Breizh-2004.org

December 23, 2009

Débat sur l’identité nationale (suite)

Filed under: Uncategorized — admin @ 1:40 pm

Le prétendu “débat” sur l’identité nationale n’a été ni réclamé ni organisé ni par les royalistes ni par les fédéralistes, ni par les libéraux ni par les régionalistes, ni par les nationalistes barrésiens ou maurrassiens. Il semble, au départ, ne concerner que les jacobins. Comme à leur habitude, ces gens bousillent toute discussion, en attendant, un peu plus tard, de se guillotiner les uns les autres.

Ils ont certes introduit un climat relativement délétère. Chose extraordinaire, ils interdisent d’expression la frange de l’électorat qu’en théorie ils se proposent de séduire. Votez pour nos listes, mais taisez-vous. Le but du jeu consiste à adjoindre en gros 8 à 10 % de l’électorat, aux 28 % obtenus par l’UMP aux européennes de 2009 afin de reconquérir en 2010 une partie des 20 régions sur 22 détenues par la gauche.

Les hommes politiques et les électeurs qui n’appartiennent ni à la gauche socialo-communiste ni à la majorité parlementaire ne semblent pas dupes de l’opération. Mme Le Pen parle délicatement “d’enfumage”. François Bayrou souligne de son point de vue l’impudicité de ce pseudo-débat. “Cet incident, c’est la conclusion logique de la manière dont en France on est en train d’exciter une partie de la population contre l’autre. Les dérapages sont inévitables. S’il y a des dérapages au sein d’un groupe parlementaire normalement très policé, imaginez ce que c’est dans les conversations de voisinage”. [Je dirais à M. Bayrou que nous n’avons pas besoin “d’imaginer” ce qu’il en est : il suffit d’écouter les gens s’exprimer tous les jours, au bistrot ou chez le coiffeur. La bonde a été ouverte, l’eau s’écoule à flot.]

Source : http://www.insolent.fr/2009/12/nora-berra-doit-presenter-des-excuses-ou-quitter-le-gouvernement.html

December 22, 2009

Burn after reading

Filed under: Uncategorized — admin @ 8:00 am

L’UDB ne réussira pas à faire taire les bretons sincères qui en ont marre de leurs mensonges et de leur cuisine électorale.

Depuis sa création en 1963, l’UDB a gauchi son discours et son action, passant du communisme au socialisme, aujourd’hui chez les Verts, sans plus de succès d’ailleurs.La prochaine étape sera Royal, Bayrou ou Villepin ?

Allons, “camarades” de l’UDB, bientôt vous vous apercevrez qu’avoir embarqué des gauchistes dans votre sillage n’est pas sans risque,  Quant à vos leaders, le bon peuple saura se faire une opinion en relisant leurs éditoriaux des années 90. Vous serez sidérés de leur capacité à girouetter à chaque coup de vent électoral.

Mais, pourquoi se plaindre?  Plus ils diront de Coxettes (1), plus ils discréditeront le PS en Bretagne ! Et pourtant c’est le JMA de Nantes qui les manipule. Ils ne connaissent pas le dossier Bretagne, l’ont-ils lu ?

On ne sait plus trop si on doit détester tous ces “leaders charismatiques” de l’Emsav, mort et enterré par ceux-là même qui croient le défendre, ou plutôt avoir pitié d’eux.

(1) Note : Les leaders de l’UDB ont-ils vu le film “Burn after reading” http://www.burnafterreading.com/

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN


44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour construire BREIZH, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

December 13, 2009

Langues régionales: Besson et Mitterrand enterrent le projet !!

