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January 18, 2012

Marinaleda, l’utopie réalisée en Espagne

Filed under: fédéralisme, localisme — admin @ 4:25 am
“Les bénéfices de la coopérative ne sont pas distribués, mais réinvestis pour créer du travail. Ça a l’air si simple, mais c’est pour cela que le village est connu pour ne pas souffrir du chômage.”

Andrea Duffour - 11 juillet 2011


J’ai récemment découvert l’existence de MARINALEDA, une commune de 2645 habitants en Andalousie « où Marx vivrait s’il était encore en vie, avec zéro chômage, zéro policier et des habitations à 15 euros par mois ». Une alternative au capitalisme réalisée à moins de 2.000 km de chez nous et qui fonctionne depuis plus de 30 ans sans que j’en aie jamais entendu parler ? A la première occasion, c’est donc sac à dos, train, bus et autostop que j’irai pour vérifier si cette belle utopie existe vraiment…

Comme c’est Pâques, je tombe en pleine Semana Santa. Au village voisin on m’avertit : « Leur maire est un fou, quand nous autres, Espagnols, faisons des processions religieuses, eux ils font la fête pendant 5 jours. »

J’apprends que la fête de la paix qui tombe durant la Semaine Sainte y est effectivement une tradition depuis plusieurs années et beaucoup de jeunes de Sevilla, Granada ou Madrid ont rejoint les villageois. Des lectures, des films ou une conférence, en solidarité avec la Palestine, ainsi qu un appel au boycott des produits israéliens ouvrent les soirées de concerts et de fête. Pour les nuits, l’immense complexe poly-sportif reste ouvert pour loger les visiteurs de l’extérieur. Une première auberge est en construction.

En tant que membre de l’association de solidarité Suisse-Cuba, je m’étais déplacée pour voir s’il existait effectivement une expérience socialiste un peu similaire à la révolution cubaine ici en Europe et j’en ai eu pour mon compte.

Le droit à la terre et au travail

A Marinaleda aussi, il a fallu d’abord passer par une réforme agraire. « La lutte révolutionnaire du peuple cubain a été une lumière pour tous les peuples du monde et nous avons une grande admiration pour ses acquis », m’explique Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste, réélu depuis 31 ans. Il était le plus jeune édile d’Espagne en 1979. En 1986, après 12 ans de luttes et d’occupations où les femmes ont joué le rôle principal, ce village a réussi à obtenir 1.200 ha de terre d’un grand latifundiaire, terre qui a aussitôt été redistribuée et transformée en coopérative agricole de laquelle vit aujourd’hui presque tout le village. « La terre n’appartient à personne, la terre ne s’achète pas, la terre appartient à tous ! ».

A la ferme de la coopérative, EL HUMOSO, les associés travaillent 6 heures et demie par jour, du lundi au samedi, ce qui donne des semaines de 39 heures. Tout le monde a le même salaire, indépendant de la fonction. 400 personnes du village les rejoignent pendant les mois de novembre à janvier (olives), et 500 en avril (habas, haricots de Lima).

La récolte (huile d’olive extra vierge, artichauts, poivrons, etc.,) est mise artisanalement en boite ou en bocal dans la petite fabrique HUMAR MARINALEDA au milieu du village où travaillent environ 60 femmes et 4-5 hommes en bavardant dans une ambiance décontractée. Le tout est vendu principalement en Espagne. Une partie de l’huile d’olive part pour l’Italie qui change l’étiquette et la revend sous un autre nom. « Nous avons la meilleure qualité, mais malheureusement, c’est eux qui ont les canaux pour la commercialisation » m’explique un travailleur de la ferme. Avis donc aux magasins alternatifs de chez nous pour leur proposer un marché direct…

Les bénéfices de la coopérative ne sont pas distribués, mais réinvestis pour créer du travail. Ça a l’air si simple, mais c’est pour cela que le village est connu pour ne pas souffrir du chômage. En discutant avec la population, j’ai pourtant appris qu’à certaines époques de l’année, il n’y a pas assez de travail dans l’agriculture pour tous, mais que les salaires sont tout de même versés. Comme à Cuba, l’habitation, le travail, la culture, l’éducation et la santé sont considérées comme un droit. Une place à la crèche avec tous les repas compris coûte 12 euros par mois. A nouveau, ça rappelle Cuba où l’éducation est gratuite, depuis la crèche jusqu’à l’université.

Les maisons auto-construites

Plus de 350 maisons ont déjà été construites par les habitants eux-mêmes. Il n’y a pas de discrimination et l’unique condition pour une attribution est de ne pas déjà disposer d’un logement. La municipalité met à disposition gratuitement la terre et les conseils d’un architecte, Sevilla fait un prêt des matériaux. Les maisons ont 90m2, deux salles d’eau et une cour individuelle de 100m2 où on peut planter ses légumes, faire ses barbecues, mettre son garage ou agrandir en cas de besoin. Comme dans certaines régions à Cuba, un groupe de futurs voisins construisent ensemble pendant une année une rangée de maisons mitoyennes sans savoir encore laquelle sera la leur. Une fois le logement attribué, les finitions, l’emplacement des portes, les ouvertures peuvent être individualisées par chaque famille. Le loyer se décide en réunion du collectif. Il a été arrêté fixé à moins de 16 euros par mois. Les constructeurs deviennent ainsi propriétaires de leur maison, mais elle ne pourra jamais être revendue. (En dehors de l’auto-construction, j’ai rencontré une famille qui loue à 24 euros par mois ainsi que la seule ouvrière de la fabrique Humar Marinaleda qui vient de l’extérieur et qui paye, elle, 300 euros pour son logement. Les personnes qui souhaitent vivre à Marinaleda doivent y passer deux ans d’accoutumance avant une décision définitive).

Le coiffeur, qui fait plutôt partie de la minorité de l’opposition, est propriétaire de sa maison et se plaint de devoir travailler quand même. A ma question, pourquoi il ne vend pas sa maison à une des nombreuses familles espagnoles qui aimeraient venir rejoindre ce village, il dit qu’il y a tout de même aussi des avantages de rester ici. (L’opposition serait financée par le PSOE, Partido socialisto obrero espagnol, selon certaines sources).

Ce samedi de Pâques, les intéressé-e-s sont invités à la mairie pour une petite conférence. Le maire nous explique son point de vue sur différents points avant de répondre à nos questions. En voici quelques extraits ou résumés :

S’organiser

« Il faut lutter unis. Au niveau international, nous sommes connectés avec Via campesina, puis nous nous sommes organisés syndicalement et politiquement », nous communique le maire. Esperanza, 30 ans, éducatrice de profession, conseillère sociale bénévole de la municipalité, m’avait déjà expliqué ceci la veille au « syndicat », bar et lieu de rencontres municipal : « Ici, nous avons fait les changements depuis le bas, avec le SAT, syndicat de travailleurs d’Andalousie, anciennement SOC, syndicat fondé en 76, juste après Franco, et avec la CUT, collectif unitaire de travailleurs, parti anticapitaliste ».

Pas de gendarme

« Nous n’avons pas de gendarmes ici - ça serait un gaspillage inutile ». Les gens n’ont pas envie de vandaliser leur propre village. « Nous n’avons pas de curé non plus –gracias à Dios ! » plaisante le maire. La liberté de pratiquer sa religion est pourtant garantie et une petite procession religieuse timide défile discrètement, sans spectateurs, dans le village en évitant la place de fête.

Le capitalisme

« La crise ? Le système capitaliste a toujours été un échec, la crise ne date pas d’aujourd’hui. L’avantage de la crise : le mythe du marché est tombé (…) Les réalités sont toujours les mêmes : quelque 2% détiennent 50% de la terre (…). Ceux qui veulent réformer le capitalisme veulent tout changer pour que rien ne change ! Dans le capitalisme, on a des syndicats de régime et non pas des syndicats de classe, il y a beaucoup d’instruments d’aliénation, pas de liberté d’expression, seulement la liberté d’acquisition (…) A Marinaleda, nous serons les premiers quand il s’agit de lutter et les derniers à l’heure des bénéfices. »

Démocratie

« Nous pratiquons une démocratie participative, on décide de tout, des impôts aux dépenses publiques, dans des grandes assemblées. Beaucoup de têtes donnent beaucoup d’idées. Nos gens savent aussi qu’on peut travailler pour d’autres valeurs qu’uniquement pour de l’argent. Quand nous avons besoin ou envie, nous organisons un dimanche rouge : par exemple certainement dimanche après cette fête, il y aura assez de jeunes volontaires qui viendront nettoyer la place ou préparer un petit déjeuner pour les enfants et tout ceci pour le plaisir d’être ensemble et d’avoir un village propre (…). La démocratie doit être économique et sociale, pas seulement politique. Quant à la démocratie politique, la majorité 50%+1 ne sert à rien. Pour une vraie démocratie, il faut au moins 80-90% d’adhérents à une idée. D’ailleurs, toutes nos charges politiques sont tous sans rémunération ».

Luttes futures et amendes…

Le maire appelle à participer à la grève générale annoncée par le SA pour ce 14 avril, en solidarité avec les sans terres en Andalousie qui ne bénéficient pas encore de leur droit à la terre et aussi pour nos revendications à nous. Il préconise aussi la nécessité de nationaliser les banques, l’énergie, les transports, etc. Nous devons 20-30 millions de pesetas d’amendes pour nos luttes différentes…

La culture, les fêtes

« Nous faisons beaucoup de fêtes avec des repas communs gratuits, et il y a toujours assez de volontaires pour organiser tout cela. La joie et la fête doivent être un droit, gratuites et pour tous. Ce n’est pas la mayonnaise des médias qui vont nous dicter ce qui doit nous plaire, nous avons une culture à nous. »

Expérience sociale unique en Europe

Avec un sol qui n’est plus une marchandise, mais devenu un droit pour celui qui veut le cultiver ou l’habiter, une habitation pour 15 euros par mois, du sport ou la culture gratuits ou presque (piscine municipale 3 euros pour la saison), un sens communautaire de bien-être, je pense pouvoir dire que Marinaleda est une expérience unique en Europe. Chaque samedi d’ailleurs, le maire répond également aux questions des villageois présent-e-s à la maison communale sur la chaîne de la TV locale. Cela nous rappelle l’émission « Alô présidente » de Hugo Chavez, un autre leader pour lequel Gordillo a exprimé son admiration.

La désinformation

Apaga la TV, enciende tu mente - Eteins la TV, allume ton cerveau, ce premier mural m’avait frappé, il se trouve jusqu’en face de la TV locale… A ma question en lien avec la désinformation, Juan Miguel Sanchez Gordillo me fait part de son plan d’écrire un livre sur « Los prensatenientes » – la demi-douzaine de transnationales qui possèdent les médias dans le monde. « Pendant que la gauche écrit des pamphlets que personne ne lit, la droite économique, la grande bourgeoisie, installe chez toi plein de canaux de télévision racontant tous les mêmes valeurs et propageant la même propagande mensongère. (…) Au niveau de l’information, l’éducation est très importante » et, en ce qui concerne le programme national de l’éducation, cela ne lui convient pas. Jean Manuel Sanchez Gordillo me confie donc qu’il compte venir bientôt en Suisse pour étudier notre système d’éducation qui est organisé au niveau cantonal… Probablement il pense que nous sommes une vraie démocratie avec des programmes scolaires indépendants du pouvoir…

Des expériences alternatives au capitalisme qui font peur

Par rapport aux médias, la question que je me pose à nouveau est la suivante : Pourquoi l’expérience de Marinaleda est-elle si mal connue en Espagne ainsi qu’auprès de nos édiles ? Pourquoi Cuba, cas d’école au niveau mondial en ce qui concerne la désinformation, mérite-t-il un budget annuel de 83 millions de dollars de la part des Etats-Unis, consacrés uniquement au financement de la désinformation et des agressions contre ce petit pays ?

Y aurait-il des alternatives au capitalisme qui fonctionnent depuis longtemps et qui font si peur à certains ?


Source : http://www.legrandsoir.info/Marinal….

Andrea Duffour est membre de l’Association Suisse-Cuba

Complément d’infos : Le site de Marinaleda

Ecouter aussi : L’autogestion dans la vie collective, est-ce possible ?

January 12, 2012

Goulven Mazeas (1895-1981)

Filed under: fédéralisme — admin @ 9:25 am

Goulven Mazeas était négociant en pomme de terre de semence à Guingamp et fut, après guerre, président du syndicat des négociants de Bretagne. Il fut le créateur d’une variété nommé “Keltia”.

Parallèlement à son activité professionnelle, il eut un engagement marqué dans la culture bretonne et le fédéralisme. Décoré pour son courage au front en 1914-1918, il n’en devint pas moins profondément pacifiste et antimilitariste. En 1930, il se présenta aux élections, à Guingamp, comme candidat du Parti Autonomiste Breton (PAB) mais n’obtint que 376 voix. Quelques temps après, il s’oppose au courant ultranationaliste breton de Mordrel et Debauvais. Après le congrès de Guingamp en août 1931, le PAB se scinde en deux. Les nationalistes les plus intransigeants fondent le Parti National Breton, tandis que Mazéas, Morvan Marchal et Maurice Duhamel fondent la Ligue Fédéraliste de Bretagne  en reprenant le programme du PAB. Mazéas devient le président de cette ligue. En 1934, il publia “Social Fédéralisme”, puis en 1940, “La Petite Histoire Bretonne de la Pomme de Terre”.

Bien qu’en marge de notre sujet, cet extrait de l’introduction du “Social Fédéralisme” montre qu’en 1930 Goulven Mazéas avait une vision prophètique de la catastrophe qui attendait l’Europe. On ne s’étonnera pas, en lisant ces lignes, de son refus de suivre l’évolution de Breiz Atao dans une spirale qui conduira le mouvement vers la collaboration.

Dans le premier numéro de la revue de la Ligue Fédéraliste de Bretagne, il indique dans son éditorial :

« La vérité, c’est que nos maîtres nous arrachent morceau par morceau le sentiment de ce que nous sommes afin de nous remplir d’un ardent amour pour une prétendue patrie, patrie marâtre déjà adoptée par ceux qui ignorent leur mère patrie… Le sang qu’on nous a fait verser ne témoigne rien, si ce n’est qu’on nous a déjà fait faire une fausse route, que nous avons peut-être renié une nationalité effective pour adopter une nationalité fictive à laquelle notre sang, notre race sont complètement étrangères… »

En 1934, à la fin de la ligue, il rejoint le Mouvement Fédéraliste Breton, avec Gestalen, Francis Bayer du Kern, Morvan Marchal et Rafig Tullou.

Il affirme à cette époque :

« À l’heure où les démocraties croulent, expiant ainsi la faute de n’avoir été démocraties que de nom, quand l’Occident, dans une marche rétrograde, s’engage yeux bandés dans la voie des nationaux-socialismes, ultimes remparts de l’internationale capitaliste, quand par le monde le summum de la civilisation se juge à l’appareil guerrier dont croit devoir se glorifier chaque pays, au raffinement et au grandiose apparat que revêtent les meurtres collectifs organisés et avant que les peuples ne soient enlisés dans la glu paralysante des fascismes, il convient aux éléments encore sains composant l’humanité simplement civilisée, c’est-à-dire dépouillée des bas instincts de l’homme animal, d’opposer aux nationaux-socialismes étroits, égoïstes et barbares, à leur autoritarisme absolu et outrancier, un programme de liberté, de justice et d’humanité, social et international. »

Durant la Seconde Guerre Mondiale, il est arrêté par les Allemands. Sa femme, sa mère et sa fille seront également arrêtées. Sa femme (née Weill) est interrogée par Du Perron de Maurin puis déportée au camp de Drancy.

Après la guerre, il est délégué de l’Union européenne des Fédéralistes au congrès de l’Europe à La Haye en 1948 et président du syndicat des négociants de Bretagne.

Sa fille Claudine Mazeas recueillera dans les années 1960 des chants populaires en breton dans le sud de la région de Guingamp et fera partie des cercles de gauche, animés par Michel Phlipponeau, géographe rennais.

Lire aussi: http://warsavbreizh.blogspot.com/2009/02/une-famille-britto-juive-sauvee-par-le.html

December 31, 2011

Bloavezh mat d’an holl !

Filed under: breizh 2004 — admin @ 9:45 am

Bonjour et bonne année, mes chers amis

Que l’année 2012 vous apporte, nous apporte du bonheur et de la sérénité, de la joie et de l’amour, des satisfactions nationales et personnelles, que cette année signe encore notre solidarité autour de nos valeurs indétrônables de patriotisme breton éclairé, intelligent, unificateur, moderne et réformateur !

November 16, 2011

Plateforme Politique des Nations sans États

Filed under: fédéralisme — Tags: , , , — admin @ 5:17 am

Il apparaît que l’Europe risque de buter sur l’obstacle  des régions et de démontrer son incapacité de traiter la question des Nations sans États. Et pourtant, il faut trancher.

Peut-on être optimiste sur le Futur de l’Europe ? Et si oui, quelles sont les conditions nécessaires pour assurer le succès des Nations sans États ?

D’abord, nous constatons que le débat risque de ne pas aller jusqu’à l’individu et de se résumer à un débat clos entre “experts”.

Pourtant l’Europe doit être adoptée par sa population si elle veut être pérenne. Une telle convention doit être l’occasion, en offrant à chacun la possibilité de participer (même à une petite échelle), d’ouvrir un véritable débat démocratique et donc de créer un large consensus.

Mais il est à craindre que ce débat ne se réduise à un débat d’experts, suivi (peut être) par un referendum.

La seule solution pour participer au débat, consiste à bâtir une Plateforme Politique des Nations sans États, pour contrer l’influence des différents États Nations et des partis souverainistes, pour réclamer, dès maintenant, que les Nations soient reconnues et qu’elles soient les principaux acteurs, voire les membres d’une nouvelle Europe.

La logique des États Nations

La logique de l’état nation, qui fut longtemps le modèle des états comme la France et l’Espagne, est encore d’actualité.

Pourtant, nous citoyens des nationalités historiques, sommes capables de participer réellement à l’élaboration de cette Europe. Et cela est vrai dans tous les pays, pas seulement en France.

Comment se situer dans ces deux logiques contradictoires ? Faut-il d’ailleurs essayer de s’y situer ? Toutes ces questions posent en fait la problématique des Nationalités historiques, des Nations sans États en Europe.

  1. Le dilemme est impossible parce qu’il n’est pas d’abord théorique. Il ne s’agît pas, dans l’absolu, de faire un choix… L’Europe, ce n’est pas une page blanche, où il serait facile d’imaginer des scénarii idéaux. Et nous retrouvons là, une de nos observations essentielles, à savoir qu’en politique, le relatif est plus en prise avec les réalités que l’absolu. Nous ne commençons rien, nous construisons. Nous sommes des héritiers et nous avons à faire fructifier un héritage. Nous pouvons infléchir et nous ne pouvons pas « du passé, faire table rase ». Il nous faut assumer. Tout. Le bon, le mauvais, le faste, le néfaste, le prometteur et le suicidaire. Assumer, ce n’est pas accepter : ce peut être transcender, avec, toujours, le souci de la vie, de l’éternel recommencement. De la même manière que nous devons toujours nous souvenir que nous avons des racines, nous devons proclamer que nous avons un avenir, même si le présent nous parait atone, morose et déclinant. Étant un moment de notre histoire, nous ne sommes pas devant une page blanche et les doctrinaires me font bien rire avec leurs certitudes totalitaires, entre lesquelles il me répugne d’avoir à choisir.

  1. Alors se pose le problème du « désenchantement du monde ». La modernité dans sa prétention à construire la société sur la seule base de la raison rationnelle, amène à créer un monde totalement désenchanté, dont la manifestation la plus immédiate est le taux d’abstention dramatiquement bas aux diverses élections. Et là, bien sûr, se pose la question du respect de l’homme et des valeurs. Les sociétés antérieures pensaient qu’il était raisonnable de suivre la tradition, et éventuellement la révélation. Nos anciens étaient pragmatiques et même s’ils faisaient semblant de croire aux dieux, ils en respectaient pleinement les critères de civilisation que sont les préjugés. L’enseignement des anciens était une tradition et il n’y avait pas de raison de bouleverser radicalement cette tradition. A partir du XVIIIème siècle, en particulier en Europe, on a voulu tout bouleverser, répudier la tradition sous prétexte qu’elle n’était pas démontrée rationnellement. Le résultat c’est que nos sociétés humaines doivent aujourd’hui affronter et supporter une indétermination fondamentale, une espèce d’absence de repères au cœur de nos vies.

  1. Évidemment, la démocratie dont nous avons hérité nous donne certaines bases pour affronter cette indétermination, et notamment la pratique du débat collectif qui satisfait le plus grand nombre, mais ce qui donne du sens à nos sociétés, c’est la reconnaissance d’une unité sociale, politique, géographique, historique et culturelle aux valeurs communes auxquelles se rallient les hommes. Cette identité collective, sachant que l’état nation, est aujourd’hui en crise, c’est la nationalité historique. Faut-il parler de nation? Je le pense, mais avec le contenu de démocratie au sens libéral de respect de la diversité économique, culturelle et sociale. Cette démocratie ne peut pas vivre sans que soit reconnues l’unité et l’intégration d’un peuple et d’un territoire, donc d’une nation, sans une mémoire collective d’idées.

  1. Il nous faut réinventer la nationalité historique et lui redonner la valeur d’unité de lieu et de culture en la reliant aux autres unités européennes, où la négociation remplacera l’affrontement, créer une matrice de souverainetés emboîtées. Je pense d’abord que l’on s’avance vers un immense foisonnement d’idées et de propositions, mais au-delà de ce foisonnement, l’Europe pourra se fonder sur une organisation où il y aurait une articulation successive de niveaux de souveraineté.

  1. Dans ces conditions les Nations sans États, Pays Basque, Flandre, Écosse, Pays de Galles, Cornouaille, Alsace, Bretagne, Corse, Sardaigne, Catalogne, etc. ont toutes leur place en Europe, pour peu que nous apprenions à reconnaître leurs libertés, individuelles ou collectives. Nos nations doivent refuser d’être écartées. Et cette revendication, il faut la mener au niveau européen. C’est là qu’il convient de faire entendre notre différence.

  1. Permettez-moi de résumer en quelques phrases notre propre vision de la question.

  1. Nous voulons une Europe unifiée

Cela implique que nous voulons un État unique capable de prendre une décision forte quand survient un drame comme celui du 11 septembre ou quand il s’agit de faire adopter par le reste du monde (États-Unis inclus) des règles strictes en matière d’écologie. Cet État devra être capable de garantir Égalité, Justice et Protection à l’ensemble de ses citoyens.

  1. Nous voulons plus de Démocratie

Cela implique que nous voulons connaître nos responsables politiques et pouvoir les élire, et la seule façon de faire c’est de les rapprocher le plus possible de nous et de faire en sorte que les décisions qui nous concernent soient prises à notre niveau ; C’est tout le sens du terme Subsidiarité.

  1. Nous voulons pouvoir voter pour celui-ci ou celui-là.

Nous voulons que nos responsables soient élus directement, et non qu’ils soient les délégués de la délégation d’une commission des gouvernements des États Nations.

  1. Nous voulons un pouvoir central européen et un pouvoir national

Une Europe unifiée a des frontières extérieures uniques. Disposer d’un gouvernement central ne signifie pas qu’il doive légiférer pour tout et absolument tout ce qui concerne notre vie de tous les jours.

Le pouvoir doit être confié à des instances aussi proches que possible du citoyen. Ce ne peut être au niveau du Village ou de la Ville car ils n’ont pas suffisamment d’autonomie. Par ailleurs des Etats-Nations comme la Grande Bretagne, la France, l’Italie, l’Espagne ou la Pologne sont trop grands.

Le niveau idéal se situe entre les deux, dans quelque chose que certains appellent Région, et que nous appelons Nation, parce que le concept recouvre un peuple et non seulement une subdivision administrative..

Certains petits États sont en fait des Nations comme l’Irlande, le Danemark ou la Slovénie. D’autres Nations sont en fait déjà très indépendantes comme la Flandre, la Bavière ou la Catalogne.

Enfin d’autres Nations sont encore à la recherche d’une organisation qui leur permette d’exister, comme en Grande Bretagne le Pays de Galles ou l’Ecosse, ou de se renforcer comme en France la Bretagne, la Corse.

Est-ce que, pour cela, les États-Nations doivent disparaître ? Et bien Oui ! Faut-il le
craindre ? Non, car ce qui disparaîtra, ce sont les États Nations et non leurs Cultures.

Seul un système fondé sur les nationalités historiques peut défendre les minorités, car c’est un système principalement horizontal. En utilisant les Nations nous obtenons des entités fédératives plus homogènes. En leur confiant le plus de pouvoir possible nous réduisons le déficit démocratique.

La Plate-forme Politique des Nations sans États

Déjà impliquée dans des structures participant au processus européen, comme le Parlement Européen, les partis politiques et associations, la Plate-forme Politique des Nations sans États veille à ce que les politiques de l’Europe prennent davantage en considération les intérêts des Nations et non pas seulement des pouvoirs décentralisés dans les États membres. Bien que nous n’aimions pas le terme, notre travail ressemble furieusement à du “lobbying” institutionnel… Objectif avoué: encourager l’intégration de nos Nations dans le cadre institutionnel européen, où ils existeront dans une Europe unie politiquement où tous les peuples seront respectés.

La Plate-forme s’affiche pro-européenne et réclame une meilleure prise en compte des Nations sans États dans le processus décisionnel européen. Elle s’inscrit dans le concept d’une Europe fédérale, à l’inverse de certains États-Nations favorisant l’Europe intergouvernementale. Le principe défendu par la Plate-forme, c’est une Europe des peuples, de tous les peuples, une Europe très intégrée, fédératrice, avec une place importante réservée aux nationalités historiques. Une Europe de la cohésion et de la solidarité. C’est tout le sens de l’article premier du Traité de Maastricht: “une union sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe, dans laquelle les décisions sont prises dans le plus grand respect possible du principe d’ouverture et le plus près possible des citoyens”. Des régions comme la Galice, la Bavière, la Bretagne, la Normandie, la Catalogne, le Pays Basque, pas des Grands Sud Ouest ou des Grands Ouest.

Principe de Subsidiarité

Depuis le Traité de Maastricht, un principe nous aide dans notre tâche: le fameux principe de subsidiarité. Il définit le rôle des différents niveaux de pouvoir et confie la réalisation de projets à l’instance la plus proche, en respectant le champ de compétences de chaque niveau de pouvoir.

Ce système concerne les relations entre l’Union européenne et les États membres, mais il concerne aussi toutes les Nations. La Belgique a déjà appliqué ce principe de subsidiarité en réalisant cette participation concrète des nationalités aux différentes réunions du Conseil européen. Allemagne et Autriche, les deux seuls autres pays européens qui pourraient mettre en pratique ce processus, n’y délèguent pas encore de responsables d’entités fédérées.

Ambassade des Nations sans États

La Plate-forme Politique des Nations sans États a pour but de faire entendre la voix et l’avis des nations dans les réunions préparatoires de la Convention sur le Futur de l’Europe, travailler le lobby institutionnel entre les différentes instances communautaires, préparer les documents nécessaires, préparer et assurer le suivi des dossiers, participer à différents groupes de travail européens, analyser et comprendre les mécanismes sous-jacents aux refus ou blocages sur certaines décisions, le tout en liaison directe avec les nations sans états.

Participation au Forum Civique

Notre contribution au débat ne peut aboutir que si nous sommes organisés. En dehors des “partis politiques, instances nationales ou régionales, ONG”, les citoyens n’ont aucune chance de faire entendre leur voix, exprimer leurs attentes, participer au futur de l’Europe.

Claude Guillemain

Secrétaire

Plate-Forme Politique des Nations sans Etats

November 13, 2011

Le fédéralisme fiscal, avenir de l’Europe

Filed under: fédéralisme — Tags: , , — admin @ 4:33 am

Federalisme.ok.jpgA l’heure où la Grèce négocie un plan de sauvetage et que l’économie italienne est surveillée de près, la monnaie unique et l’économie de la zone euro paraissent plus que jamais menacées. Une Europe fédérale au niveau fiscal et des États solidaires face à leurs dettes : voilà le scénario défendu par les intervenants de la table ronde consacrée à l’avenir de la zone euro.

L’euro est une monnaie sûre. L’avenir de la zone dépend largement des solutions apportées à la crise des dettes souveraines “, affirme Jacques Mistral, directeur des études économiques à l’Ifri (Institut Français des Relations Internationales). A ses côtés, Christian Deubner, consultant indépendant à Berlin et Jean Pisani-Ferry, directeur du Bruegel, défendent eux aussi le fédéralisme fiscal. Ce modèle repose sur un principe de base : la solidarité des États face à leurs dettes souveraines. “L’Union monétaire ne peut fonctionner sans un degré d’intégration financière plus poussée“, indique Jacques Mistral. Même constat pour Jean Pisani-Ferry pour qui le problème européen est un “problème d’unité“. Deux types de fédéralisme s’offrent à la zone euro : le modèle allemand d’un côté, l’américain de l’autre. