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	<title>Comments for Breizh-2004.org</title>
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	<description>Mouvement fédéraliste breton</description>
	<pubDate>Fri, 10 Sep 2010 13:37:54 +0000</pubDate>
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		<title>Comment on Partagez un jardin en ville by Breizh-2004.org &#187; Le localisme relie les hommes à leur territoire</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=161#comment-105</link>
		<dc:creator>Breizh-2004.org &#187; Le localisme relie les hommes à leur territoire</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 02:33:10 +0000</pubDate>
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		<description>[...] juillet 2010, a réaffirmé notre engagement fédéraliste et localiste, et mis en œuvre le projet &#8220;Partagez un jardin en ville&#8221; dont nous avions annoncé le lancement le 6 décembre [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[&#8230;] juillet 2010, a réaffirmé notre engagement fédéraliste et localiste, et mis en œuvre le projet &#8220;Partagez un jardin en ville&#8221; dont nous avions annoncé le lancement le 6 décembre [&#8230;]</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Comment on Pour une Bretagne belle, prospère, solidaire, ouverte sur le monde by admin</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?page_id=59#comment-99</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jun 2010 17:28:05 +0000</pubDate>
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		<description>En France, le problème c'est le Français :

Il veut gagner plus mais en travaillant moins,
il veut des réformes mais uniquement si elles ne le concerne pas directement,
il veut la retraite à 60 ans voire moins mais sans augmentation des cotisations,
il veut des rtt,
il veut les 35 heures et même pourquoi pas arriver aux 32 heures / semaine,
il veut de la sécurité mais pas de police dans les rues ni de gens en prison,
il veut combler le trou de la sécu mais dépense de plus en plus en matière de santé et ne rate pas une occasion de se mettre en arrêt maladie lorsque les beaux jours arrivent,
il veut une réforme de l'éducation nationale mais qu'on ne touche pas aux "acquis" de ses chers petits bambins ni des si motivés et convaincus enseignants,
il veut qu'on construise des logements pour les mals logés, mais ne veut pas que le prix de ses biens immobiliers soient dévalués,
il veut que son pouvoir d'achat augmente mais a de plus en plus de forfaits portable et de chaines câblées dans son foyer,
il veut régulariser tous les immigrés et ne se dit pas raciste mais il vit dans le 16e arrondissement de Paris et les envoie vivre dans les cités, dans des squats sordides ou encore sous les ponts bien loin de chez lui..
et la liste pourrait s'allonger encore comme ça pendant longtemps !...

Ce sont aussi les premiers râleurs et les pires défaitistes au monde. Pas beaucoup d'étrangers ne critiquent autant leur propre pays !.

Alors ?