Filed under: Uncategorized — admin @ 7:51 am

COMMUNIQUÉ DE MARTINE FAURE (PS)
Ce matin 8 décembre, dans le cadre des questions orales au Gouvernement, je devais interroger, au nom du Groupe d’études sur les langues régionales, le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, sur la promesse du chef de l’État, relayée par le Premier ministres et Mme Christine Albanel, de soumettre au Parlement un projet de loi précisant le statut des langues régionales.
J’espérais obtenir enfin une véritable information, loin des réponses dilatoires et des faux-fuyants dont le ministre nous avait abreuvés jusque là. Quelle ne fut pas ma surprise – et celle de MM. Marc Le Fur et Jean-Jacques Urvoas également présents – en constatant son absence puis en écoutant Eric Besson ânonner interminablement à sa place l’historique de la reconnaissance constitutionnelle des langues régionales suivi des poncifs habituels sur les possibilités offertes par les collectivités territoriales et les périls innombrables qu’une telle loi ferait courir à la République une et indivisible. La seule certitude que j’ai retirée de cette expérience est accablante : il n’y a pas de projet de loi et le Gouvernement ne se soucie aucunement de la valeur éducative, sociale et patrimoniale des langues régionales.
Devant la fin de non recevoir qui nous est opposée, le Groupe d’études sur les langues régionales prendra donc l’initiative de déposer une proposition de loi.

“Faut‐il parler anglais pour être Européen ?”

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:39 am

Intervention rédigée de Michel THEYS
Journaliste, spécialiste des questions européennes ‐ EuroMedia Services‐
Débat organisé par DLF Bruxelles‐Europe le 17 novembre 2009

