Breizh-2004.org

March 31, 2009

Une révolte contre l’argent

Filed under: Uncategorized — admin @ 7:28 am

Les Français, c’est bien connu, sont très peu syndiqués, mais ils manifestent tout le temps. Tout de même, trois millions de personnes dans la rue, comme le 19 mars dernier, on n’avait pas vu cela depuis longtemps. Ces derniers temps, les Français ont beaucoup de raisons de protester. Ils manifestent contre les projets de réforme de l’école, du système de santé, du système des retraites, contre la montée du chômage, les délocalisations, les fermetures d’usines et la baisse du pouvoir d’achat. Mais aujourd’hui, et pour la première fois peut-être, ils manifestent avant tout contre le système de l’argent.

On leur avait dit il y a quelques mois qu’on ne pouvait pas satisfaire leurs revendications parce que « les caisses de l’Etat sont vides ». Après quoi, lorsque les premières conséquences de la crise financière mondiale se sont fait sentir, ils ont vu l’Etat sortir magiquement d’on ne sait où des milliards d’euros pour soutenir les banques les plus menacées. On leur a dit en même temps qu’avec la crise, des centaines de milliards d’euros ou de dollars sont partis en fumée – de sommes d’un montant tel que nul ne parvient même à réaliser à quoi elles correspondent. Aujourd’hui, ils constatent que leur situation personnelle se dégrade, tandis que les grandes entreprises cotées en Bourse voient globalement exploser leurs profits, mais en même temps multiplient les licenciements. Ils voient les banques utiliser l’argent que l’Etat leur a donné pour octroyer à leurs dirigeants des bonus, des primes exceptionnelles, des stock-options et des « parachutes doré ». Ils savent que certaines catégories de « people » (des sportifs aux acteurs de cinéma en passant par les présentateurs de télévision) gagnent chaque mois des sommes qui excèdent de plus de cent fois leurs salaires.

George Orwell faisait de la « décence commune » (common decency) l’apanage des classes populaires. La contraire de la décence commune, c’est l’indécence publique. L’étalage de l’argent chez les uns, la misère grandissante chez les autres, relève d’une indécence qui n’est plus acceptée. L’essayiste Alain-Gérard Slama disait récemment que l’on est passé d’une société de défiance à une société d’indifférence. Ce n’est pas vrai. La défiance est toujours là : jamais le rejet des élites par le peuple n’a été aussi fort qu’aujourd’hui. Mais l’indifférence a cédé la place à la colère : les Français n’en peuvent plus de vivre sous l’horizon de la fatalité. Ce n’est plus l’envie qui les meut, mais le dégoût.

Il y a des causes objectives à leur mécontentement. Avec 90 200 chômeurs de plus au mois de janvier, et 80 000 en février, ce sont 375 000 demandes d’emploi supplémentaires que l’on a enregistrés au cours des sept derniers mois. On atteindra sous peu les deux millions et demi de chômeurs (trois millions et demi en comptant les personnes exerçant une activité réduite).

En 2008, le patrimoine des Français a également baissé pour la première fois depuis trente ans. Les classes moyennes inférieures (dont le revenu mensuel est compris entre 1100 et 1750 euros) sont en voie de déclassement, ce qui veut dire que, contrairement à ce qui était la règle sous les « Trente Glorieuses », des individus occupent de plus en plus fréquemment un statut social inférieur à celui de leurs parents : dans la France des années 2000, un fils de cadre supérieur sur quatre et une fille sur trois sont employés ou exercent des emplois ouvriers. Pour compenser cette paupérisation relative, les ménages ont longtemps eu recours au crédit, ce qui aggravait leur endettement. Ils n’ont même plus cette possiblité aujourd’hui, puisque le crédit s’est évaporé.

Le poids des dépenses « contraintes » (logement, électricité, téléphone, etc.) ou « incontournables » (alimentation, transports, santé, éducation), par opposition aux dépenses non contraintes (loisirs, habillement, équipement ménager, épargne) a pratiquement doublé depuis 1979. Il représente désormais près de 90 % du budget des plus pauvres et, fait nouveau, 80 % du budget des classes moyennes. Quant au prix des loyers, il a augmenté plus vite que l’inflation (+ 3,4 % par an contre 2,3 %), dans le contexte d’une flambée de l’immobilier, alors qu’un Français sur deux gagne aujourd’hui moins de 1600 euros par mois.

