Breizh-2004.org

September 7, 2010

Transports scolaires : les familles ne sont pas des vaches à lait

Filed under: localisme — Tags: , , , — admin @ 6:35 am

A l’occasion de cette rentrée scolaire, 26 000 enfants et jeunes de notre département voient le coût du transport scolaire augmenter de 17 euros. Là où les familles payaient 83 euros par enfant, elles paieront désormais 100 euros par an et par enfant, soit une augmentation de plus de 20 % de ce tarif.

Cette augmentation de la part des familles appelle plusieurs réflexions :

Dans notre département rural, le transport scolaire est la condition indispensable pour accéder au collège. Nos anciens l’avaient bien compris lorsque les élus des communes ont créé ce transport scolaire et ont ainsi permis l’accès massif des jeunes au collège. A l’époque, dans les années 60 et 70, ils ont tout fait pour que le tarif de ce service soit le plus faible possible car ils savaient l’enjeu majeur : ne pas faire de l’accès aux transports scolaires un impôt sur le monde rural que ne payent pas les citadins.

Aujourd’hui, en pleine crise économique, le Conseil général fait le choix d’augmenter la participation des familles de 20% par enfant et par an. Ce faisant, le Conseil général fait le choix d’accroître la différence qui existe déjà entre ruraux et citadins dans l’accès à l’école. Il reste alors aux communes quelques expédients pour atténuer cette augmentation. Certaines prennent en charge une partie de ce coût. Elles choisissent donc de répartir le coût sur l’ensemble des contribuables pour soulager les familles.

Cet effort des communes, sur lesquelles se décharge le Conseil général, ne doit pas cacher la question de fonds. Pourquoi une telle augmentation dans un contexte économique que chacun sait difficile pour les familles. Comment les familles vont-elles payer cette augmentation ? En y consacrant une part de la prime de rentrée scolaire de l’Etat lorsqu’elles en bénéficient ? Est-ce vraiment l’objectif de cette prime qui doit d’abord soulager les familles des frais de rentrée avant de financer les Conseils généraux ?

Le Conseil général, faute de savoir maîtriser ses dépenses, pense toujours que les familles peuvent être des vaches à lait que l’on peut traire éternellement. Le Conseil général n’imagine malheureusement le redressement de ses finances que par l’augmentation de ses recettes alors qu’il devrait réfléchir à la baisse de ses dépenses superflues. Le transport scolaire fait quant à lui partie des dépenses publiques indispensables pour les familles. Le Gouvernement s’est lui-même refusé à supprimer le cumul des Aides au logement et de demi-part fiscale pour les étudiants parce que le soutien aux familles devait rester une priorité en ces périodes difficiles. Que le Conseil général suive  l’exemple et revienne sur cette augmentation bien douloureuse pour les familles tout en engageant les vraies économies de fonctionnement sur les frais généraux, le coût de l’aéroport de Saint-Brieuc, les trop fameuses « Maisons du département », les aménagements de l’Hôtel du département, les frais de colloques et de communication somptuaires. Que le Conseil général pense avant tout à la vie quotidienne des familles avant d’engager des dépenses de confort administratif.

Marc LE FUR

Député des Côtes d’Armor

Vice-président de l’Assemblée nationale

August 25, 2010

Le localisme relie les hommes à leur territoire

Filed under: localisme — Tags: , , — admin @ 10:32 pm

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L’Assemblée Générale de notre association BREIZH 2004, le 17 juillet 2010, a réaffirmé notre engagement fédéraliste et localiste, et mis en œuvre le projet “Partagez un jardin en ville” dont nous avions annoncé le lancement le 6 décembre 2009.

Ce projet vise à rapprocher les hommes de leur territoire, de leur culture, de leur histoire, en renforçant l’autonomie et l’économie familiale et locale.

Ce rapprochement est en voie de se réaliser à Keredol, quartier de Tregastel, entre les familles du quartier, et se concrétise par l’exploitation familiale partagée d’un jardin de 1300 m2 au lieu dit “Al Liorz Braz”.

Nous souhaitons que le lien se fasse entre l’Amicale Laïque, l’école de Picherel et Breizh 2004.