Le cul‐de‐sac anglais
“Faut‐il parler anglais pour être Européen ?”
Pour répondre à cette question qui ne cesse de gagner en pertinence, il importe d’abord
de remonter dans le temps. La question des langues a, en effet, toujours été présente dans
la construction européenne. Quelques exemples en attestent.
Eté 1952 : la Haute Autorité – on dirait aujourd’hui la Commission – de la première
Communauté, la Communauté européenne du charbon et de l’acier, s’installe à
Luxembourg. Le vice‐président belge, Albert Coppé, un flamand de Bruges – mais c’était un
temps où l’élite de la partie nord de ce pays parlait parfois mieux le français que certains
francophones… – adresse sa première note au président, Jean Monnet, en néerlandais. Il
revendique ainsi que le néerlandais devienne, tout comme l’italien, une langue officielle
de la Communauté. Son combat n’a pas été vain : sans doute lui doit‐on peu ou prou,
aujourd’hui, le fait que toutes les langues nationales des Vingt‐sept soient reconnues
comme des langues officielles de l’Union. Ce n’est pas anodin : c’est ce qui différencie
l’Union européenne des organisations internationales. Dans l’Union, un citoyen slovène
peut s’adresser à une institution européenne, que ce soit la Commission, le Parlement ou
le Conseil, dans sa langue. Il lui sera répondu dans sa langue ! Ce n’est pas le cas, par
exemple, aux Nations Unies où seules cinq langues officielles prévalent.
Pour l’anecdote, Jacques‐René Rabier, qui était, à l’époque, de la garde rapprochée de
Monnet, rappelle parfois que Coppé a aussi été ramené au principe de réalité et à
l’humilité. Un beau jour, il entame un propos en flamand. Très vite, Rabier et les autres ne
voient‐ils pas le membre néerlandais de la Haute Autorité… sauter sur ses écouteurs ?! En
quelque sorte, on n’est jamais trahi que par les siens. Sans doute Coppé a‐t‐il médité alors
la formule “Dieu, protège‐moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge”… Tout cela pour
dire que dans le domaine des langues, rien n’est simple.
Rien n’est simple mais, hélas, tout tend, désormais, à être simplifié de manière artificielle
dans le monde des institutions européennes. Moins au Parlement européen qu’au Conseil
des ministres et, surtout, à la Commission, la tendance est de plus en plus nettement au
“tout à l’anglais”.
Pour ce qui est des langues de travail des institutions, l’anglais domine désormais de
manière chaque jour plus écrasante. Le français recule et l’allemand s’effondre. Faut‐il s’en
offusquer ? Le principe de réalité, à nouveau, pourrait inciter à se résigner : après tout,
dans l’Union élargie des Vingt‐sept, l’anglais est bel et bien la lingua franca des élites ou
pseudo élites politico‐administratives de l’Europe. C’est par ce biais linguistique que cette
élite a appris à se parler le plus largement – se comprendre, c’est autre chose. Dont acte,
donc. Fallait‐il, pour autant, que les négociations d’adhésion de la Commission avec des
pays comme la Bulgarie et, plus encore, la Roumanie – où la connaissance du français reste
prégnante – soient menées en anglais exclusivement ? Poser la question, c’est
évidemment y répondre. Il y a donc dérive inquiétante.
La dérive est plus grave encore lorsqu’on observe la communication des Institutions, la
Commission en tête, vers les citoyens. L’exemple le plus frappant est les banderoles qui
annoncent des événements sur les façades des institutions européennes.
Dans une ville où prédomine le français, où le flamand, le néerlandais, a toute sa place,
dans la capitale d’un pays où l’allemand est aussi la langue d’une communauté nationale,
est‐il normal, justifiable, que ce soit l’anglais qui soit systématiquement, ou presque,
privilégié comme langue de communication ? Est‐il normal – et, plus encore, acceptable,
admissible – que la communication des institutions par Internet privilégie l’anglais à
outrance ? Rien ne le justifie : les citoyens ne sont pas fatalement les élites. L’objectif de
Jean Monnet était non pas de coaliser des Etats, mais bien d’unir des peuples. Or, on
n’attrape pas plus des mouches avec du vinaigre, la sagesse populaire le dit, qu’on
n’attrapera les citoyens avec le seul anglais. L’anglais reste un corps étranger dans la
culture de beaucoup de citoyens européens. A vouloir aveuglément l’imposer, les
institutions, Commission en tête, ne commettent pas seulement une erreur coupable par
rapport aux visées humanistes du projet européen, ils commettent une faute !
Mais voilà – et, là, le propos deviendra politiquement peu correct aux yeux de certains –
s’agit‐il vraiment d’une erreur coupable et/ou d’une faute ? Ne s’agit‐il pas plutôt du fruit
d’un complot – oui, osons ce mot – en tout cas d’une stratégie mûrement réfléchie dans le
monde anglo‐saxon ? Quelques éléments incitent à le penser.
D’abord, le président américain Eisenhower n’aurait‐il pas arrêté, dans les années 1950,
que la suprématie des Etats‐Unis dans le monde, que celle‐ci soit militaire ou économique,
devrait être consolidée par une offensive culturelle et, partant, linguistique afin de devenir
durable ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette stratégie a été payante : la culture
hollywoodienne triomphe sur tous nos écrans et jusque dans certaines assiettes, grâce à la
McDonaldisation. De la sorte, la culture américaine a fait le lit du triomphe de l’anglais