Et si la France était réformée en profondeur, fédéralisée, régionalisée ? Une réforme qui redonnerait du sens à la démocratie, où les décisions seraient prises par un exécutif régional, où nous pourrions nous mettre autour d'une table pour discuter et être prêts à tout entendre.
Surtout écouter les salariés qui n'ont pas eu d'augmentation de salaire alors que tout augmente, faire travailler les jeunes au lieu de les voir au chômage ou au RSA, cela renflouerait les caisses de retraites.
Que fait un jeune qui n'a pas 25 ans qui n'a pas de parent, pas de travail, il crève de faim et fait les poubelles le soir de peur qu'on le croise, mais avez vous croisé son regard à ce jeune qui n'a rien...
Je veux une France belle et fédérale, avec une belle jeunesse et des retraités heureux de vivre jusqu'à la fin de leurs jours.
Je suis un citoyen breton et français
Alors si vous voulez que ça change, changez d'abord vos propres comportements et cessez d'attendre tout de Paris.
D'abord, la vraie solidarité c'est ça !...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En France, le problème c&#8217;est le Français :</p>
<p>Il veut gagner plus mais en travaillant moins,<br />
il veut des réformes mais uniquement si elles ne le concerne pas directement,<br />
il veut la retraite à 60 ans voire moins mais sans augmentation des cotisations,<br />
il veut des rtt,<br />
il veut les 35 heures et même pourquoi pas arriver aux 32 heures / semaine,<br />
il veut de la sécurité mais pas de police dans les rues ni de gens en prison,<br />
il veut combler le trou de la sécu mais dépense de plus en plus en matière de santé et ne rate pas une occasion de se mettre en arrêt maladie lorsque les beaux jours arrivent,<br />
il veut une réforme de l&#8217;éducation nationale mais qu&#8217;on ne touche pas aux &#8220;acquis&#8221; de ses chers petits bambins ni des si motivés et convaincus enseignants,<br />
il veut qu&#8217;on construise des logements pour les mals logés, mais ne veut pas que le prix de ses biens immobiliers soient dévalués,<br />
il veut que son pouvoir d&#8217;achat augmente mais a de plus en plus de forfaits portable et de chaines câblées dans son foyer,<br />
il veut régulariser tous les immigrés et ne se dit pas raciste mais il vit dans le 16e arrondissement de Paris et les envoie vivre dans les cités, dans des squats sordides ou encore sous les ponts bien loin de chez lui..<br />
et la liste pourrait s&#8217;allonger encore comme ça pendant longtemps !&#8230;</p>
<p>Ce sont aussi les premiers râleurs et les pires défaitistes au monde. Pas beaucoup d&#8217;étrangers ne critiquent autant leur propre pays !.</p>
<p>Alors ?</p>
<p>Et si la France était réformée en profondeur, fédéralisée, régionalisée ? Une réforme qui redonnerait du sens à la démocratie, où les décisions seraient prises par un exécutif régional, où nous pourrions nous mettre autour d&#8217;une table pour discuter et être prêts à tout entendre.<br />
Surtout écouter les salariés qui n&#8217;ont pas eu d&#8217;augmentation de salaire alors que tout augmente, faire travailler les jeunes au lieu de les voir au chômage ou au RSA, cela renflouerait les caisses de retraites.<br />
Que fait un jeune qui n&#8217;a pas 25 ans qui n&#8217;a pas de parent, pas de travail, il crève de faim et fait les poubelles le soir de peur qu&#8217;on le croise, mais avez vous croisé son regard à ce jeune qui n&#8217;a rien&#8230;<br />
Je veux une France belle et fédérale, avec une belle jeunesse et des retraités heureux de vivre jusqu&#8217;à la fin de leurs jours.<br />
Je suis un citoyen breton et français<br />
Alors si vous voulez que ça change, changez d&#8217;abord vos propres comportements et cessez d&#8217;attendre tout de Paris.<br />
D&#8217;abord, la vraie solidarité c&#8217;est ça !&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Comment on Où l&#8217;on voit la vraie nature de ses &#8220;amis&#8221; by admin</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=196#comment-82</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 02:46:50 +0000</pubDate>
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		<description>Le FLB est la réponse politique et nationale (puisque les bretons sont une nation) aux mensonges de la gauche et aux errements actuels de la majorité présidentielle, tout en conservant l'essentiel de nos convictions.
C'est aussi la réponse fédérale à l'Europe.
Pas de GO en Bretagne, la propriété, le travail, la famille, la nation, Dieu et mon droit comme disait je ne sais plus qui.
