Breizh-2004.org

December 31, 2008

Sarkozy déjà regretté…

Filed under: Uncategorized — admin @ 11:37 am
Le 1er janvier, la présidence de l’Europe reviendra [pour six mois] à la République tchèque et le message le plus positif émanant de Prague est qu’il ne se passera rien. Le contraste avec la France, qui a dirigé l’Union ces six derniers mois, est saisissant, à cause de l’hyperprésidence exercée par Nicolas Sarkozy.

Toujours intrépide, souvent téméraire, le président français a fait preuve d’un activisme étourdissant pour enrayer la crise financière. Sous son mandat, la concertation entre “grands Etats” est devenue une nécessité impérieuse, la crise russo-géorgienne a exigé une médiation fulgurante et, dans certains cas, il a absolument fallu décider séance tenante, pour ensuite, à la rigueur, en parler aux autres. Cet hyperprésident pourrait se consoler de perdre la toge européenne s’il pouvait se draper dans celle des pays de la zone euro. Mais comme d’autres membres de l’UE refusent qu’il préside l’Eurogroupe, il cherche à les contrer en avançant la nécessité d’un directoire. Il ne manque pas d’amis, plus ou moins opportunistes : Gordon Brown se laisse aimer ; sans parler de Zapatero…

Et s’il est vrai qu’Angela Merkel dissimule mal sa méfiance à l’égard du petit Français (la polémique idiote sur la familiarité de Sarkozy n’est que la partie immergée de l’iceberg), l’année 2009, année électorale en Allemagne, ne laissera pas une grande marge de manœuvre à la chancelière allemande.

En définitive, la présidence française de l’Europe se termine sans que Sarkozy y renonce : il l’a très clairement fait savoir en déclarant devant le Parlement européen que, récession oblige, les dirigeants de la zone euro devraient se réunir “plus fréquemment”. Surtout ceux des grands Etats, “non pas parce qu’ils ont plus de droits, mais parce qu’ils ont plus de responsabilités”. Le directoire des “grands” (l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne, murmure-t-on à la présidence française) n’a jamais été évoqué par Sarkozy avec autant de netteté.

Dans ces moments critiques, une seule chose est sûre : Sarkozy va être remplacé à la tête de l’Europe par le chef d’un Etat qui n’appartient pas à la zone euro et qui est réticent à l’égard de l’Europe politique. Ce changement intervient en outre au moment où la Commission européenne entame sa dernière année de mandat. Le Vieux Continent va peut-être regretter son hyperprésident perdu.

Quant à lui…

Source: http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=93057


BREIZH 2004

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

http://www.breizh-2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

December 22, 2008

Réunification de la Bretagne ? Oui ! Malgré les socialistes !

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:51 am

Dans un discours prononcé le 27 novembre à Paris devant les maires et les présidents de communautés de France réunis en congrès, Nicolas Sarkozy est revenu sur la réforme des cartes militaires, judiciaires et hospitalières avant d’aborder la « maladie française de l’uniformité » et de vanter les vertus de la diversité qui pourrait inspirer l’organisation territoriale du pays : « Est-il nécessaire que toutes les régions de France soient organisées de la même façon ? Je ne le pense pas. Il y a deux Normandie… On les aime… Mais en faut-il deux ? Faut-il envisager un mouvement expérimental et volontaire de fusions de régions qui le souhaiteraient ? Écoutez, je vais prendre un autre exemple, et tant pis, la barbe si… La Bretagne… Quatre départements magnifiques… Mais quand je vais à Nantes… Magnifique…On me dit : “Ici, on est dans la capitale de la Bretagne”. Ah bon ? Mais on est en Pays de Loire. ».

Le Président de la République l’a annoncé : si un consensus suffisant se fait jour au sein de la commission Balladur chargée de la réforme territoriale, un ou plusieurs projets de lois seront présentés avant l’été 2009. La grande nouveauté pourrait être la possibilité donnée aux collectivités territoriales de s’organiser différemment selon les caractéristiques historiques des territoires concernés. Ainsi, au même titre que la fusion des deux Normandie, la question de la réunification de Loire-Atlantique à la Bretagne resurgit avec force sur l’agenda politique. Pour ceux qui soutiennent la réunification administrative, une fenêtre d’opportunité unique se dessine donc.