dans le monde de l’économie, de la finance, des multinationales et, même, des sciences.
Aujourd’hui, un universitaire qui ne publie pas en anglais est voué à l’anonymat, sauf rares
exceptions.
Sur le plan européen, sans doute y a‐t‐il pire. Certains pensent que la Grande‐Bretagne à
adhéré à l’Europe communautaire en sachant que c’était un “club de buveurs de
Bourgogne”, mais d’emblée avec la ferme intention de le transformer en “club de buveurs
de whisky”. Or, les Britanniques, tout le monde en conviendra, sont d’une redoutable
efficacité, et l’Union que nous connaissons aujourd’hui, bien éloignée de celle voulue par
les “pères fondateurs”, en porte la marque. Mais voilà, le mal est peut‐être encore
beaucoup plus profond et pervers…
Revenons à l’histoire. Université de Harvard, le 6 septembre 1943. Ce jour‐là, Winston
Churchill reçoit un diplôme d’honneur et prononce un discours. Que dit‐il ? Que l’anglais,
cette langue commune qui a été donnée aux Britanniques et aux Américains, est “un
héritage commun sans prix” et qu’il se pourrait bien que cette langue “devienne un jour la
base d’une cité commune”. Simple propos de circonstance ? Non, véritable projet politique
: “Je ne vois pas, ajoute Churchill, pourquoi nous ne tenterions pas d’étendre notre langue
plus loin encore à travers le monde, ni pourquoi, sans chercher des avantages égoïstes sur
autrui, nous ne profiterions pas de cette précieuse amitié et de cet héritage”. On est là
dans le registre d’une autre “qualité” que certains reconnaissent aux Anglais, la perfidie,
puisque Churchill ajoute dans la foulée qu’Américains et Britanniques devraient étendre
l’usage de l’anglais afin qu’ils puissent, lors de leurs voyages dans le monde, “trouver
partout un moyen, aussi primitif soit‐il, d’expression et d’entente”, ce qui, pour le Premier
ministre britannique de l’époque, permettrait aussi de “profiter à bien d’autres races et
favoriser le développement d’une structure nouvelle pour le maintien de la paix”.
Et Churchill de conclure que “De tels projets assurent des conquêtes plus heureuses que
celles que moissonnent les voleurs de territoires ou de pays étrangers, les oppresseurs et
les exploiteurs”, le tout étant ponctué par un vibrant : “Les empires de l’avenir sont des
empires de l’esprit” !
Oui, vous avez bien entendu ! D’où cette question : l’Europe n’est‐elle pas devenue,
victime consentante ou, à tout le moins, coupablement ignorante, une partie de cet
“empire de l’esprit” ?
En tout cas, dans le contexte européen, le British Council semble avoir constitué, à
l’évidence, le bras armé de cette stratégie linguistique, lui qui, dans un rapport annuel du
début des années 60, indiquait ouvertement, je cite : “Enseigner l’anglais au monde peut
être presque considéré comme une extension de la tâche qui s’imposait à l’Amérique
lorsqu’il s’agissait d’imposer l’anglais comme langue nationale commune à sa propre
population d’immigration”. Or, à perfidie perfidie et demie, pourquoi se priver de poser
cette question ingénue : après avoir cassé l’administration à la française qu’était la
Commission européenne depuis les origines, est‐ce tout à fait par hasard si Neil Kinnock
est devenu le… président du British Council ?
Autre indice troublant, un proche conseiller de Tony Blair, Charles Grant, n’a‐t‐il pas prédit,
dans un opuscule publié au début des années 2000 et intitulé “L’avenir de l’UE : une vision
optimiste”, le triomphe absolu de la langue anglaise au sein des institutions européennes
en annonçant que celle‐ci serait reconnue langue unique de travail et de communication –
vers 2005, précisait‐il même – de l’Union ? Cela ne prouve rien ? Sans doute. Mais avouezle,
il n’y a pas de fumée sans feu et, aux assises, des prévenus se font condamner sur la
base d’un faisceau de présomptions. A tout le moins, il existe bel et bien des
présomptions, et celles‐ci devraient interpeller.
Restons toutefois optimistes. S’il s’avère qu’il y a bien eu complot pour asseoir
l’hégémonie linguistique de l’anglo‐saxon afin de dominer le monde politiquement,
militairement et sur les plans économique et financier, s’il devait être démontré et prouvé
que ce qui est en oeuvre à Bruxelles, c’est un projet de domination de l’Europe par la
langue au service du pouvoir financier américain, par le relais de l’Angleterre et de sa City,
y simplement réfléchir suffirait déjà à semer le vent d’une révolte salutaire. Et les temps
s’y prêtent comme jamais au cours du siècle précédent : avec la crise financière
gigantesque née aux Etats‐Unis, dans l’hyper capitalisme financier anglo‐saxon, c’est une
forme de conditionnement des esprits qui, de par le monde, se lézarde. Cette crise
économico‐financière bouleverse une donne que l’on pensait immuable : avec la montée
en puissance de la Chine ou de l’Inde, ce sont de nouveaux acteurs qui s’affirment,
porteurs de projets de société qui ne seront plus les mêmes que celui défini à Washington
et à la City. Le monde de la pensée unique anglo‐saxonne est mort ou, du moins, se meurt
sans doute. Du coup, la langue anglaise tombera sans doute, demain, peu ou prou de son
piédestal pour redevenir, sur le globe, ce qu’elle est en réalité : une langue parmi d’autres.
Il serait bon que l’Union européenne, unie dans la diversité, ne tarde pas à s’en persuader
et à en tirer toutes les conséquences, faute de quoi elle risque peut‐être de connaître
demain, dans le monde, le même sort que l’anglais…