Du fait de la fragilisation du salariat, du déclassement scolaire et de l’accélération des processus de mobilité sociale descendante, la « question sociale » ne se situe plus à la périphérie, mais au cœur même de la société. La crise financière s’est bel et bien transmise à l’économie réelle.

Fait remarquable : l’opposition ne bénéficie que très peu de cet immense ras-le-bol. Les socialistes sont en grande partie discrédités du fait de leurs querelles internes et de leur absence de programme. Le parti communiste est devenu un fantôme. Olivier Besancenot a acquis une audience médiatique qui le rend très populaire auprès des « bobos », mais son nouveau parti n’a pas atteint ses objectifs initiaux. Le facteur vitupère les « patrons », mais se garde bien de leur reprocher d’utiliser l’immigration comme une armée de réserve permettant de peser à la baisse sur les salaires. Toutes les enquêtes électorales montrent que les couches populaires, et plus encore les « déclassés », tendent aujourd’hui surtout à voter pour les partis populistes de droite. Mais en France, les souverainistes sont divisés et le FN en phase terminale.

Face à cette agitation qui lui fait peur, car il craint de la voir se radicaliser, Nicolas Sarkozy affirme vouloir « moraliser le capitalisme », c’est-à-dire lui assigner des limites. Mais comment pourrait-on assigner des limites à un système qui, par définition, n’en admet aucune ? « Le capital ressent toute limite comme une entrave », disait déjà Karl Marx. Le capitalisme se déploie dans l’illimité, et la loi du profit n’a qu’un mot d’ordre : « toujours plus ! » – l’éternel paradoxe étant que le capitalisme cherche à vendre toujours plus à des gens à qui il enlève de plus en plus les moyens d’acheter. Le « capitalisme moral » est un oxymore.

Ce n’est pas encore la grande rupture, mais on pourrait bien y arriver. La façon dont les dirigeants mondiaux persistent à faire comme si le système financier mondial était seulement victime d’une panne passagère montre qu’ils n’ont toujours pas compris le caractère systémique (et historique) de la crise – une crise qui, plus encore que financière ou bancaire, est une crise généralisée du régime d’accumulation du capital – ni la nécessité de mettre en place un autre sytème financier international (qu’il s’agisse d’un retour à l’étalon-or ou de la création d’une monnaie de réserve mondiale autre que le dollar, comme le demandent les Russes et les Chinois).

La crise partie des Etats-Unis a déjà plongé le monde dans la récession globale (au 4e trimestre de 2008, on a enregistré une contraction du produit intérieur brut de 6 % aux Etats-Unis et en Europe, de 8 % en Allemagne, de 12 % au Japon, de 20 % en Corée du Sud). Ce n’est pas fini. La récession a maintenant toutes chances de déboucher sur une quasi- dépression. Le système bancaire américain est d’ores et déjà devenu insolvable, dans un pays dont le redressement exigerait la baisse de la consommation, la hausse de l’épargne et la réduction de déficits monstrueux. Les destructions d’emplois se multiplient partout, entraînant des troubles politiques et sociaux qui ne vont pas cesser d’enfler. Parallèlement, on assiste à une chute du revenu, de la consommation, de la production industrielle, des exportations, des importations, de l’immobilier et de l’investissement. Et l’hyperinflation menace.
Mais les dirigeants mondiaux se comportent plus que jamais en pompiers pyromanes. A la veille du sommet du G20, prévu pour se tenir à Londres le 2 avril, on les a vu condamner à qui mieux mieux le « protectionnisme », tandis que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, affirmait qu’« il ne faut surtout pas renoncer à la mondialisation ». Dans de telles conditions, la « nouvelle architecture financière globale » qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont appelée de leurs vœux n’est pas près de se mettre en place. Les Etats-Unis, qui cherchent à faire adopter un « plan de relance » consistant à faire partager au reste du monde le fardeau de l’enorme dette qu’ils ont accumulée, s’opposeront à toute nouvelle régulation. Le système mondial continuera à dépendre du cœur financier américain. Et le « capitalisme de basse pression salariale » (Frédéric Lordon) continuera d’écraser les travailleurs sous la double contrainte de la pression concurrentielle et de la pression actionnariale, avec comme seule possibilité pour eux de « s’en sortir » de travailler plus (sans revalorisation de l’unité de temps travaillée !) ou de s’endetter encore plus.