Jean Marie s'est trompé, la nation française n'a jamais existé, c'est la politique qui lui donne une existence dans sa glorification de la république.
Nous n'avons pas ce souci puisque la nation bretonne existait bien avant celle des francs.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le FLB est la réponse politique et nationale (puisque les bretons sont une nation) aux mensonges de la gauche et aux errements actuels de la majorité présidentielle, tout en conservant l&#8217;essentiel de nos convictions.<br />
C&#8217;est aussi la réponse fédérale à l&#8217;Europe.<br />
Pas de GO en Bretagne, la propriété, le travail, la famille, la nation, Dieu et mon droit comme disait je ne sais plus qui.<br />
Jean Marie s&#8217;est trompé, la nation française n&#8217;a jamais existé, c&#8217;est la politique qui lui donne une existence dans sa glorification de la république.<br />
Nous n&#8217;avons pas ce souci puisque la nation bretonne existait bien avant celle des francs.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Comment on Loire-Atlantique. Les pro-rattachement à la Bretagne en appellent à Sarkozy by admin</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=133#comment-61</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 08:08:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=133#comment-61</guid>
		<description>Reste une autre question, soulevée notamment par des amis de Pleumeur Bodoù : "La gauche a-t-elle intérêt à poursuivre sa campagne qui consiste à  demander l'abrogation du fameux décret Pétain de 1941, au risque de se voir ridiculisée par les faits et par l'histoire ?". Ce n'est quand même pas de notre faute si l'histoire est têtue et si les socialistes sont à la ramasse. Je ne suis pas d'accord avec l'UDB, ni avec Gérard Gautier lorsqu'ils mettent en avant ce fameux décret Pétain. Mais le problème de la réunification est d'abord celui du PS. Il faut lire les diatribes anti-réunification des deux principaux adversaires de la réunification bretonne, le député maire socialiste de Nantes Jean-Marc Ayrault et Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire. On n'était pas habitués à les voir à ce niveau-là, mais ça doit nous encourager à nous positionner clairement sur ces sujets et à assumer complètement nos choix fédéralistes bretons et européens.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Reste une autre question, soulevée notamment par des amis de Pleumeur Bodoù : &#8220;La gauche a-t-elle intérêt à poursuivre sa campagne qui consiste à  demander l&#8217;abrogation du fameux décret Pétain de 1941, au risque de se voir ridiculisée par les faits et par l&#8217;histoire ?&#8221;. Ce n&#8217;est quand même pas de notre faute si l&#8217;histoire est têtue et si les socialistes sont à la ramasse. Je ne suis pas d&#8217;accord avec l&#8217;UDB, ni avec Gérard Gautier lorsqu&#8217;ils mettent en avant ce fameux décret Pétain. Mais le problème de la réunification est d&#8217;abord celui du PS. Il faut lire les diatribes anti-réunification des deux principaux adversaires de la réunification bretonne, le député maire socialiste de Nantes Jean-Marc Ayrault et Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire. On n&#8217;était pas habitués à les voir à ce niveau-là, mais ça doit nous encourager à nous positionner clairement sur ces sujets et à assumer complètement nos choix fédéralistes bretons et européens.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Comment on Parti breton et UDB. Pas d&#8217;alliance en perspective by Breizh Info &#187; Parti Breton et UDB. Pas d&#8217;alliance en perspective</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=117#comment-59</link>
		<dc:creator>Breizh Info &#187; Parti Breton et UDB. Pas d&#8217;alliance en perspective</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 02:51:40 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Parti breton et UDB. Pas d’alliance en perspective Filed under: Uncategorized — admin @ 10:49 pm Edit This [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[&#8230;] Parti breton et UDB. Pas d’alliance en perspective Filed under: Uncategorized — admin @ 10:49 pm Edit This [&#8230;]</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Comment on Atav by admin</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=82#comment-33</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 07:33:24 +0000</pubDate>
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		<description>Mona Ozouf. Le retour au pays