Tout dépendra cependant d’un élément clé : la stratégie qu’adopteront les leaders socialistes bretons. En effet, les socialistes bretons jouent un rôle de verrou incontournable, puisqu’ils détiennent dans les cinq départements de la Bretagne historique (29+22+56+35+44) l’essentiel des leviers de décision : le conseil régional de Bretagne, quatre conseils généraux sur cinq, les principales agglomérations, dont Rennes et Nantes, une majorité significative de députés et de sénateurs.

Or, jusqu’à présent, on ne peut qu’être frappé par le silence assourdissant des leaders socialistes sur cette question, alors que l’opinion publique et les assemblées politiques de Bretagne et de Loire-Atlantique sont a priori favorables à la réunification.

Pourquoi ?
Deux explications peuvent être avancées.

La première tient au fait que les leaders socialistes bretons craignent de perdre le pouvoir que leur propagande étatique a réussi à leur donner. En effet, si la fusion entre collectivités se réalise, c’est en effet la formation politique dominante qui a le plus à perdre en terme de postes pour ses militants.

La seconde tient à l’attachement du Parti Socialiste à l’état jacobin, à ses budgets et à ses prébendes.

Au-delà des objectifs de régionalisation qu’ils affichent, les socialistes bretons ont constamment pris des positions hostiles à la réunification.

Il suffit, pour s’en rendre compte, de rappeler les déclarations hostiles de Monsieur Jean Marc Ayrault, au mépris du respect de l’opinion démocratiquement exprimé par les habitants de Nantes et de Loire Atlantique qui réclament le retour de leur département à leur région historique, la Bretagne.  Il est très étonnant mais surtout très inquiétant de constater qu’un représentant aussi influent d’un parti dit démocratique, soit ainsi aussi sourd à l’aspiration du peuple.

L’UMP bretonne, et notamment Les Réformateurs de Loire Atlantique, doivent accompagner ce mouvement populaire de réunification et ne pas se laisser abuser par les déclarations contradictoires du Parti Socialiste. Le projet de réunification est aujourd’hui entre les mains du gouvernement et du peuple breton, dans son ensemble. C’est le peuple breton qui devra choisir entre appartenance institutionnelle (conseil général, conseil régional, mairies) et identité régionale. Rappelons simplement que dans la mémoire des Bretons, le souvenir de Nantes capitale ducale de la Bretagne, ne s’effacera jamais. A n’en pas douter, le peuple breton a rendez-vous avec l’histoire.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

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Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

December 17, 2008

« Les régions au naturel » de Jean Ollivro

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:24 am

Thomas Brégardis
Photo : Thomas Brégardis

L’universitaire breton défend un redécoupage de l’Ouest de la France par la formationde trois grandes régions économiquement cohérentes.

Jean Ollivro est professeur à l’Institut d’études politiques de Rennes, géographe spécialiste de l’aménagement du territoireet du développement régional.

Chargée de la Réforme des Institutions, la commission Balladur apparaît comme un espoir pour les Régions de l’Ouest. Tout le monde souligne que le fonctionnement actuel de la France est trop complexe et qu’il génère de multiples doublons. Le gouvernement s’attaque donc avec raison à un sujet essentiel, puisque des études démontrent qu’une gouvernance efficace joue le rôle d’un levier pour la prospérité économique des territoires.

La question intervient au moment où nos sociétés sont frappées par une crise majeure. Le temps presse. La réforme actuelle peut apporter un nouveau souffle donnant de l’espoir aux gens en montrant les efforts de l’État pour se caler sur les réalités vécues par les citoyens.

Rééquilibrer le territoire

Dans l’ouest de la France, un projet utile à tous et permettant de passer de six à quatre régions est, depuis plusieurs années, proposé par les universitaires et reçoit l’appui des populations (71 % des Normands sont pour la fusion des deux régions). Si le problème de la Bretagne administrée est majeur, d’autres dysfonctionnements naissent d’une Normandie divisée, d’une région Pays de la Loire très artificielle, peu reconnue par les populations et correspondant peu aux mobilités ou à la réalité des échanges économiques (les habitants du Mans sont plus tournés vers Paris que vers Nantes).