Certains observateurs prévoient à partir de la fin de cette année une rupture du système monétaire mondial qui entraînera l’effondrement du dollar et pourrait même aboutir à terme à une véritable dislocation géopolitique mondiale.

Alain de Benoist

March 30, 2009

Nominoë, François II, Anne de Bretagne

Filed under: Uncategorized — admin @ 3:47 am

Qui a intérêt à véhiculer le mensonge concernant la séparation de la Loire Atlantique de la Bretagne ?

Cette assertion, coutumière des fidèles du Parti Socialiste, de l’UDB et de leurs comparses est historiquement fausse.

La proposition du chef de l’Etat Nicolas Sarkozy devant l’assemblée générale des maires de France, fin novembre 2008, a réveillé la fibre républicaine qui vibre dans chacun de nos élus, surtout quand il s’agit de leur siège, mais non, disons-le pour la énième fois, le Maréchal Pétain n’est pas responsable de l’exil de Nantes hors de la Bretagne !

Il est temps de rétablir la vérité historique en ce qui concerne Pétain et la Bretagne.

Le Maréchal Pétain et l’Amiral Darlan se sont contentés de signer la nomination de préfets (30 juin 1941) dans ces régions «  groupements économiques régionaux » dites « CLEMENTEL » existant depuis 1919. La responsabilité de ce découpage contre nature revient au ministre du Commerce du gouvernement Raymond Poincaré ( 25 avril 1919) qui amputa délibérément le Duché de Bretagne de son département de Loire Inférieure devenue depuis Loire Atlantique.

Et c’est à la demande des Chambres de Commerce pour des raisons économiques, et avec l’appui du maire et du conseil municipal de Nantes, qu’un décret-loi du 14 juin 1938 confirma cette amputation sous la Présidence du radical-socialiste, signataire des Accords de Munich, Edouard Daladier.

Le gouvernement de Vichy entérina le découpage Clémentel, le gouvernement  de De Gaulle à la Libération de 1945  confirmant une «déchirure» que les programmes d’action régionaux de 1955, les CODER (comités de développement économique) de 1964, puis les EPR (établissements publics régionaux) de 1972 et enfin les lois de décentralisation de Gaston Defferre sous Mitterrand en 1982 ne tentèrent jamais de réparer.

C’est donc aux héritiers de tous ces gouvernements socialistes ou apparentés que les tenants de l’intégralité de la Bretagne et les fédéralistes doivent aujourd’hui demander des comptes. Il faut désormais les contraindre à un REFERENDUM pour effacer ces scandaleuses absurdités qui, tant en Bretagne qu’en Normandie, doivent faire se retourner dans leurs tombes les Nominoë, François II, Anne de Bretagne, qui au nom de la réalité charnelle de la Bretagne s’élevèrent toute leur vie contre l’oppression française et ses dépeçages administratifs.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

http://www.breizh-2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

March 28, 2009

Communiqué de Breizh 2004: Un langage de vérité

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:47 am

Sans artifices, sans vaines promesses, sans démagogie, Nicolas Sarkozy s’est engagé sur la voie des réformes et a su dialoguer avec les acteurs de la vie sociale, économique et politique de France et d’Europe.

Les Régions ont besoin de ce dialogue et ont surtout besoin que leurs élus reconnaissent “le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes” et leur aspiration à construire une Europe fédérale, une Europe des peuples et des régions.

La Bretagne, traditionnel ancrage du pré carré gaulliste et centriste, a été particulièrement bien traitée politiquement, économiquement et administrativement, puisqu’elle est en passe de retrouver son intégrité. Idem pour la Normandie qui, comme la Bretagne, va réunir ses membres dispersés par le jacobinisme.

Comme ce renouveau se situe dans la perspective d’une Europe unie et renforcée, ces Régions deviennent des membres à part entière de la communauté européenne et non plus des colonies de l’état français, pillées, dépecées, spoliées, par les prédateurs jacobins.