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/mona-ozouf-le-retour-au-pays-05-04-2009-322513.php#go_reagissez

5 avril 2009 

Historienne, spécialiste de l'éducation et de la Révolution, Mona Ozouf revient, dans son dernier ouvrage, «Composition française», sur l'enfance qu'elle a passée à Plouha (22) puis à Saint-Brieuc. Une enfance bercée par les livres.

Depuis combien de temps pensiez-vous à ce livre? La première idée du livre a surgi il y a vingt-cinq ans, et elle ne vient pas de moi, mais d'un ami, Jean-Étienne Cohen-Séat, qui dirigeait alors les ÉditionsCalmann-Lévy. Il avait lu la préface que j'avais écrite pour un recueil d'articles, et qui comportait déjà une brève réflexion sur mon parcours, et il m'avait dit: «Il y a un livre à faire avec ça». À cette époque, le bicentenaire de la Révolution s'annonçait, avec beaucoup de travaux en perspective pour les historiens, et je n'y ai plus pensé. Mais l'idée a longuement mûri.

Comment s'est fait sentir l'influence de votre père, Yann Sohier, militant de la langue bretonne, alors qu'il est décédé quand vous aviez 4 ans?

Le souvenir de mon père était pieusement entretenu par ma mère comme un modèle, un exemple, et presque une légende. J'ai, pendant toute mon enfance et mon adolescence, puisé dans sa bibliothèque en tentant de l'y retrouver. L'entreprise était parfois facilitée par ses annotations sur les livres: j'ai toujours une édition de Renan soulignée par lui.

Quelles orientations vous a données votre mère dans votre éducation?

Ce que ma mère m'a légué, c'est le goût du travail bien fait, le sentiment qu'on ne doit compter que sur soi dans la vie, et que l'indépendance matérielle est, pour les femmes, l'impératif essentiel de l'existence.

Avez-vous le sentiment d'avoir vécu et agi dans les sillons creusés par vos parents?

Pas tout à fait, hélas! J'aurais pu, en particulier, entretenir le trésor de la langue bretonne, reçu au berceau, et que j'ai laissé en friche. «Être ce que ton père aurait souhaité» était l'impératif moral qui a dominé toute mon enfance. Je crains bien d'avoir pris d'autres chemins: le simple fait de m'être, en priorité, intéressée à la Révolution française, un des épisodes de notre Histoire les moins amicaux envers la personnalité spécifique de la Bretagne, au point d'avoir solennellement prononcé la renonciation aux «libertés» de la province, suffit, je pense, à illustrer mon embardée, largement inconsciente d'elle-même, par rapport à l'idéologie paternelle.

Entre l'enseignement reçu à l'école et l'éducation à la maison, le fossé était grand: comment cela se manifestait-il?

Le fossé, en effet, était profond, et cet écart est le sujet central de mon livre. Il se manifestait d'abord par une indifférence mutuelle: la Bretagne qui vivait à la maison, à travers les livres et les propos de ma mère, était ignorée à l'école, où il n'était jamais question d'histoire et de géographie bretonnes. Et la France enseignée à l'école était de son côté ignorée par la maison. Mais il y avait davantage encore, un véritable antagonisme, surtout visible dans la manière d'enseigner l'Histoire: les héros bretons honorés à la maison n'avaient pas cours dans la classe. Et les grandes figures honorées dans nos livres de classe étaient contestées à la maison: celle-ci tenait «nos ancêtres les Gaulois» pour une imposture, abominait Colbert pour avoir été le persécuteur de nos «bonnets rouges» et Madame de Sévigné pour avoir célébré la persécution. L'enfant que j'étais en était vaguement consciente, persuadée, en tout cas, qu'il y avait là deux histoires que rien ne reliait.

Le statut des régions par rapport au centralisme parisien occupe une bonne part dans votre livre...

Oui, le destin du régionalisme en France est une question qui m'a constamment intéressée. Celui-ci, dans la France centralisée, dans «l'une et indivisible», a toujours été, dans notre histoire, l'objet d'une présentation méfiante, comme s'il était lourd d'une menace d'éclatement. Or, ce que l'Histoire nous montre aussi, c'est la longue résistance de la spécificité régionale, notamment bretonne. Le très beau livre de Joël Cornette (*) l'a récemment montré: malgré son rattachement à la France en 1532, malgré l'action nivelante de l'école et du service militaire sous la IIIe République, l'esprit du lieu est resté vivace. Le livre de Cornette fait comprendre qu'un pays peut se fondre dans une unité plus grande, mais sans abandonner ses droits à la singularité.

La France n'a pas ratifié la Charte européenne des langues régionales et minoritaires: le breton et la Bretagne feraient-ils toujours peur à Paris?

Le feuilleton jamais clos de la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires illustre, en effet, la mauvaise grâce que la France montre à l'expression de la diversité culturelle. En proclamant que «la langue de la République est le français», en refusant les amendements qui auraient permis de manifester le respect dû aux langues minoritaires, en criant à la balkanisation du territoire français dès qu'une proposition de reconnaissance de ces langues, fût-elle modeste, voit le jour, la France révèle sa vieille allergie à la particularité, son goût constant pour l'uniformité. 

* «Histoire de la Bretagne et des Bretons» (Seuil et en poche chez Points).