Débat sur les langues régionales et minoritaires

Filed under: Uncategorized — admin @ 1:24 am

Monsieur Eric Besson a déclaré devant les députés en séance publique qu’il n’y aurait pas de loi sur les langues dites « régionales ».

Dont acte.

Les langues minoritaires sont bien vivantes. Il suffit pour s’en convaincre de voyager en Europe. Je note par exemple, la vigueur du luxembourgeois (Lëtzebuergesch en luxembourgeois), la langue nationale du Luxembourg qui, avec le français et l’allemand, est la troisième langue officielle du Grand Duché.

Partout en Europe, il y a des expériences pour favoriser la transmission des langues dites minoritaires, langues que l’on dit parfois éteintes. Mais rien n’est définitivement écrit. On relève une forte dynamique un peu partout en Europe, mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour que les langues dites minoritaires soient reconnues.

Attention, vivre le respect des identités profondes et défendre les langues régionales et minoritaires, cela ne doit entamer en rien l’idée de l’Europe. Cela se fera en Europe, par l’Europe, pour les Européens. Cela se fera au quotidien, à Bruxelles, à Strasbourg, à Luxembourg et non à Paris.  Comme le traité de Lisbonne n’a donné à l’Europe qu’une compétence de coordination de l’action des états-membres en matière de culture et d’éducation, cela se fera par un travail de lobbying long et patient auprès des instances européennes.

Une langue régionale ne met pas la République en danger, mais la France jacobine et franc-maçonne, en s’arcboutant sur le concept état=nation=république, a choisi une forme d’unité nationale qui ne lui permet pas, tout simplement, de ratifier la charte européenne des langues régionales.

C’est une question trop difficile à poser en France où elle est parfois assimilée à une sorte de tabou.
En France, il y a ceux qui pensent que l’unification de la langue (Villers-Cotterêts en 1539) a contribué à l’unification de la nation. Il y a ceux qui disent que les divisions de certains états commencent toujours par la revendication de la langue. Et surtout il y a ceux qui veulent maintenir très haut le niveau de jacobinisme en utilisant tout ce qu’ils peuvent trouver à leur portée pour sauver les meubles: débat sur l’unité nationale, immigration, langues régionales et minoritaires.

Certes, ce débat peut diviser, mais il ne se résoudra pas par l’affrontement. Il se résoudra par l’Europe fédérale et ses parlementaires. Et je ne pense pas que ce soit Monsieur Besson, malgré toute l’estime que je lui porte, qui soit capable de réussir l’unité là où des siècles d’histoire de France ont échoué.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN


44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour construire BREIZH, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

December 12, 2009

Parti Breton, UDB : la vaine concurrence

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:52 am

Modèle horizontal, et non pas vertical

Dans le monde postmoderne, toutes les formes politiques héritées de la modernité deviennent obsolètes.

La vie politique ne se résume plus à la concurrence des partis. Le modèle « léniniste », dans lequel les partis cherchaient à arriver au pouvoir pour appliquer leur programme, est largement périmé, car la marge de manœuvre des gouvernements, qu’ils soient nationaux ou régionaux, se réduit un peu plus tous les jours. Les États-nations perdent à la fois leur centralité et leur légitimité.
Leur centralité parce qu’ils sont désormais trop grands pour répondre aux attentes quotidiennes des gens, mais en même temps trop petits pour faire face au déploiement planétaire des problématiques et des contraintes.
Leur légitimité parce que, les creusets institutionnels d’intégration sur lesquels ils s’appuyaient autrefois (l’école, l’armée, les syndicats, les partis, etc.) étant tous entrés en crise les uns après les autres, ils ne sont plus producteurs de social.

Le lien social se reconstitue dès lors à l’écart des autorités administratives et des institutions surplombantes. La globalisation entraîne un divorce entre le sens et le signe, qui se traduit par une désymbolisation généralisée de la vie politique. La crise de la représentation, la montée de l’abstention dans les consultations électorales, la floraison des populismes et des nouveaux mouvements sociaux, sont encore d’autres symptômes caractéristiques de cette évolution.

Si nous assistons simultanément à la fin des Etats-nations au profit des communautés et des continents, à la fin des organisations de masse au profit des réseaux, à la fin du modèle de l’explosion/révolution au profit de celui de l’implosion/dispersion, à la fin des logiques territoriales au profit des logiques transnationales, à la fin de l’individualisme solitaire au profit de l’intersubjectivité des groupes, on ne peut pas dire que les Bretons aient encore bien compris les enjeux de ces transformations profondes.

