de la communauté bretonne de la diaspora une sorte de plateforme stratégique opérationnelle, en ayant en tête que l’action commerciale et les pratiques utilisées ici apporteront des éléments de méthodes pour la Bretagne elle-même.

Nous y voyons plusieurs atouts:

Une diaspora? Tout simplement. C’est par définition (séjours plus ou moins brefs dans la vie des immigrés) un tissu social à reconstruire, des services à proposer (aide administrative, pallier la solitude, etc.)

Le niveau socioculturel de la diaspora?: ce serait à vérifier, préalablement à tout élaboration de discours ou d’action, mais il semble que les Bretons expatriés ont en général un niveau assez élevé (consultants, fonctionnaires européens, cadres, etc.). Ce qui dispense du marketing idéologique du discours politique de masse.

Le fait que le contexte international mette en relations des Bretons avec des étrangers non-français est intéressant à deux niveaux:

Cela peut permettre une observation plus précise du discours des Bretons en relation d‘altérité pure, et donner à réfléchir en vue de l’élaboration d’un discours efficace
La lisibilité des systèmes nationaux et étatiques autres que français, par le biais de rencontre ou de coopération, peut être une base pour un discours immédiatement vérifiable (ne rêvons pas, les conclusions ne serons pas tirées d’elles-mêmes. Mais il s’agit d’un lieu de travail pour nous)

Une situation spécifiquement belge, la bi-nationalité, à peu près assumée, du moins bien visible:
Malgré la francophonie partagée des Belges wallons ou bruxellois et des Bretons qui crée des solidarités (qui méritent d’être étudiées), malgré l’ironie voire le mépris vis-à-vis de l’Etat belge, facilement explicable par une certaine éducation politique que les Bretons ont reçue, il n’empêche que les Bretons de Belgique ont tous les jours, sous les yeux, un pays fédéral, à l’opposé de l’Etat unitaire qu’ils ont toujours connus, et qui plus est un pays de dimensions (la notion de taille est très importante dans la culture politique française) comparables à celles de la Bretagne.

Cela suppose de créer un contexte favorable, pour éviter une lecture typiquement française : “cela ne nous concerne pas”, “en France, c’est différent”. Point à la ligne.

Réseau des Bretons de l’Etranger RBE
72, avenue du 7 Novembre
BP 126
2046 SIDI DAOUD - LA MARSA
Tunisie
Tel : + 216 71 98 21 29
Cell: + 216 21 83 53 59
E-Mail : mailto: rbe.international@gmail.com
Website: http://rbe-suarl.com/

Skype: klaodgillamaen

Merci Monsieur Domota …

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:30 am

Merci Monsieur Domota, de nous avoir ouvert les yeux …

Vous avez su nous faire la démonstration des ravages que peuvent faire le fanatisme dans un pays. Et aujourd’hui, la Guyane et la Martinique ont rejeté une autonomie que tout le monde prédisait acquise. Les électeurs guyanais et martiniquais ont refusé massivement un changement de leur statut. Appelés à se prononcer dimanche sur une autonomie élargie, ils ont respectivement voté non à 69,80 % et à 78,90%.

Nous Bretons, observons avec attention ce qui se passe en Guadeloupe, Martinique et Guyane.

Vous connaissez les faiblesses de notre pays et vous savez bien qu’il existe en Bretagne, comme en France, malheureusement, un mouvement gauchiste, assez proche dans son comportement des jeunes délinquants et illettrés qui vous entourent. Il existe aussi, en Bretagne comme en France, des manipulateurs qui savent très bien utiliser cet “électorat” pour créer la confusion et donner une image faussée et négative de l’autonomie.

Vous savez aussi, certainement, que les partis de gauche en Bretagne, en diabolisant les militants de la majorité présidentielle et en manipulant l’opinion, espèrent reconduire leur majorité hétéroclite aux élections régionales de 2010. Ceux-là même qui font croire, en diabolisant la candidature de Bernadette Malgorn, avec vos amis journalistes, que tous les maux de la Bretagne viennent de l’UMP.

Il nous faudra plus que quelques semaines de campagne électorale pour faire comprendre à nos compatriotes que l’autonomie n’est pas l’apanage des partis de gauche, mais qu’il faut un apprentissage, une pédagogie, une procédure, pour y accéder et que cela ne peut se faire, selon nous, que par la mise en place du fédéralisme européen.

Alors, Monsieur Domota, et tous ceux qui en Bretagne seraient tentés de rejoindre le camp des soi-disant autonomistes, après ce cinglant revers en Martinique et Guyane, vous allez avoir du mal à vivre avec votre futur .

En voulant imposer votre “vision” politique, vous faites la preuve de votre malfaisance, car le fédéralisme et l’autonomie, nous, nous y croyons et nous savons par quelle procédure nous espérons y arriver. Nous savons, par exemple, que la connaissance de nos origines, de notre culture, de notre langue et de notre histoire et que seul notre engagement européen nous permettront d’entrevoir l’avenir et commencer à construire Breizh.

J’ai le regret de vous dire, partis “dits bretons” de l’Emsav “canal historique”, que ce n’est pas avec vous que nous construirons Breizh !

Il est temps de retirer vos masques et de voir la réalité en face. Bretons, arrêtons de suivre ces rêveurs et faisons confiance aux élections régionales pour donner à la Bretagne une chance de se projeter dans l’avenir avec Bernadette Malgorn.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN


44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour construire BREIZH, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

January 5, 2010

Paris, laisse-nous vivre !

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:30 pm

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