
Le breton est plus enseigné et donc parlé aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été après 1945.
Pendant des siècles, c’était principalement un langage populaire. Il y avait beaucoup d’objections, principalement de factions politiques qui s’opposaient à ce que la langue bretonne soit utilisée par les Bretons (nous voyons qu’aujourd’hui encore, ce combat pour la langue bretonne mérite d’être livré).
Il faudra une personne, Roparz Hémon, au 20e siècle, pour que la question de la langue revienne sur le tapis. Roparzh Hemon, Louis Paul Némo de son vrai nom, fit vraiment avancer la cause de la langue bretonne comme langue unificatrice de la cause bretonne. Le gars s’est démené de façon incroyable pour moderniser la langue et pour l’imposer. Il a fait évoluer la langue, parfois de façon assez artificielle, créant beaucoup de néologismes pour que la langue s’adapte au 20e siècle. Agrégé d’anglais, il s’est consacré à partir de 1923 et jusqu’à sa mort à la défense de la langue bretonne et au combat pour lui donner une littérature qu’il rêvait à l’égal des autres littératures internationales.
Roparz Hemon n’était pas indifférent aux gens qui parlaient le breton populaire, bien au contraire. C’est auprès des employées de maison de ses parents qu’il reçut les rudiments du breton. Peu après la création de Gwalarn, il crée Kannadig Gwalarn, pour tout public, au breton plus simple et « comme on le parle à la campagne ».
Mais ce qui l’intéresse au premier chef, c’est l’éducation du peuple par sa propre langue. Toucher le peuple, et spécialement les enfants, est également le but de sa fondation/collection Brezoneg ar vugale, qui distribuait des livres en breton aux enfants.
Les points importants de cette histoire sont selon moi :
· Imposer la langue est un combat politique qui se gagne au sein de la population cible
· Il faut moderniser la langue et accepter qu’elle évolue pour s’adapter aux besoins de l’époque
· Il faut des « champions », qui soient prêt à publier, éduquer, écrire des dictionnaires, être sur place, etc.
· La renaissance d’une langue passe par les enfants
Et si l’on s’inspirait de l’exemple de Roparzh Hemon pour promouvoir notre vieille langue bretonne à Redon ?
Et si l’on oubliait très rapidement les attaques mesquines du groupe PS/Verts/UDB de la minorité redonnaise, sans pour autant pardonner la traîtrise de l’UDB ?
Et si les partis bretons et associations bretonnes se cotisaient pour payer cette signalétique bilingue à Redon?
Pour notre part, nous sommes d’accord pour apporter notre contribution technique et financière à la cause de la langue bretonne à Redon.
Pour BREIZH 2004
Le Président
Claude GUILLEMAIN

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Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.