    * Propos recueillis par Yves Loisel

La Bretagne? «Une mémoire et un imaginaire»

C'est - on le sent - un grand regret, mais Mona Ozouf ne possède pas de maison en Bretagne! Ce n'est pourtant pas faute d'en avoir beaucoup rêvé. Mais ainsi va la vie... Cela ne l'empêche pas de revenir dans notre région dès qu'elle en a l'occasion. Ses goûts la portent de façon naturelle vers les paysages marins et, notamment, la baie de Morlaix, qu'elle place très haut dans son estime. «Ces paysages bretons, explique-t-elle, leurs couleurs, leur ossature particulière, ont sûrement façonné ma sensibilité».

Les contes celtiques.

Comme Mona Ozouf le raconte dans «Composition française», elle a été bercée par les contes des répertoires français et celtique. Quand elle les compare, elle se rend compte que «le merveilleux de ce qu'on appelle, au sens large, la "matière de Bretagne", avec la présence permanente du monde invisible dans le monde visible, m'a influencée de façon décisive». Le contenu de la bibliothèque paternelle était d'une grande richesse et la petite Mona y a puisé sans réserve, ce qui lui fait dire aujourd'hui: «La Bretagne est, tout à la fois, une mémoire (mon livre le raconte tout au long) et un imaginaire».

Louis et Renée Guilloux.