Nicolas Sarkozy a tenu à ses interlocuteurs un langage de vérité qui tranche avec le paternalisme jacobin de mise avec ses prédécesseurs, dont toute la politique tenait en un seul mot: “muselons les provinces” !

Nicoles Sarkozy est-il, pour autant régionaliste, autonomiste, fédéraliste? Non, il est simplement pragmatique et très “business oriented” comme disent les Anglo-Saxons. Le sentimentalisme, comme il l’a laissé entendre lui-même, n’est plus à l’ordre du jour. L’état français et les régions sont désormais engagées dans une logique «gagnant-gagnant», dans un environnement européen de démocratie et de stabilité.

À condition, bien sûr, que les partenaires institutionnels et politiques soient d’accord, ce qui, de prime abord, paraît probable. Faut-il, dans ce cas, donner un écho aux états d’âme d’hommes politiques qui, tout en se reconnaissant membres de l’UMP et donc de la majorité du président Sarkozy, ne manquent pas une occasion de le critiquer et de s’en démarquer? Nous ne pensons pas nécessaire d’épiloguer, car on verrait alors que ces hommes politiques ont volontairement limité leur audience et leur avenir, en délaissant quelque peu leurs responsabilités régionales et européennes au profit de l’électoralisme local.

Désormais, l’état français et le chef de l’état constatent, en simples spectateurs, les manoeuvres électoralistes de ces élus en régions, qui tentent de prolonger leurs mandats, au-delà même des aspirations profondes des électeurs.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

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Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

Proudhon, penseur anarcho-capitaliste ?

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:30 am

LE MONDE DES LIVRES | 12.02.09 | 11h48

Maître de conférences à l’université Paris-I, Vincent Valentin publie une anthologie de textes signés Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), intitulée “Liberté, partout et toujours” (Les Belles Lettres, 368 p., 27 €). Entretien.

Cette anthologie de Proudhon paraît dans une collection baptisée “Bibliothèque de la liberté”. Le père de l’anarchisme y côtoie Benjamin Constant ou Friedrich A. Hayek. Peut-on vraiment présenter Proudhon comme un penseur “libéral” ?
Proudhon partage avec la pensée libérale une série de principes qui lui permettent d’organiser l’anarchie : la concurrence, la propriété privée, le contrat, le fédéralisme et, plus que tout, le refus de voir la société prise en charge par l’Etat. En même temps, il reste un socialiste, et ce qui le distingue des libéraux classiques, qu’il appelle “les économistes de l’école anglaise”, c’est qu’il veut agir directement sur la situation des classes ouvrières, autrement que par les seules vertus du marché. Aux libéraux, il reproche de se satisfaire d’une répartition du capital qui est le résultat de siècles d’exploitation, et qui ne correspond à aucun principe de justice. C’est le sens de sa célèbre formule : “La propriété, c’est le vol.” Aux socialistes, il reproche de ne penser le progrès social que par les moyens liberticides de l’Etat.
Ainsi Proudhon élabore-t-il un socialisme sans Etat et un libéralisme pour les pauvres. D’un côté, il veut utiliser les moyens libéraux, à commencer par la propriété privée, pour émanciper la classe ouvrière. D’un autre côté, contre le libéralisme classique, il éprouve une méfiance totale à l’égard de la politique. Pour lui, la démocratie représentative est une façon perverse de renforcer le pouvoir de l’Etat.
A vous lire, l’autogestion telle que Proudhon la pense aurait plus d’un trait commun avec les conceptions de certains “libertariens” ou “anarcho-capitalist es”, comme par exemple Robert Nozick (1938-2002). Comment expliquer cette convergence ?
Les plus anarchistes des libéraux contemporains tentent eux aussi d’organiser la société sans Etat. Du coup, ils sont obligés de penser le versant positif de la liberté, et non plus seulement le versant négatif, comme l’essentiel du libéralisme classique. Une fois qu’on est délivré de la menace démocratique, c’est-à-dire de la domination de la majorité, alors il est possible d’imaginer un nouvel ordre social en rupture avec la tradition, qui permette d’envisager l’émancipation des plus pauvres, mais cette fois sur la base d’un contrat.
Dans cette perspective, autogestion et autorégulation se rejoignent. Dans les deux cas, la société civile s’organise de façon non hiérarchique : par la forme du contrat, on réintroduit de la politique, laquelle s’exprime, chez Proudhon, dans la commune et la fédération, et, chez les actuels anarcho-capitaliste s, soit à travers le choix d’une agence de droit et de protection privée, soit par l’adhésion à une des communautés qui forment ce que Nozick nomme un “canevas d’utopie”.
N’y a-t-il pas un paradoxe supplémentaire à lire Proudhon comme un théoricien “libéral”, alors qu’il tenait par ailleurs, sur certains problèmes sociaux, et notamment sur la question de la famille ou des femmes, des positions très autoritaires ?
Proudhon incarne effectivement ce paradoxe : il est totalement libre et innovateur sur les plans économique et politique, et totalement soumis aux préjugés les plus éculés sur la question des femmes (ou, marginalement, des juifs). En effet, il considère que la femme est faite pour la soumission à l’homme, qu’elle trouve là son bonheur. On peut expliquer ce paradoxe par le fait que Proudhon voit dans la famille la cellule de base de l’anarchie, et qu’il veut la préserver d’une dissolution à laquelle pourrait conduire la de libération des moeurs. D’une façon générale, Proudhon entend bien libérer les hommes de la soumission à l’autorité de l’Etat davantage que des pesanteurs de la sphère privée. Cet ordre de priorité le rattache encore une fois au libéralisme.
Propos recueillis par Jean Birnbaum