Arc-boutés sur des modèles du passé, les yeux rivés sur le rétroviseur de l’histoire, l’Emsav tente encore de nous faire croire qu’ils ont compris le sens des cinquante dernières années.

Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l’ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c’était la révolte des masses. De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie, et notamment à la tête des partis politiques et des services publics en général.

Ainsi s’élargit jour après jour, la faille profonde et qui va en s’élargissant entre le monde politique et les membres plus humbles de la société qui redoutent désormais de voter pour des bureaucrates dépourvus de tout sentiment d’identité ou d’appartenance nationale.

Le monde globalisé, aujourd’hui, est avant tout un monde de réseaux. Ces réseaux associent des individus en fonction de leurs affinités, de leurs opinions ou de leurs centres d’intérêt, sans qu’entre en ligne de compte leur plus ou moins grande proximité territoriale. Leur grande caractéristique — qui les distingue des autres organisations — est qu’il n’ont ni centre ni périphérie : tout point d’un réseau est à la fois central et périphérique. Les réseaux sont aujourd’hui de toutes sortes : réseaux politiques, industriels et financiers, réseaux d’information, réseaux criminels, réseaux terroristes, etc. Leur mode de fonctionnement est essentiellement celui de la délocalisation.

Ces quelques considérations suffisent à comprendre combien il serait vain de chercher à identifier un « chef d’orchestre » de la politique bretonne de l’Emsav.

Dans la mesure où elle consiste essentiellement en une multiplication de réseaux, la vie politique bretonne n’a ni centre ni opérateur ou poste de commandement central. La puissance bretonne fonctionne selon la logique propre aux Celtes: modèle horizontal, et non pas vertical, « cybernétique » et non pas actionné ou commandé à distance.

La cause du développement de la Bretagne tient dans sa seule existence.

Claude Guillemain

Breizh 2004
Réseau des Bretons de l’Etranger

Lire : http://an-erminig.hautetfort.com/archive/2009/12/11/8e8d070f53f9f4cc1e4418ae95247a6a.html

December 11, 2009

La révolte des élites

Filed under: Uncategorized — admin @ 9:54 pm

“Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l’ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c’était la révolte des masses. De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie. Dans une mesure inquiétante, les classes privilégiées - les 20% les plus riches de la population, pour prendre une définition large - ont su se rendre indépendantes non seulement des grandes villes industrielles en pleine déconfiture mais des services publics en général. Elles envoient leurs enfants dans des écoles privées, elles s’assurent contre les problèmes de santé en adhérant à des plans financés par les entreprises où elles travaillent et elles embauchent des vigiles privés pour se protéger contre la violence croissante qui s’en prend à elles. Elles se sont effectivement sorties de la vie commune. Les mêmes tendances sont à l’oeuvre dans le monde entier. En Europe, les référendums qui se sont tenus sur la question de l’unification ont révélé une faille profonde et qui va en s’élargissant entre le monde politique et les membres plus humbles de la société qui redoutent que l’UE ne soit dominée par des bureaucrates et des techniciens dépourvus de tout sentiment d’identité ou d’appartenance nationale. Une Europe gouvernée de Bruxelles sera de leur point de vue de moins en moins sensible au contrôle des peuples. Le langage international de l’argent parlera plus fort que les dialectes locaux.

Ce sont ces peurs qui sont sous-jacentes à la résurgence des particularités ethniques en Europe, tandis que le déclin de l’Etat nation affaiblit la seule autorité capable de maintenir le couvercle sur les rivalités ethniques. Par réaction, la renaissance du tribalisme renforce le cosmopolitisme chez les élites.”

Christopher Lasch, La révolte des élites, 1996.

Lire également: Christopher Lasch, Le seul et vrai paradis, 2002.

December 7, 2009

Construire Breizh (2)

Filed under: Uncategorized — admin @ 7:26 am


Certaines personnes pensent que Bernadette Malgorn est l’une des plus jacobines personnalités bretonnes d’aujourd’hui et qu’il ne faut rien attendre d’elle...

Nous, chez Breizh 2004, Bretons un peu conscients, pensons que rien n’est gagné ni perdu d’avance, et qu’en matière de jacobinisme, les socialistes ont montré combien ils étaient fortiches dans ce sport-là !