Elève au collège Ernest-Renan de Saint-Brieuc, où elle est entrée en sixième à l'âge de dix ans, Mona Ozouf a eu le privilège de connaître l'écrivain briochin, auteur, entre autres, du «Sang noir» (1935), et son épouse, Renée, qui a été son professeur de français en troisième. L'un comme l'autre ont été, de façon différente, des guides littéraires sûrs pour la jeune fille: «Louis Guilloux ne dédaignait pas de me donner des conseils de lectures, de me mettre en garde contre les réputations qu'il jugeait usurpées, tout cela avec un mélange d'ironie et de tendresse. Quant à Renée Guilloux, c'était un merveilleux professeur de français qui avait, en particulier, le génie de l'explication de texte. D'autre part, par son ouverture sur les littératures étrangères, russe et anglaise notamment, elle était aussi originale et précieuse».</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mona Ozouf. Le retour au pays</p>
<p><a href="http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/mona-ozouf-le-retour-au-pays-05-04-2009-322513.php#go_reagissez" rel="nofollow">http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/mona-ozouf-le-retour-au-pays-05-04-2009-322513.php#go_reagissez</a></p>
<p>5 avril 2009 </p>
<p>Historienne, spécialiste de l&#8217;éducation et de la Révolution, Mona Ozouf revient, dans son dernier ouvrage, «Composition française», sur l&#8217;enfance qu&#8217;elle a passée à Plouha (22) puis à Saint-Brieuc. Une enfance bercée par les livres.</p>
<p>Depuis combien de temps pensiez-vous à ce livre? La première idée du livre a surgi il y a vingt-cinq ans, et elle ne vient pas de moi, mais d&#8217;un ami, Jean-Étienne Cohen-Séat, qui dirigeait alors les ÉditionsCalmann-Lévy. Il avait lu la préface que j&#8217;avais écrite pour un recueil d&#8217;articles, et qui comportait déjà une brève réflexion sur mon parcours, et il m&#8217;avait dit: «Il y a un livre à faire avec ça». À cette époque, le bicentenaire de la Révolution s&#8217;annonçait, avec beaucoup de travaux en perspective pour les historiens, et je n&#8217;y ai plus pensé. Mais l&#8217;idée a longuement mûri.</p>
<p>Comment s&#8217;est fait sentir l&#8217;influence de votre père, Yann Sohier, militant de la langue bretonne, alors qu&#8217;il est décédé quand vous aviez 4 ans?</p>
<p>Le souvenir de mon père était pieusement entretenu par ma mère comme un modèle, un exemple, et presque une légende. J&#8217;ai, pendant toute mon enfance et mon adolescence, puisé dans sa bibliothèque en tentant de l&#8217;y retrouver. L&#8217;entreprise était parfois facilitée par ses annotations sur les livres: j&#8217;ai toujours une édition de Renan soulignée par lui.</p>
<p>Quelles orientations vous a données votre mère dans votre éducation?</p>
<p>Ce que ma mère m&#8217;a légué, c&#8217;est le goût du travail bien fait, le sentiment qu&#8217;on ne doit compter que sur soi dans la vie, et que l&#8217;indépendance matérielle est, pour les femmes, l&#8217;impératif essentiel de l&#8217;existence.</p>
<p>Avez-vous le sentiment d&#8217;avoir vécu et agi dans les sillons creusés par vos parents?</p>
<p>Pas tout à fait, hélas! J&#8217;aurais pu, en particulier, entretenir le trésor de la langue bretonne, reçu au berceau, et que j&#8217;ai laissé en friche. «Être ce que ton père aurait souhaité» était l&#8217;impératif moral qui a dominé toute mon enfance. Je crains bien d&#8217;avoir pris d&#8217;autres chemins: le simple fait de m&#8217;être, en priorité, intéressée à la Révolution française, un des épisodes de notre Histoire les moins amicaux envers la personnalité spécifique de la Bretagne, au point d&#8217;avoir solennellement prononcé la renonciation aux «libertés» de la province, suffit, je pense, à illustrer mon embardée, largement inconsciente d&#8217;elle-même, par rapport à l&#8217;idéologie paternelle.</p>
<p>Entre l&#8217;enseignement reçu à l&#8217;école et l&#8217;éducation à la maison, le fossé était grand: comment cela se manifestait-il?</p>
<p>Le fossé, en effet, était profond, et cet écart est le sujet central de mon livre. Il se manifestait d&#8217;abord par une indifférence mutuelle: la Bretagne qui vivait à la maison, à travers les livres et les propos de ma mère, était ignorée à l&#8217;école, où il n&#8217;était jamais question d&#8217;histoire et de géographie bretonnes. Et la France enseignée à l&#8217;école était de son côté ignorée par la maison. Mais il y avait davantage encore, un véritable antagonisme, surtout visible dans la manière d&#8217;enseigner l&#8217;Histoire: les héros bretons honorés à la maison n&#8217;avaient pas cours dans la classe. Et les grandes figures honorées dans nos livres de classe étaient contestées à la maison: celle-ci tenait «nos ancêtres les Gaulois» pour une imposture, abominait Colbert pour avoir été le persécuteur de nos «bonnets rouges» et Madame de Sévigné pour avoir célébré la persécution. L&#8217;enfant que j&#8217;étais en était vaguement consciente, persuadée, en tout cas, qu&#8217;il y avait là deux histoires que rien ne reliait.</p>
<p>Le statut des régions par rapport au centralisme parisien occupe une bonne part dans votre livre&#8230;</p>