Le nouveau projet permet de passer de six Régions faibles à quatre Régions fortes. À l’échelle de l’Europe, la solution crée quatre régions démographiques et économiques comparables qui se rapprochent des grandes Régions européennes.

Ce nouveau projet pour l’Ouest de la France crée quatre régions lisibles (l’appellation Val de Loire est reconnue patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco). Ces identités claires sont utiles pour la promotion économique et touristique des territoires (Normandie ou de Bretagne bénéficient d’une notoriété internationale). À l’échelle de la France, la création de quatre régions fortes est un atout pour dynamiser la façade atlantique et rééquilibrer le territoire français. En effet, cette façade atlantique est pour l’heure inorganisée, avec des Régions trop faibles, incapable de dynamiser une Péninsule.

Le rôle trop exclusifdes capitales

Le renforcement économique de cette pointe (notamment l’affirmation de son rôle maritime) créera un contrepoids à la dorsale européenne et recentrera ainsi la France dans l’Europe. À l’échelle des Régions, les avantages sont aussi conséquents. Outre la limitation des doublons et des coûts de fonctionnement (deux Régions pour la Normandie), on crée des échelles administratives en correspondance avec les territoires vécus par les populations.

Par exemple, il existe une identité propre aux habitants de Saumur, Orléans, Tours, Angers… avec une image commune autour de la Loire, des vignobles, des Châteaux, une forme de douceur et de qualité de vie… Dans les sondages, environ 70 % des habitants de Loire Atlantique se sentent aussi Bretons et plus personne ne conteste la réalité d’un sentiment culturel breton en Loire- Atlantique.

Enfin, cette affirmation des régions peut permettre aux villes d’être moins concurrentes que complémentaires. Au-delà de rivalités existant entre Rouen et Caen ou entre Nantes et Rennes, cette réforme peut être l’occasion (à la lumière de ce qui existe aux Pays-Bas ou en Suisse) de limiter le rôle parfois trop exclusif des « capitales » et de renforcer les partenariats urbains dans l’ouest de la France.

A une époque où il va falloir se serrer les coudes, avancer ensemble avec des appellations claires est un levier pour lancer la France sur la voie d’une réelle régionalisation.

Jean Ollivro

(Université Européenne de Bretagne).

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actu_BN_–Les-regions-au-naturel-de-Jean-Ollivro-_8619-777420_actu.Htm

December 15, 2008

Classes bilingues. Des affiches pour Noël et le Nouvel An

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:34 am
Trégastel

À l’occasion des fêtes de Noël et de la nouvelle année, les élèves des deux classes bilingues breton-français de l’école Picherel ont réalisé une quinzaine d’affiches, leur façon de souhaiter à tous « Nedeleg laouen » (joyeux Noël) et « Bloavezh mat » (bonne année). « Ces affiches ont été réalisées dans le but de faire savoir à un large public que des enfants ont la chance d’utiliser au moins deux langues quotidiennement à l’école », soulignent les enseignantes. Les travaux des élèves ont été présentés de façon officielle samedi aux familles au centre des congrès, comme cela se passe pour des artistes professionnels. Ensuite, les très grandes affiches seront exposées sur des panneaux, route de Trébeurden, route de Lannion et vers Poul-Palud. Les petites affiches, quant à elles, seront visibles dans des lieux publics et dans les commerces de Trégastel jusqu’à la fin janvier.

Source: http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/perrosguirec/tregastel/classes-bilingues-des-affiches-pour-noel-et-le-nouvel-an-20081215-4360868_1569998.php

December 13, 2008

Vers une république décentralisée

Filed under: Uncategorized — admin @ 3:34 pm

ARF.jpegLes Présidents de Région se sont réunis les 4 et 5 décembre à Caen pour le 4ème Congrès de l’Association des Régions de France. Ils ont réclamé “l’autonomie financière des régions” et une “véritable République décentralisée”.