La famille politique PS et acolytes est alignée sur l’étatisme et le jacobinisme. Il n’y a qu’à regarder ce que Ayrault et ses amis ont fait pour réunifier la Loire Atlantique et la Bretagne. Pas grand chose et même plutôt une régression qu’une avancée.

La famille politique de Bernadette Malgorn, c’est à dire la majorité présidentielle, est la famille bretonne par excellence. Modérée et fidèle à ses valeurs, cette famille politique, quand elle fut au pouvoir, a toujours su créer les conditions politiques pour le développement de l’autonomie et de la responsabilité bretonne.

Il n’est, pour s’en convaincre, que de se souvenir du MOB et de son action.

Le MOB était plus un mouvement qu’un parti et regroupait des militants venus d’horizons très différents, comme Yann Fouéré et Yann Poilvet. Il entendait réunir l’ensemble des bretons autour d’un projet fédéraliste et se proclamait apolitique. Dès sa fondation le MOB fut travaillé par de multiple contradictions, les éditoriaux alternant, selon les auteurs entre nationalisme, régionalisme ou gaullisme. En 1963, le départ de militants qui créeront l’UDB, Union Démocratique Bretonne, doit nous rappeler l’échec du MOB, mais aussi le fait que personne n’est propriétaire des voix des Bretons.

Aujourd’hui, les Fédéralistes, Réformateurs, Radicaux, Le Mouvement Populaire , Nouveau Centre , Gauche Moderne , Écologistes, MPF, CPNT, PCD, Progressistes, Gaullistes Bretons, tous unis au sein de la majorité présidentielle, sont ensemble avec Bernadette Malgorn pour construire Breizh.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN


44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

Construire Breizh

Filed under: Uncategorized — admin @ 2:51 am

La stratégie de l’Emsav (ou de ce qu’il en reste…) et des quelques partis ou formations politiques censés représenter le fédéralisme breton, s’est fondue dans celle du Parti Socialiste et de ses acolytes. Leur tactique est simple : «Donnez-nous quelques postes ou même un strapontin et nous venons”. Cela signifie que ces partis dits bretons sont prêts à soutenir le PS.

Ce n’est pas notre choix. Notre choix est de construire Breizh, dans l’Europe fédérale et dans le dialogue avec la France. Notre famille politique, c’est deux noms: fédéralisme breton et européen et autonomie de la Bretagne..

Notre réflexion, ce n’est pas l’acceptation du ralliement ou la disparition au sein d’une formation politique nationale, quelle qu’elle soit. Tous ceux qui accepteraient de se rallier aujourd’hui choisiront, de fait, de disparaître à brève échéance.

Nous n’irons pas aux régionales sous nos propres couleurs, parce que ce n’est pas notre vocation métapolitique. Mais parce que nous sommes fiers des valeurs bretonnes que nous portons: droiture et fidélité, nous estimons être dans notre rôle métapolitique en recommandant de soutenir la liste de Bernadette Malgorn, parce qu’elle respecte ces valeurs bretonnes et le pluralisme des idées. En même temps, nous appelons les Bretons à rester attentifs et à se rassembler autour de Bernadette Malgorn, non pas pour attendre un miracle, mais pour construire Breizh.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN


44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

December 6, 2009

Le Parti Breton participera à la liste « Nous te ferons Bretagne » conduite par Christian Troadec

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:15 pm

Source: http://www.agencebretagnepresse.com/

Et qui au final aura raison ? Le Drian, bien sûr ! Il mène bien son jeu, le bougre !

Sûr que si on rallie tous les Bretons tenants de la gauche et assimilés autour d’une vague idée autonomiste ou fédéraliste, Le Drian et le PS ont déjà gagné.

Personne n’oblige personne à faire ne serait-ce qu’un mini pas en avant vers le véritable fédéralisme, n’est-ce pas ?

Alors, tout le monde va être d’accord ?!

Et pour l’été prochain : bonnes vacances pour une Bretagne en voie de disparition …

Mais en attendant, faire une liste avec Le Troadec, ça au moins, ça aura de la classe. Vous imaginez les photos : j’y étais ! Suuuperrr!

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

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