Un deuxième rapprochement avec la commune est souhaitable, en ce sens que la commune et les familles sont les deux seuls acteurs qui ont en commun le territoire en tant qu’il est directement à l’origine de leur existence. Elus et familles doivent s’allier pour le développement du territoire, se mettre d’accord sur des projets partagés, définissant un certain nombre de principes génériques, les questions de biodiversité et de développement territorial, voire d’approvisionnement alimentaire micro-local.

Cette initiative introduit un autre rapprochement à opérer entre deux espaces souvent perçus  comme antagonistes en terme d’usages : la ville et la campagne. Il peut se concrétiser au cœur même de nos villes. Le jardins dits « partagés » ou jardins ouvriers participent indéniablement d’une réapropriation collective de la ville, de sa transformation en espaces de partage où l’enracinement social, culturel, générationnel des individus qui s’y côtoient fait écho à la diversité des plantes qui y poussent.

Ville et campagne peuvent nourrir une relation de client à fournisseur en réintroduisant un peu plus de localisme dans l’approvisionnement en denrées alimentaires. Le développement des circuits courts est le mieux à même de reconquérir la confiance des citadins envers le monde agricole et de soustraire à la pression foncière les espaces agricoles lorsque l’agriculture n’est plus en mesure de résister seule et que son maintien répond à un objectif d’intérêt général.

Plus globalement, c’est un pacte territorial qu’il s’agit d’organiser entre ville et campagne.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

August 11, 2010

Fans de Bretagne ? Une relation biunivoque entre Breizh et les Bretons de l’Etranger

Filed under: Bretons de l'Etranger — Tags: , , , — admin @ 5:17 am

Lire : http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/fans-de-bretagne-un-site-pour-eux-11-08-2010-1016425.php

Une relation biunivoque entre deux ensembles est une relation qui à chaque élément du premier ensemble fait correspondre un élément et un seul du second. Si l’on a pu établir une telle relation, alors on est en droit d’assimiler les deux ensembles car on peut passer de l’un à l’autre de façon automatique en appliquant la table d’équivalence ou la règle explicitant la relation biunivoque.

On peut considérer que les Bretons, dans leur immense majorité, pour des raisons culturelles et historiques que l’on a pas besoin de détailler, portent en eux deux vocations nationales: la bretonne et la diasporique, c’est à dire, au fond, la française.

Elles ne sont jamais traitées sur le même niveau, ce qui est parfaitement normal, mais cette relation n’est pas biunivoque et, de fait, pénalise l’efficacité d’une coordination pourtant souhaitée par les deux groupes.

La nationalité française de la diaspora bretonne est visible partout, elle est évidente, et se place d’emblée comme marqueur efficace d’altérité. Sans disserter sur les caractéristiques de cette nationalité et de ce qu’elle peut justement impliquer dans le rapport à la notion d’altérité (!), on constate que, sorti des frontières françaises, un Breton assume généralement parfaitement cette nationalité. Cette nationalité implique par ailleurs très fortement, voire consubstantiellement, un attachement fort à l’Etat, ce qui dans un contexte diasporique, implique une solidarité de citoyenneté, plus qu’une solidarité nationale. Par ailleurs, il faut souligner que les relations internationales ne sont vécues que sur un mode interétatique (confusion si courante anglais/britannique, exemple parmi tant d’autres)

La nationalité bretonne de la diaspora, elle, est vécue de façon hirsute. Pour des raisons évidentes (perte de la langue pour les Bretons concernés, ignorance quasi totale de l’histoire de Bretagne, réflexe d’Etat) la nationalité bretonne se comporte à peu près exactement comme ce que la psychanalyse traditionnelle désigne comme l’inconscient, avec le lot de lapsus, d’actes manqués, qui viendrait en quelque sorte parasiter la visibilité lisse d’une nationalité française affichée. Ce refoulé national s’exprime également dans une sorte de rhétorique que nous qualifierons de poétique: autosatisfaction purement verbale d’être breton (cela n’est pas et ne peut pas être réellement vécu pour l’instant), nostalgie et amour déclaré du pays, dans les limites que lui réservent les clichés français (la mer, la gastronomie, un certain folklore, musical ou culinaire). Une place à part doit être réservé au discours économique ou technocratique: «la Bretagne est riche, compétitive, a réussi à s’en sortir…».
Pour nous, il s’agit purement et simplement de légitimer avec les moyens du bord la résurgence individuelle de sa propre nationalité bretonne. Une sorte de lapsus travaillé, de sublimation rhétorique d’un sentiment qui de toutes façons, ne s’inscrit jamais dans le réel.