March 24, 2009

Breizh 2004 soutient Hervé Novelli

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:57 am

Breizh 2004 assure Hervé Novelli de son entier soutien.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

Hervé Novelli poursuit France 3 en diffamation pour un reportage

March 18, 2009

Communiqué du Parti Libéral Démocrate

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:23 am

Les collectivités locales doivent aussi se réformer

La crise frappe durement ceux qui ont trop vécu à crédit. C’est le cas des collectivités locales qui ont augmenté leurs dépenses de 30 % ces dix dernières années. Les Français vont bientôt en payer la facture avec les fortes hausses de taxes locales qui les attendent. Soyons réalistes, les collectivités territoriales ne rompront pas avec la tentation de dépenser au-delà de leurs moyens sans réforme de leur structure. En marquant une volonté de simplification du « mille-feuille » administratif, le rapport Balladur va dans le bon sens. Mais il reste bien trop modeste, et il ne résistera pas à l’édulcoration probable par les parlementaires. Il est nécessaire d’aller plus loin en supprimant au moins l’un des six niveaux de collectivités locales, en confiant au secteur privé des compétences qu’il peut très bien assurer et en consacrant l’autonomie fiscale de chaque échelon.

La décentralisation inachevée a donné naissance à un empilement de responsabilités croisées et mal délimitées. Elle a ainsi favorisé la multiplication des dépenses inutiles ou redondantes. Résultat, le nombre d’agents territoriaux a augmenté de 500.000 pour atteindre 1.8 millions de personnes. Pesant 11 % du PIB, la dépense totale des administrations publiques locales dépassera les 210 milliards d’euros cette année. Leur endettement, à près de 105 milliards d’euros, atteint un niveau inquiétant. La baisse importante des recettes fiscales locales va placer un certain nombre d’entre elles en difficulté. Au moment où l’inquiétude grandit autour du pouvoir d’achat, le portefeuille du contribuable va être largement sollicité pour payer la facture de cette irresponsabilité dépensière. Les mesures ponctuelles de diminution de la dépense des collectivités locales doivent donc être complétées par des mesures structurelles.

Nous proposons la fusion des départements avec les régions dans un premier temps. L’attribution des compétences doit alors être exclusive à chacun des échelons restants pour stopper la mutualisation qui favorise la multiplication des dépenses. En confiant au secteur concurrentiel les compétences que le secteur privé sait gérer, les structures communales pourraient alors reprendre l’essentiel des compétences restantes des cantons et des régions. Un tel changement exigerait alors que les communes disposent d’une pleine autonomie fiscale et d’une souplesse d’association intercommunale bien plus grande qu’aujourd’hui pour lancer des projets d’envergure. Seules ces réformes de structure peuvent inciter les collectivités territoriales à davantage de responsabilité dans la dépense.

