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February 17, 2009

Supprimer les partis politiques ?

Filed under: Uncategorized — admin @ 2:39 pm

Le parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective. Il est construit pour exercer une pression collective. Sa finalité, c’est sa propre croissance ; le parti devient sa propre fin: il doit toujours croître pour atteindre une majorité ; il s’agit pour cela de persuader par la propagande, par une sorte de dressage du peuple, que seule la position du parti exprime la vérité. C’est pour cela que « tout parti est totalitaire en germe et en aspiration » Chaque député se détermine en tant que socialiste, en tant que conservateur, et à la fin tout y devient relatif. « S’il n’y a pas de vérité, il est légitime de penser de telle ou telle manière. »

L’existence des partis rend impossible toute intervention hors des partis. Parler de doctrine d’un parti n’a aucun sens : une collectivité n’en a jamais, dit-elle. Elle va jusqu’à donner l’exemple des religions, où le terme de doctrine exprime la Vérité. Cette appréciation de S.Weil appelle évidemment quelque nuance.

Lire le texte complet en cliquant ici : Supprimer les partis politiques ?

February 16, 2009

Proudhon, penseur anarcho-capitaliste ?

Filed under: Uncategorized — admin @ 1:08 am

LE MONDE DES LIVRES | 12.02.09 | 11h48

Maître de conférences à l’université Paris-I, Vincent Valentin publie une anthologie de textes signés Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), intitulée “Liberté, partout et toujours” (Les Belles Lettres, 368 p., 27 €). Entretien.

Cette anthologie de Proudhon paraît dans une collection baptisée “Bibliothèque de la liberté”. Le père de l’anarchisme y côtoie Benjamin Constant ou Friedrich A. Hayek. Peut-on vraiment présenter Proudhon comme un penseur “libéral” ?
 
Proudhon partage avec la pensée libérale une série de principes qui lui permettent d’organiser l’anarchie : la concurrence, la propriété privée, le contrat, le fédéralisme et, plus que tout, le refus de voir la société prise en charge par l’Etat. En même temps, il reste un socialiste, et ce qui le distingue des libéraux classiques, qu’il appelle “les économistes de l’école anglaise”, c’est qu’il veut agir directement sur la situation des classes ouvrières, autrement que par les seules vertus du marché. Aux libéraux, il reproche de se satisfaire d’une répartition du capital qui est le résultat de siècles d’exploitation, et qui ne correspond à aucun principe de justice. C’est le sens de sa célèbre formule : “La propriété, c’est le vol.” Aux socialistes, il reproche de ne penser le progrès social que par les moyens liberticides de l’Etat.
 
Ainsi Proudhon élabore-t-il un socialisme sans Etat et un libéralisme pour les pauvres. D’un côté, il veut utiliser les moyens libéraux, à commencer par la propriété privée, pour émanciper la classe ouvrière. D’un autre côté, contre le libéralisme classique, il éprouve une méfiance totale à l’égard de la politique. Pour lui, la démocratie représentative est une façon perverse de renforcer le pouvoir de l’Etat.
 
A vous lire, l’autogestion telle que Proudhon la pense aurait plus d’un trait commun avec les conceptions de certains “libertariens” ou “anarcho-capitalist es”, comme par exemple Robert Nozick (1938-2002). Comment expliquer cette convergence ?
 
Les plus anarchistes des libéraux contemporains tentent eux aussi d’organiser la société sans Etat. Du coup, ils sont obligés de penser le versant positif de la liberté, et non plus seulement le versant négatif, comme l’essentiel du libéralisme classique. Une fois qu’on est délivré de la menace démocratique, c’est-à-dire de la domination de la majorité, alors il est possible d’imaginer un nouvel ordre social en rupture avec la tradition, qui permette d’envisager l’émancipation des plus pauvres, mais cette fois sur la base d’un contrat.
Dans cette perspective, autogestion et autorégulation se rejoignent. Dans les deux cas, la société civile s’organise de façon non hiérarchique : par la forme du contrat, on réintroduit de la politique, laquelle s’exprime, chez Proudhon, dans la commune et la fédération, et, chez les actuels anarcho-capitaliste s, soit à travers le choix d’une agence de droit et de protection privée, soit par l’adhésion à une des communautés qui forment ce que Nozick nomme un “canevas d’utopie”.
 
N’y a-t-il pas un paradoxe supplémentaire à lire Proudhon comme un théoricien “libéral”, alors qu’il tenait par ailleurs, sur certains problèmes sociaux, et notamment sur la question de la famille ou des femmes, des positions très autoritaires ?
 
Proudhon incarne effectivement ce paradoxe : il est totalement libre et innovateur sur les plans économique et politique, et totalement soumis aux préjugés les plus éculés sur la question des femmes (ou, marginalement, des juifs). En effet, il considère que la femme est faite pour la soumission à l’homme, qu’elle trouve là son bonheur. On peut expliquer ce paradoxe par le fait que Proudhon voit dans la famille la cellule de base de l’anarchie, et qu’il veut la préserver d’une dissolution à laquelle pourrait conduire la de libération des moeurs. D’une façon générale, Proudhon entend bien libérer les hommes de la soumission à l’autorité de l’Etat davantage que des pesanteurs de la sphère privée. Cet ordre de priorité le rattache encore une fois au libéralisme.
 
Propos recueillis par Jean Birnbaum

February 5, 2009

Littoral breton. Alerte au «grand dérangement»

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:08 am

La Bretagne s’apprête à accueillir 600.000habitants d’ici vingt ans. Faut-il s’en réjouir? Oui, si l’afflux de retraités sur le littoral ne détruit pas les équilibres locaux, répondent des géographes dans «Un autre littoral» (*).

La Bretagne côtière évolue à grands pas vers une «activité uniformisante et socialement destructrice de la villégiature», commente Yves Lebahy, professeur agrégé de géographie à l’Université de Bretagne Sud. «Tous les acteurs n’ont pas conscience de l’ampleur des mutations engagées», poursuit-il, en évoquant le grand chambardement que vit aujourd’hui la région. Et pas seulement sur la côte: «Toute la Bretagne est dérangée par les comportements de populations essentiellement extérieures».

Plus de constructions que sur la Côte d’Azur

Yves Lebahy ne le nie pas: il est flatteur pour les Bretons de voir leur pays apprécié. Mais cette attractivité concerne essentiellement une bande côtière, à moins de 20km de la mer. «Le littoral de Bretagne concentre le tiers des surfaces construites sur le littoral français, c’est plus que la Côte d’Azur», remarque-t-il. «Celui du Morbihan supporte à lui seul 10% du total national bâti, un record! Et sur les 110.000 logements construits entre2005 et2007, 35% sont des résidences secondaires», constate le géographe. 86% d’entre elles ont été bâties sur le littoral (47% pour le seul Morbihan!). Et sur le marché de l’ancien, elles représentent 35% des transactions.

Record d’Europe d’augmentation des prix

Premier résultat: la densité de population atteint 250habitants au km² sur la zone côtière, mais chute à 60 à l’intérieur des terres. Deuxième impact:les prix de l’immobilier flambent à des niveaux que seuls peuvent suivre les acheteurs à fort revenu. Là aussi, le littoral breton détient le record - d’Europe cette fois - pour la croissance du coût du foncier. Troisième conséquence: jeunes, ouvriers, employés n’ont plus leur place et doivent migrer vers l’intérieur des terres pour laisser la place aux plus riches et plus âgés. Et l’économie de production déserte ces terres convoitées au profit d’une économie de services aux particuliers. «C’est toute une société qui est bousculée, qui vit des ségrégations sociales, générationnelles et d’activités», analyse Yves Lebahy en évoquant aussi les mutations culturelles, l’altération des paysages et les perturbations environnementales. Victime de son attractivité, la côte bretonne serait en train de détruire les atouts qui font son succès. «C’est l’impasse, il faut réagir!».

Une alerte aux politiques

Comment réagir, et qui doit le faire? Pour les géographes de Bretagne, il est urgent de limiter l’étalement urbain, d’imaginer un modèle architectural régional novateur, de préserver l’agriculture, la pêche et les activités qui sont liées, de valoriser les économies portuaires et de modérer les activités de loisirs, consommatrices d’espace. Leur livre est bien sûr une alerte en direction des politiques, une invitation à agir vite, et un guide des actions à mener.

* «Bretagne, un autre littoral», ouvrage collectif de l’association des géographes de Bretagne (huit coauteurs), éditions Apogée, 17 €.

February 4, 2009

Joseph Lec’hvien

Filed under: Uncategorized — admin @ 6:41 am

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Joseph Lec’hvien est né à Ploubazlanec (Goëlo) en 1919 dans une famille paysanne catholique. Il entre à l’école primaire chez les Frères à Tréguier, puis à Lannion à l’Institution Saint-Joseph. Il poursuit ses études de théologie au Grand Séminaire de Saint-Brieuc.

Directeur de l’école Saint-Pierre (aujourd’hui le collège de Diwan) à Plésidy de 1945 à 1970, il a été très longtemps recteur de Kergrist-Moëlou et de Trémargat. Joseph Lec’hvien, en plus de ses fonctions de recteur de Kergrist-Moëlou, fut aussi un des piliers de l’Union Sportive Kergristoise et a très souvent rempli les fonctions d’arbitre de champ ou de touche sur le terrain de football de Kermablouz.

Il a travaillé avec plusieurs prêtres, dont l’abbé Pierre Le Gall, à la traduction et la publication en breton de la Bible (Ancien Testament) à partir du texte original en hébreu. Il anima aussi avec Pierre Le Gall les éditions An Tour Tan [1], consacrées surtout à l’édition de textes religieux.

Il a également traduit le catéchisme de l’Église catholique (1992) dans son intégralité, largement participé à l’élaboration du Missel interdiocésain en langue bretonne, traduit des vies de saint bretons, le Propre du diocèse de St-Brieuc et Tréguier en 2007.

Il a reçu le Prix Xavier de Langlais en 1988 pour sa traduction de la bible. En 1996, toujours pour sa traduction de la Bible (Ancien Testament), il est décoré de l’ordre de l’Hermine (créé en 1381) avec André Lavanant, Pierre Le Treut et Rita Morgan Williams. Il est actuellement en retraite active à Tréguier (Foyer Gwazh Mikael).

February 2, 2009

Heureusement, il nous reste l’évangile…

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:55 pm

Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie de croyant, j’ai du mal à suivre le raisonnement du pape et je réagis négativement.

Dites-moi, si vous le savez, pourquoi le Pape a-t-il préféré réintégrer 4 évêques intégristes excommuniés plutôt que les millions de divorcé(e)s remarié(e)s, qui, comme moi, ont été excommunié(e)s un beau jour de leur vie pour avoir simplement aimé quelqu’un d’autre?

Dites-moi, si vous le savez, pourquoi le pape Benoît XVI a choisi de mettre fin à l’excommunication qui touchait les quatre évêques schismatiques ordonnés par Mgr Lefèvre. A la rigueur, je comprendrais que le pape se montre « sensible, comme le serait un père, au malaise spirituel manifesté par les intéressés à cause de la sanction d’excommunication ». Il ne m’appartient pas d’en juger. Mais est-ce que le pape s’est penché sur le malaise profond des divorcé(e)s remarié(e)s?

Il me serait facile, et sans démagogie aucune, de mettre en balance le sort réservé à Mgr Williamson, négationniste affiché qu’on vient de rétablir dans la communion de l’Eglise, et celui des paroissiens de base, comme moi, qui sont divorcés-remariés et ne peuvent pas, eux, communier au Corps et au Sang du Christ. Le personnel de l’Eglise donne au monde la détestable impression que, pour les catholiques, il vaut mieux être antisémite que divorcé…

Dites-moi, si vous le savez, pourquoi le pape ouvre ses bras à un homme, Mgr Richard Williamson, dont l’antisémitisme et le négationnisme sont désormais de notoriété publique, puisqu’il a déclaré, il y a peu, à une télévision suédoise : “Je crois qu’il n’y a pas eu de chambres à gaz (…) Je pense que 200 000 à 300 000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz.”

Dites-moi la vérité. Ces quatre évêques ne seraient-ils pas, tous les quatre des négationnistes? Jean Paul II les avait excommuniés. Lui, Ratzinger les réhabilitent, dont des négationnistes purs et durs.

Heureusement, il nous reste l’évangile… et nos yeux pour pleurer sur l’Eglise catholique moribonde.

Claude Guillemain
44 rue Léon Durocher
22730 TREGASTEL

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