Dans tous les cas, la relation entre Breizh et la diaspora est univoque et est délimité par les acteurs politiques, économiques, associatifs, identitairement corrects et déclarés représentatifs de la Bretagne, et les formules obligatoires (”nous sommes ouverts sur le monde”, “nous nous intéressons à la diaspora”? “Le thème de la diaspora est très tendance”,”donnez-nous votre fichier d’adresses”, etc.») qui rappelle la colonisation, la prière au chapelet ou la politesse conventionnelle.

A qui s’adresse réellement ce discours? Il pourrait être utile de se demander si pour les Bretons expatriés, le marqueur d’altérité n’est pas plus important que le marqueur de la nationalité bretonne qu’ils utilisent. L’essentiel étant, ne l’oublions pas, de vivre, de s’insérer, de se démarquer, dans un contexte international où la nationalité française apporte alors tout ce dont l’expatrié  peut avoir besoin (services consulaires, formalités administratives, sécurité, scolarité, santé).

Dans le contexte général de la diaspora, on peut regretter le refoulement de la nationalité bretonne et ses conséquences, mais il faut bien reconnaître la difficulté pour le Breton de l’Étranger d’inscrire sa nationalité bretonne dans le réel. A cela deux raisons: i) la relative ignorance de la Bretagne des motivations et des réalités de la vie de l’expatrié ii) la relative condescendance des acteurs  politiques, économiques, associatifs, déclarés représentatifs de la Bretagne vis a vis des Bretons de l’Etranger iii) hors des frontières de France, les bretons sont français. Dans un environnement francophone, la citoyenneté française devient même le seul critère apparent d’altérité.

Les acteurs  politiques, économiques, associatifs, déclarés représentatifs de la Bretagne ne devraient pas penser que les Bretons de l’Étranger souffrent du «syndrome de l’utérus» causé par l’éloignement de la Bretagne. Les Bretons de l’Étranger ne fantasment pas leur propre Bretagne. S’ils sont coupés des réalités quotidiennes bretonne, ils ne se réfugient pas pour autant dans la folklorisation de la Bretagne. Dans tous les cas, la nostalgie reste un phénomène individuel, et la Bretagne est une auberge espagnole. Si en Bretagne, le peu de tissu social breton, (et par là nous entendons aussi bien un réseau bancaire commun, un secteur de prospection pour un commercial, que les migrations des étudiants à Rennes ou à Nantes, voire France 3) peut forger un embryon de sentiment national, à l’étranger, il ne peut être que différent et plus préoccupée des réalités du pays d’accueil.
Bref, encore plus qu’en France, être breton à l’Étranger ne sert strictement à rien, sauf si une réelle relation biunivoque s’instaurait entre les Bretons de Bretagne et les Bretons de la Diaspora.
La préoccupation affichée de “faire la promotion d’un site dont l’objectif est de recruter les Bretons de l’étranger pour en faire des ambassadeurs” n’a aucun sens et ne peut, à l’étranger, évidemment pas exister, Le discours devient parfaitement inefficace. Le discours, dans un tel contexte, ne peut attirer que plus de «rêveurs» encore qu’ils n’en attirent en Bretagne. Adieu l’efficacité.

Il nous semble que l’on retrouve ici ce qu’il y a de pire en Bretagne, du point de vue de l’inscription de l’identité bretonne dans le réel.

Il nous semble qu’il y a un gros manque de discours. De la rhétorique poétique ou mythique, il faut passer à la rhétorique du business, au sens d’une pratique quasi culturelle, où la réussite des exportations bretonnes et les investissements bretons à l’étranger sont avant tout le marqueur d’une réussite nationale bretonne. On peut imaginer de faire de la communauté bretonne de la diaspora une sorte de plateforme stratégique opérationnelle, en ayant en tête que l’action commerciale et les pratiques utilisées ici apporteront des éléments de méthodes pour la Bretagne elle-même.

Mais cette relation doit être biunivoque. Une diaspora? Oui, pourquoi pas. Mais c’est tout un tissu social à construire ou à reconstruire, des services à proposer (aide administrative, pallier la solitude, etc.), des aides pour les Bretons de l’Étranger à la création d’entreprises en Bretagne, des appuis logistiques et humains d’aides à l’exportation et notamment d’exportation de l’expertise bretonne.

Claude Guillemain

Réseau des Bretons de l’Etranger - RBE -
Centre Phénicia
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Tunisie
Tel : + 216 71 778 379
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August 5, 2010

Le droit de travailler dans sa langue

Filed under: fédéralisme — admin @ 9:00 pm

Veuillez trouver, ci-dessous, la traduction en langue bretonne de l’appel du  9 mars sur le droit de travailler dans sa langue.  Il est actuellement diffusé dans les milieux bretonnants  où il rencontre un grand succès , notamment auprès de syndicalistes. Cette diffusion est accompagnée du communiqué ci-dessous :

« La république, malgré des efforts soutenus, n’ayant pas réussi à éradiquer complétement la langue bretonne, il serait  irresponsable -  d’un point vue strictement humanitaire - de laisser les ouvriers bretonnants (il est bien entendu que la bourgeoisie est parfaitement francophone ou bilingue) se blesser en usant de matériels dont le mode d’emploi serait rédigé exclusivement en anglais, macédonien, papou ou même français. C’est pourquoi nous avons cru utile de faire traduire en excellent breton le texte de l’appel du 9 mars; une traduction est en cours en gaélique irlandais, une autre en alsacien »

Merci à nos amis journalistes de  relayer.

Kengor an 9 a viz meurzh evit ar gwir d’ar yezh broadel hag a enep ar gwallziforc’h e keñver ar yezh.

Dileuridi sindikadoù Bro Alaman, Bro C’hall, Itali, ha kevrededigezhioù evit brudañ ar yezhoù broadel ar broioù-mañ kenkoulz ha kevredigezhiou diouz Bro Belgia ha Bro Kebec hag a sin dindan an destenn-mañ, o deus en em bodet an nav a viz meurzh e Pariz, e Palais-Bourbon, dindan kadoriadur an aotrou Jacques Myard, kannad, maer Maisons-Laffitte (departamant an Yvelines).

- o vezañ ma’z eus poanioù ha gwallziforc’hioù evit an implijidi en ur embregerezh pa ya ur yezh estren da vezañ pouezusoc’h eged o yezh broadel  er embregerezh-mañ;

- o lakaat da soñj hag emañ ar gwallziforc’h e keñver ar yezh difennet groñs gant Karta ar gwirioù diazez Unvaniezh Europa, zo bet votet e bloazh 2000. Ouzhpenn-se emañ diazezet kevatalder en un doare lezennek gant an emglevioù a groueont an Unvaniezh Europa ;

- oc’h en em harpañ, diouzh un tu ouzh o lezennoù diazez hag ouzh o gwirioù broadel, ha, diouzh un tu all, ouzh Kenemglev e keñver al liesseurted sevenadurel hag a zo bet degemeret gant an Unesco e miz here 2005, ha lakaet war pleustr goude bezañ degemeret, dreist holl en o broioù ;

- oc’h en em lavarout a du gant kefridioù Senad Bro C’hall ha Bundestag Bro Alaman o deus lavaret drezo da Unvaniezh Europa, e 2009, hag emañ an Unvaniezh diazezet war unelezh e liesseurted ; al lieseurted-mañ a c’heller displegañ dre al liesyezhelezh peurgetket ;

- o vennout strizh lakaat da echuiñ ar poanioù hag ar gwallziforc’hoù-mañ, adsevel lieusserted ar yezhoù ha dellezegezh ar yezhoù broadel, ha lakaat da vezañ doujet gwir an implijidi da labourat gant ar yezhoù-mañ ;

  1. a sav ” Kengor an 9 a viz meurzh evit ar gwir d’ar yezh broadel hag a enep ar gwallziforc’h e keñver ar yezh” hag a zo e barzh ur genurzhierezh etrevroadel a liammo sindikadoù, tud politikel, kevredigezhioù vrudañ ar yezhoù broadel ha liesseurted ar yezhoù, evit kenurzhiañ ar c’heleier, ha dreist holl, reiñ al lañs oberiadennoù broadel, europat hag etrevroadel evit demokratiezh ar yezhoù.

  2. a c’halv sindikadoù, dilennidi ha kevredigezhioù an holl vroioù hag a zo o falioù an hevelep re dont ganto, a bed an holl aozadurioù da bourvezhiñ o finvidigezhioù, evit ur mont endro efedus ;

  3. a resis hag e vezo an emlusk d’ur genurzhierezh etrevroadel a sindikadoù, peurgetket evit kevrennañ ar c’heleier ha kenurzhiann an oberiadennoù, war dachenn an embregerezhioù hag an darempredoù el labour : ra vo ur politikerezh demokratezel evit ar yezhoù un tu-kreñv e barzh ar sindikadoù ; da gentañ e vo red reiñ da anaoudegezh ar studioù kaset da benn gant skol veur Jeneva ha skolaj “Modern Üzletitudomànyok Föiskolàja” deus Tatabànya e bro Hungaria, war dro tuoù mat evit ekonomiezh ar Rouantelezh Unanet ;

  4. en em ouestl sevel ur reizhenn evit mont endro ar genurzhierezh, ar buanañ ar gwellañ ;

  5. a c’houlenn digant Kadoriad Breudoù Europa; digant kadoridi strolladoù parlamantel Europa, digant an Aotrou Graça Moura, dezreveller war al liesyezegezh ha digant ar c’hefridiour e karg an teuliad, an aotrou Leonard Orban, degemer ur gannadur e mallusted evit selaouiñ e goulennoù war dro ar ginnig kefridi e keñver al liesyezegezh hag a zo bet degemeret gant kengor e karg ar sevenadur Breudoù Europa, d’ar 24 a viz c’hwevrer tremenet. Anadiñ ra bezañ diwezhat, pa soñjer e teuio prestik an dilennadegoù europat.

Graet an 9 a viz meurzh 2009, Palais Bourbon, Pariz.

July 30, 2010

La Commission Européenne se déclare incompétente

Filed under: fédéralisme — Tags: , , — admin @ 5:14 am

La Commission Européenne qui avait été saisie par l’Institut Culturel de Bretagne et diverses association désireuses de faire reconnaître les droits du peuple breton conformément aux droits fondamentaux de l’Union Européenne décline avoir compétence sur le sujet.

Elle a formulé sa réponse dans une lettre adressée aux organisations bretonnes (Institut Culturel de Bretagne, Kevre Breizh, Collectif Breton pour les Droits de l’Homme et la Démocratie, Bretagne Réunie) qui s’étaient adressées à elle, le 18 juin dernier (ABP 18877), – pour qu’en gros, la Bretagne puisse jouir des protections accordées aux minorités nationales européennes. Ce courrier, en anglais, daté du 23 juillet 2010 est signé d’Ernesto Bianchi, représentant le département de la justice de la Commission.

« Les problèmes en relation avec la reconnaissance des minorités tombent sous la responsabilité des états membres », déclare la Commission européenne tout en rappelant que si l’article 2 (1 ) du Traité de Lisbonne protège effectivement les minorités nationale, aucune loi européenne ne le fait. Par conséquent, la Commission indique ne pas pouvoir agir.

Rien d’étonnant à cela. La Commission Européenne n’est rien d’autre que l’exécutif européen des états-membres. Je m’étonne même de cette démarche inutile de la part des institutions et associations qui l’ont imaginée et conduite. C’était (vulgairement dit) “aller au casse-pipes”.

Pourquoi ces mêmes institutions, qui, en son temps, avaient mené une action en profondeur avec notamment l’appui des parlementaires européens flamands et de l’Union des Bretons de Belgique, ont-ils abandonné cette piste prometteuse?

Au delà de cet échec il est de notre devoir de nous interroger sur notre rôle à nous fédéralistes, les seules véritables fédéralistes, qui devons apparaître comme la relève. L’idée de décentralisation est bien morte, nous devons maintenant lutter pour que la relève soit prise par l’idée fédéraliste : plus que jamais notre combat contre les jacobins , de gauche ( et ils semblent être largement majoritaires aujourd’hui ) comme de droite ( qu’ils s’appellent “souverainistes” ou “gaullistes” voire de chrétiens-démocrates …) va devenir le seul combat digne d’apporter un renouveau à la pensée politique et aux structures et leviers du pouvoir . Nous devons plus que jamais nous atteler à faire émerger une pensée politique neuve , tournée vers le fédéralisme européen , à faire sortir des acteurs de la vie politique attachés à nos valeurs afin que ces valeurs et ces personnes réussissent à s’emparer du pouvoir politique en montrant qu’ils sont la seule relève possible à ces dinosaures du conservatisme socialiste.