March 17, 2009

Nantes en Bretagne : Jean-Marc Ayrault dit non !

Filed under: Uncategorized — admin @ 10:00 am

Nantes en Bretagne : Jean-Marc Ayrault dit non !

Ouest-France‎Il y a 2 heures‎
Il n’est pas certain que la dimension soit « la vraie raison » des défenseurs d’une Bretagne réunifiée. « Si c’est une question d’identité,


Ayrault dit non à la réunification de la Bretagne? Il réclame un référendum ?

Voilà, c’est fait !

http://www.expression-publique.com/expression-publique/resultat.php?type=r&id=terr1


Sur Expression Publique, 3087 personnes de sont exprimées. Et voici les résultats (provisoires)

Question 29 : Jugeriez-vous souhaitable ou pas souhaitable chacun des regroupements suivants envisagés entre collectivités ?

Le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne
Souhaitable
64 %
Pas souhaitable
23 %
Sans opinion
11 %
Non réponse
Claude Guillemain
BREIZH 2004
http://www.breizh-2004.org/


March 16, 2009

Sondages et attitude du PS face à la question de la réunification de la Bretagne

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:56 am

Selon un sondage publié par Choletblog, 64% des personnes interrogées sont favorables au rattachement de la Loire Atlantique à la région Bretagne
http://www.choletblog.fr/rattachement-de-la-loire-atlantique-a-la-region-bretagne-6276/

Par ailleurs, les membres de la commission permanente de l’association Bretagne Réunie, qui milite depuis 50 ans pour la réunification, ont, selon les mots de Yves Lainé, « envoyé au cimetière des sondages, incohérents, nuls et non avenus », le dernier sondage IFOP - Ouest-France. L’absence de « sans opinions » et diverses autres fautes de procédure ont été dénoncées par plusieurs intervenants. Jean-Yves Bourriau a parlé de « coup de pied d’âne ». À « ceux qui ont pu penser que ce sondage était un acte de décès de Bretagne Réunie », Pierre-Yves Le Rhun a remis les chiffres en place affirmant haut et fort que le nombre des partisans de la réunification, en aucun cas et d’aucune manière, ne pouvait descendre de 60 % en quelques années.

Cette absence de crédibilité du quotidien Ouest France a été soulignée par de nombreuses personnes, dont les membres de cette liste.

Dans le même temps, le PS, dont la responsabilité est immense dans le blocage de la réunification pendant des décennies, ( voir l’attitude de Jean-Marc Ayrault qui a tenté de faire effacer du rapport ”Balladur” la réunification de la Bretagne, http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14255 )
tente aujourd’hui de se refaire une vertu en pratiquant le vieux truc que Cocteau avait mis dans la bouche de Talleyrand sous la forme : “Puisque ces évènements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs.” et se montrent aujourd’hui enthousiastes pour le rapport Balladur, après avoir brocardé les déclarations de Nicolas Sarkozy: “Ecoutez, je vais prendre un autre exemple, et tant pis, la barbe si… La Bretagne… Quatre départements magnifiques… Mais quand je vais à Nantes… Magnifique…On me dit : “Ici, on est dans la capitale de la Bretagne”. Ah bon ? Mais on est en Pays de Loire.”

Relire http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=46

Les Bretons ne croient pas que les socialistes puissent apporter des réponses, crédibles et sérieuses, à la question de la réunification de la Bretagne.

C’est bien la preuve, s’il en était besoin, que les Bretons qui comprennent les enjeux de la réunification ne considèrent plus les socialistes comme parti d’opposition principal mais comme une somme d’individualités murées dans leurs seuls intérêts égoïstes.

Le PS est aujourd’hui un parti sans projet. Il est toujours dans l’incapacité de proposer une réponse alternative permettant d’ouvrir des débats clairs et honnêtes sur l’avenir et les préoccupations des bretons.