<p>Oui, le destin du régionalisme en France est une question qui m&#8217;a constamment intéressée. Celui-ci, dans la France centralisée, dans «l&#8217;une et indivisible», a toujours été, dans notre histoire, l&#8217;objet d&#8217;une présentation méfiante, comme s&#8217;il était lourd d&#8217;une menace d&#8217;éclatement. Or, ce que l&#8217;Histoire nous montre aussi, c&#8217;est la longue résistance de la spécificité régionale, notamment bretonne. Le très beau livre de Joël Cornette (*) l&#8217;a récemment montré: malgré son rattachement à la France en 1532, malgré l&#8217;action nivelante de l&#8217;école et du service militaire sous la IIIe République, l&#8217;esprit du lieu est resté vivace. Le livre de Cornette fait comprendre qu&#8217;un pays peut se fondre dans une unité plus grande, mais sans abandonner ses droits à la singularité.</p>
<p>La France n&#8217;a pas ratifié la Charte européenne des langues régionales et minoritaires: le breton et la Bretagne feraient-ils toujours peur à Paris?</p>
<p>Le feuilleton jamais clos de la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires illustre, en effet, la mauvaise grâce que la France montre à l&#8217;expression de la diversité culturelle. En proclamant que «la langue de la République est le français», en refusant les amendements qui auraient permis de manifester le respect dû aux langues minoritaires, en criant à la balkanisation du territoire français dès qu&#8217;une proposition de reconnaissance de ces langues, fût-elle modeste, voit le jour, la France révèle sa vieille allergie à la particularité, son goût constant pour l&#8217;uniformité. </p>
<p>* «Histoire de la Bretagne et des Bretons» (Seuil et en poche chez Points).</p>
<p>    * Propos recueillis par Yves Loisel</p>
<p>La Bretagne? «Une mémoire et un imaginaire»</p>
<p>C&#8217;est - on le sent - un grand regret, mais Mona Ozouf ne possède pas de maison en Bretagne! Ce n&#8217;est pourtant pas faute d&#8217;en avoir beaucoup rêvé. Mais ainsi va la vie&#8230; Cela ne l&#8217;empêche pas de revenir dans notre région dès qu&#8217;elle en a l&#8217;occasion. Ses goûts la portent de façon naturelle vers les paysages marins et, notamment, la baie de Morlaix, qu&#8217;elle place très haut dans son estime. «Ces paysages bretons, explique-t-elle, leurs couleurs, leur ossature particulière, ont sûrement façonné ma sensibilité».</p>
<p>Les contes celtiques.</p>
<p>Comme Mona Ozouf le raconte dans «Composition française», elle a été bercée par les contes des répertoires français et celtique. Quand elle les compare, elle se rend compte que «le merveilleux de ce qu&#8217;on appelle, au sens large, la &#8220;matière de Bretagne&#8221;, avec la présence permanente du monde invisible dans le monde visible, m&#8217;a influencée de façon décisive». Le contenu de la bibliothèque paternelle était d&#8217;une grande richesse et la petite Mona y a puisé sans réserve, ce qui lui fait dire aujourd&#8217;hui: «La Bretagne est, tout à la fois, une mémoire (mon livre le raconte tout au long) et un imaginaire».</p>
<p>Louis et Renée Guilloux.</p>
<p>Elève au collège Ernest-Renan de Saint-Brieuc, où elle est entrée en sixième à l&#8217;âge de dix ans, Mona Ozouf a eu le privilège de connaître l&#8217;écrivain briochin, auteur, entre autres, du «Sang noir» (1935), et son épouse, Renée, qui a été son professeur de français en troisième. L&#8217;un comme l&#8217;autre ont été, de façon différente, des guides littéraires sûrs pour la jeune fille: «Louis Guilloux ne dédaignait pas de me donner des conseils de lectures, de me mettre en garde contre les réputations qu&#8217;il jugeait usurpées, tout cela avec un mélange d&#8217;ironie et de tendresse. Quant à Renée Guilloux, c&#8217;était un merveilleux professeur de français qui avait, en particulier, le génie de l&#8217;explication de texte. D&#8217;autre part, par son ouverture sur les littératures étrangères, russe et anglaise notamment, elle était aussi originale et précieuse».</p>
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		<title>Comment on Une révolte contre l’argent by admin</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=81#comment-32</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 11:29:33 +0000</pubDate>
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		<description>Lettre ouverte au G20: Londres, la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale
http://almozambique.hautetfort.com/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lettre ouverte au G20: Londres, la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale<br />
<a href="http://almozambique.hautetfort.com/" rel="nofollow">http://almozambique.hautetfort.com/</a></p>
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	</item>
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		<title>Comment on Région : Faut-il rattacher le Finistère à la Bretagne? by admin</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=67#comment-28</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 09:48:17 +0000</pubDate>
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		<description>http://www.blog-va.com/tb.php?id=356&#038;chk=kejw1g
On ne se lasse pas de s’émerveiller de la façon dont les mots changent de sens, ou de coefficient de moralité, suivant le contexte ou celui qui les emploie. Prenez “identité”, par exemple. Menée par des peuples européens, une lutte identitaire n’est forcément qu’une “dérive populiste” qui ne saurait manquer de rappeller les “zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire”, au mieux une résistance absurde à “l’inéluctable uniformisation européenne”. Menée par un peuple d’Asie ou d’Afrique, elle devient aussitôt une défense légitime de ses us et coutumes face à l’“impérialisme occidental” et à une mondialisation abusivement nivellisatrice. Le dalaï-lama se verra régulièrement saluer pour sa défense courageuse de son identité culturelle et spirituelle, tandis que Benoît XVI, à chaque fois qu’il tente d’écoper la barque de l’Eglise catholique, se voit stigmatisé pour cause de “repli identitaire”. En France, l’annonce par le candidat Sarkozy de la création d’un ministère de l’Identité nationale fut perçue comme une telle provocation à l’égard du magistère médiatique qu’aussitôt nommés, ses titulaires successifs s’empressèrent de préciser que l’identité “républicaine”, c’était bien évidemment “l’accueil de l’autre” et la France comme terre indiscutable d’immigration. Mais lorsqu’il s’agit de Guadeloupe, comme par miracle, la “lutte identitaire” des partisans d’Elie Domota est relatée par les médias parisiens comme la légitime rébellion des “descendants d’esclaves” contre un “système colonialiste”. Où l’on voit une fois de plus qu’à Paris, la phobie anti-identitaire est d’abord et surtout une haine de soi.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blog-va.com/tb.php?id=356&#038;chk=kejw1g" rel="nofollow">http://www.blog-va.com/tb.php?id=356&#038;chk=kejw1g</a><br />
On ne se lasse pas de s’émerveiller de la façon dont les mots changent de sens, ou de coefficient de moralité, suivant le contexte ou celui qui les emploie. Prenez “identité”, par exemple. Menée par des peuples européens, une lutte identitaire n’est forcément qu’une “dérive populiste” qui ne saurait manquer de rappeller les “zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire”, au mieux une résistance absurde à “l’inéluctable uniformisation européenne”. Menée par un peuple d’Asie ou d’Afrique, elle devient aussitôt une défense légitime de ses us et coutumes face à l’“impérialisme occidental” et à une mondialisation abusivement nivellisatrice. Le dalaï-lama se verra régulièrement saluer pour sa défense courageuse de son identité culturelle et spirituelle, tandis que Benoît XVI, à chaque fois qu’il tente d’écoper la barque de l’Eglise catholique, se voit stigmatisé pour cause de “repli identitaire”. En France, l’annonce par le candidat Sarkozy de la création d’un ministère de l’Identité nationale fut perçue comme une telle provocation à l’égard du magistère médiatique qu’aussitôt nommés, ses titulaires successifs s’empressèrent de préciser que l’identité “républicaine”, c’était bien évidemment “l’accueil de l’autre” et la France comme terre indiscutable d’immigration. Mais lorsqu’il s’agit de Guadeloupe, comme par miracle, la “lutte identitaire” des partisans d’Elie Domota est relatée par les médias parisiens comme la légitime rébellion des “descendants d’esclaves” contre un “système colonialiste”. Où l’on voit une fois de plus qu’à Paris, la phobie anti-identitaire est d’abord et surtout une haine de soi.</p>
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		<title>Comment on Pour une Bretagne belle, prospère, solidaire, ouverte sur le monde by Breizh-2004.org &#187; Appel à signatures pour la Commission Balladur</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?page_id=59#comment-27</link>
		<dc:creator>Breizh-2004.org &#187; Appel à signatures pour la Commission Balladur</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2009 21:56:40 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Lire :  http://www.breizh-2004.org/wordpress/?page_id=59  [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[&#8230;] Lire :  <a href="http://www.breizh-2004.org/wordpress/?page_id=59" rel="nofollow">http://www.breizh-2004.org/wordpress/?page_id=59</a>  [&#8230;]</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Comment on La Bretagne gagne 14 000 habitants chaque année by admin</title>
		<link>http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=57#comment-26</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2009 13:45:34 +0000</pubDate>
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		<description>"Nous estimons que le développement de la culture européenne se fait et se fera sous forme d'un réseau articulé autour de pôles urbains."

Raison Sociale de Breizh 2004
http://www.breizh-2004.org/mouvement/raison_sociale_1.html</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Nous estimons que le développement de la culture européenne se fait et se fera sous forme d&#8217;un réseau articulé autour de pôles urbains.&#8221;</p>
<p>Raison Sociale de Breizh 2004<br />
<a href="http://www.breizh-2004.org/mouvement/raison_sociale_1.html" rel="nofollow">http://www.breizh-2004.org/mouvement/raison_sociale_1.html</a></p>
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