Vive la Bretagne libre dans l’Europe fédérale , Vive la France fédérale .

Claude Guillemain
Président
BREIZH 2004
http://www.breizh-2004.org/wordpress/

June 13, 2010

Convocation AG du 17/7/2010

Filed under: fédéralisme — Tags: — admin @ 1:31 pm
Bonjour,

Vous trouverez, ci-joint, la convocation à notre assemblée générale du 17 juillet 2010.

Comme indiqué, celles ou ceux qui ne sont pas adhérents mais qui voudraient profiter de l’occasion pour se renseigner sur notre mouvement et en rencontrer ses dirigeants y seront les bienvenu(e)s.


Nous rappelons que la période exceptionnelle d’adhésion gratuite à notre mouvement prendra définitivement fin au jour de l’AG, donc le 17 juillet au soir.

Cordiales salutations,


Claude GUILLEMAIN
Président

BREIZH 2004

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

Qu’est ce qu’un territoire?

Filed under: fédéralisme — Tags: , , , , , , — admin @ 3:40 am

Réponse à l’article de Jean-Yves Quiger, publié par l’Agence Bretagne Presse le 11/06/10

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=18624

Qu’est ce qu’un territoire?

Une certaine étendue de terrain qui dépend d’une province, d’une ville, seigneurie, justice, ou paroisse.

Quelques - uns tirent l’étymologie de ce mot a terrendo, parce que le magistrat a dans son territoire jus terrendi.

Mais l’étymologie la plus naturelle, est que l’on dit territorium de terrâ, parce qu’en effet la question de la souveraineté des communautés civiques sur les territoires est une question de terres. La détermination de la condition et de l’occupation des terres et la nature universelle des principes juridiques romains a parfaitement exprimée par la définition que donne Pomponius du territoire et des frontières : territorium est universitas agrorum intra fines cuiusque civitatis (Digeste, l, 16, 239, 8).

Le territoire d’un lieu est souvent différent du ressort: car le territoire désigne le pays, et le ressort désigne la justice à laquelle ce lieu ressortit, soit directement, ou par appel; ainsi un lieu peut être du territoire de Bourgogne, et être du ressort du baillage de Mâcon.

L’enclave est aussi différent du territoire; en effet, celui - ci est l’étendue du terrain, et l’enclave est l’enceinte qui forme la circonscription de ce terrain.

Immanquablement, le territoire nous relie à l’état.

Qu’est-ce que l’état ?

Pour le philosophe Hobbes l’Homme doit sortir de son état naturel pour préserver sa vie, sa propriété ainsi que ses libertés. Il doit alors devenir citoyen d’un État, qui celui-ci doit son existence à l’évolution d’un système de pouvoir, passé d’un pouvoir personnel à un pouvoir institutionnalisé. L’État est une collectivité naturelle, c’est à dire une circonscription administrative ayant une personnalité morale, composée d’une population vivant sur un territoire et soumis à un pouvoir organisé doté d’un statut légal qui assure son indépendance. Dans la perspective d’un état fédéral, l’état serait également une collectivité à part entière, constitué d’une population vivant sur un territoire et organisé par un gouvernement effectif.

Jean Yves Quiger, éprouve un malin plaisir à alterner propos outranciers et interminables évocations érudites.

Dans cette terre bretonne, dans cette terre du clientélisme socialisant, où la plupart des élus ne brillent ni par leur charisme ni par leur vision, Jean Yves Quiger s’est bien gardé dans son pamphlet, de faire un vrai bilan de la réforme territoriale en cours, perçue positivement par une majorité de citoyens.

Le répertoire quigerien trop souvent stigmatise, s’arroge l’expertise, alors que le registre intercommunal ou régional imposerait la concertation. Pourquoi ne parvient-il pas à faire la synthèse d’intérêts contradictoires?

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

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