Cette absence de crédibilité socialiste devrait conduire ses dirigeants à plus de responsabilité et BREIZH 2004 les invite à mieux consacrer leur temps à travailler plutôt qu’à dénigrer en permanence ce que font les autres et à rejeter la faute sur les autres.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

http://www.breizh-2004.org


March 12, 2009

Raison sociale de BREIZH 2004 (mars 2009)

Filed under: Uncategorized — admin @ 2:55 pm
Pendant que les partis politiques préparent leurs candidats en vue de recueillir les suffrages de la population en 2009, BREIZH 2004 souhaite expliquer sa démarche et ses propositions.

Les axes principaux de notre démarche sont au nombre de sept :

1) une nette prise de position en faveur du fédéralisme intégral selon Alain de Benoist , fondé sur le principe de subsidiarité et la généralisation, à partir de la base, des pratiques de la démocratie participative.

Notre objectif c’est bien l’Europe des Peuples (et pas forcément l’Europe des régions administratives actuelles), éventuellement en passant par un stade intermédiaire (transformation des états nations en Fédérations au sein d’une Confédération européenne).

Nous sommes en faveur du point de vue de Denis de Rougemont , de Olier Mordrel et de Yann Ber Kalloc’h, de Yann Fouéré, de Morvan Lebesque, de Proudhon et des idées personnalistes d’Althusius, qui mettent l’accent sur un fédéralisme ayant pour base des communautés de taille réduite. Nous estimons que le développement de la culture européenne se fait et se fera sous forme d’un réseau articulé autour de pôles urbains. Nous reconnaissons et soutenons l’émergence d’un régionalisme non teinté de nationalisme et critiquons l’État centralisé et le jacobinisme.
Le problème à résoudre vis-à-vis des différentes propositions de fédéralisme et de gouvernement local qui naissent aujourd’hui ici et là, est sans doute celui de comprendre lesquelles proposent un réel fédéralisme et lesquelles ne proposent qu’une décentralisation ou une tendance à la sécession. Notre vision du fédéralisme encourage l’initiative de la base au niveau local avec pour but la construction d’une fédération de pouvoirs respectueux du principe de subsidiarité, capable de remplacer la société étatique et verticale par un réseau de pays et Régions fédérés.

2) la lutte en faveur de l’autonomie locale et régionale.

3) la critique de l’indépendantisme gauchiste (ou de l’ethnocentrisme) en tant que catégories relevant l’une et l’autre de la métaphysique de la subjectivité.

4) la critique du système des partis, qui engendre une compétition féroce, alors que les partis traditionnels sont de toute évidence impuissants, en Bretagne comme en France, tout comme les gouvernements d’ailleurs, à faire face aux problèmes actuels. Nous croyons plus en la dynamique des associations.

5) un soutien à une pratique maîtrisée du libéralisme. BREIZH 2004 n’envisage ni l’abolition de la propriété ni la disparition du politique, et préconise la réalisation de l’équilibre social par l’équilibre des contraires et des pouvoirs, dans le respect éminent du droit et des contrats

La raison sociale de BREIZH 2004 réside en définitive dans une structure démocratique participative de contre-pouvoirs, proposée à tous ceux qui veulent trouver des solutions alternatives aux problèmes sociaux, dans une économie libérale, une société équitable et un système politique fédéraliste. Nous savons ce qu’il faut penser de l’égalitarisme “à la Française” qui a un goût de “je ne veux voir qu’une tête”. Nous parlons plutôt d’Équité que d’une Égalité mathématique, autant théorique qu’indûment présentée comme objective. Notre ambition est d’exprimer les idées d’une France qui fait le pari de l’ambition et de la confiance afin de sortir de l’impasse à laquelle a mené la nomenklatura d’hier et d’aujourd’hui.

6) la promotion de la liberté dans tous les domaines (liberté personnelles ET économiques), ainsi que la responsabilité des individus résultant naturellement de leurs libres choix.

7) la réduction de l’état français au minimum nécessaire pour lui faire assumer ses responsabilités envers l’Union Européenne.

Dans notre histoire, le rapport des Français à la société, celui de l’individuel au collectif ou bien du privé au public ont passé par l’État comme médiateur indispensable. L’égalité, dont Tocqueville fait le moteur de toute la modernité, a été, en France, la valeur cardinale dont l’État administratif s’est chargé : contre les intérêts particuliers, contre le « fédéralisme », contre les prétentions religieuses qui ont failli ruiner le pays.

Cette vision de l’État défenseur de l’intérêt général et de l’égalité grâce à ses capacités d’administrateur a été le bien commun de la droite et de la gauche. Cette vision explique aussi les tensions entre l’État à la française et deux formes du libéralisme : le constitutionnalisme, d’une part, le pluralisme associatif et l’autonomie de la société civile, d’autre part. Tous nos choix actuels gagnent à être éclairés par cette histoire qui plonge dans le passé, mais qui est encore vivante et agissante.

BREIZH 2004 n’est pas une organisation liée à un parti. Nous ne prenons parti pour personne et nous ne présenterons de candidats aux diverses élections que si un groupe suffisant de personnes se retrouve autour des concepts énoncés ci-dessus.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

http://www.breizh-2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

March 10, 2009

Remerciements à Nelly Maes

Filed under: Uncategorized — admin @ 1:58 pm

Merci Nelly, d’avoir soutenu les Bretons de Bruxelles et d’avoir ainsi permis la création du RBE, Réseau des Bretons de l’Etranger, et de BREIZH 2004, Mouvement fédéraliste breton et européen.

Voici ce qu’écrivait Nelly à notre intention:

Le temps d’une immigration bretonne vers Paris, immigration de pauvre gens, souvent vécue douloureusement est bien révolu. Ceux-là quittaient un pays ruiné et méprisé par un pouvoir lointain et souvent injuste. Leur rôle dans ce lieu de pouvoir était négligeable, simple force de travail bon marché, vivant et survivant au prix de l’oubli de soi et de son pays.

Désormais, la donne a changé. Les Bretons de Bruxelles viennent d’un pays riche, et cette diaspora est une diaspora d’entrepreneurs, le dynamisme de la jeune Union des Bretons de Belgique est là pour en témoigner. Décidés à travailler pour leur pays, dans ce nouveau centre de pouvoir qu’est Bruxelles, c’est cette fois un rôle d’ambassadeurs, un rôle actif, chacun à son niveau et dans son secteur, qu’ils peuvent désormais assumer. Fiers de l’avenir qu’ils construisent pour la Bretagne, conscients de leur passé, éloignés des carcans et des tabous politiques ou idéologiques d’un Etat qui n’a jamais vraiment compris ou pris en compte leur spécificité, les Bretons de cet annuaire s’engagent à mettre en valeur leur pays, tant au plan
économique qu’intellectuel auprès de leurs amis européens.

Ils s’engagent à mettre en place un lien actif entre les Bretons de Bretagne, de Clisson à Brest, et ceux dit de l’”extérieur”. A renforcer les liens avec les 5 millions de Bretons du monde. La Bretagne pour eux, n’est pas un mot creux ou la nostalgie d’un lieu de vacances : c’est un lieu de solidarité, de solidarité sociale, économique, intellectuelle, entre Bretons sûrs de ce qu’ils sont et de ce qu’ils ne veulent plus jamais être.

Leur chance, peut-être, est également d’être à Bruxelles, au cœur ou autour des institutions européennes, à la fois tribune et enjeu pour la Bretagne.
L’occasion d’échanger avec l’Europe entière ses vues, ses idées, d’apprendre à connaître d’autres formes d’Etat, d’autres formes de démocratie. Vivant dans une ville bilingue, dans un Etat fédéral, remettant souvent son rôle et sa structure en question, ces Bretons ont la pensée libre.

Mais c’est également une chance pour l’Europe que de vous avoir parmi nous.

La vivacité de ses cultures et de ses langues millénaires enrichiront le projet européen.

Car l’Europe c’est d’abord ses gens, son bouillonnement culturel et intellectuel, sa diversité.

La présence au coeur de l’Europe d’associations comme la vôtre contribuera aux échanges, à l’enrichissement mutuel, bref, au développement du modèle de société qui est le nôtre.

L’aide qu’ils peuvent apporter pour cette Bretagne que je connais et que j’aime, est cruciale. Je souhaite à cet annuaire la diffusion la plus grande, et à l’Union des Bretons de Belgique de continuer à se développer et à jouer le rôle moteur qu’elle a désormais dans la reconstruction de leur pays.

Mevr. Nelly MAES
Député au Parlement Européen

Vice-Président du Groupe Verts /Alliance Libre Européenne

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