Extraits de la déclaration, signée par Marie-Guite Dufay :

”A l’heure où l’économie mondiale plonge dans une crise durable, la mobilisation de tous les acteurs publics est indispensable. Chacun, à sa place, selon son rôle et ses capacités, doit travailler à franchir les obstacles que nous rencontrons. Partout en Europe les gouvernements consultent et rencontrent les présidents des collectivités et débattent ensemble des solutions à la crise que nous connaissons. En France, il n’en est rien. Pire, c’est le moment que choisit le gouvernement pour affaiblir un peu plus les collectivités locales, et notamment les Régions.

Les collectivités françaises méritent mieux que des rengaines de tribune sur la capacité des Régions et des Départements à s’entendre, ou des idées reçues sur la taille des Régions, pourtant comparables aux Länder allemands, aux Généralités espagnoles et même à la majorité des Etats américains. (….)

Les Présidents de Région réaffirment unanimement : leur détermination à défendre le fait et l’institution régionale, leur exigence d’être véritablement associés à tous les travaux et toutes les réflexions concernant une réforme des territoires, leur combat en faveur d’un acte III de la décentralisation et d’une véritable République décentralisée, leurs attentes en matière de réforme de la fiscalité locale.

Un vrai débat suppose cependant que l’on arrête de mentir aux Français. Les présidents de Région n’acceptent pas de lire, presque tous les jours, des mensonges et des approximations sur l’explosion des dépenses des collectivités. L’Etat oublie juste de rappeler que l’augmentation de leurs dépenses s’explique par l’état des services publics qui leur ont été transférés (Lycées, TER, formation sanitaire et sociale, etc…), et par les sollicitations toujours plus nombreuses de l’Etat envers les collectivités pour financer ses propres projets pour lesquels il n’a plus les moyens. Ainsi, les Français doivent savoir que l’Etat demande aux collectivités de financer des infrastructures qui relèvent pourtant des compétences de l’Etat (lignes LGV, universités, etc … ).

Aujourd’hui, les Régions revendiquent une clarification des compétences, y compris entre l’Etat et les collectivités locales, qui permette enfin qu’en France nous sachions qui fait quoi. C’est un principe de bonne gestion. C’est un principe démocratique. C’est un principe de responsabilité .

Tout redécoupage territorial (fusion d’une région et de deux départements, fusion de deux régions…) ne peut dès lors qu’être décidé par les territoires eux-mêmes et non relever d’un choix parisien.

Enfin, les Présidents de Région rappellent l’urgence d’une réforme de la fiscalité locale dont l’objectif est d’en améliorer la lisibilité pour les contribuables, et de permettre une véritable autonomie financière des collectivités locales.

December 6, 2008

Bretagne et Marches

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:00 am

BREIZH 2004 reprend et soutient la déclaration de Marc Le Fur Député UMP des Côtes d’Armor : ” le président de la république a énoncé des choses extraordinaires. Un grand moment, car c’est la première fois qu’un président de la république pose très clairement le débat d’un rapprochement de Nantes à la Bretagne et esquisse cette possibilité. (…..)”
Articles dans Ouest France du 28 novembre 2008 pages 3 et 7

Nous sommes persuadés que Nicolas Sarkozy va réussir à réunifier la Bretagne, là où tant de bonnes volontés et d’énergies bretonnes ont été usées pendant des décennies, sans résultats.

Non pas que Nicolas Sarkozy ait particulièrement envie de faire plaisir aux Bretons, mais il se doit de respecter les engagements européens de la France.

Rappelons notre éditorial du 13 septembre 2006 : “Nous sommes convaincus qu’existe aujourd’hui une chance historique de constituer un pôle fédéraliste et régionaliste aux côtés de Nicolas Sarkozy, un pôle capable de porter un projet cohérent pour le pays. Alors faisons le !”
http://www.breizh-2004.org/edito/appel_aux_bretons_et.html

Actuellement, les réformes de l’état français s’amplifient et la perspective de régions européennes se renforce.
Pour que ces réformes soient suivies d’effets, il nous appartient, à nous Bretons, de nous tenir solidaires dans cette vision d’une Bretagne Région d’Europe, élargie aux ex-Pays de la Loire qui rejoindront de bon coeur, nous en sommes persuadés, la Bretagne historique.

Saluons la nouvelle grande région européenne: Bretagne et Marches

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

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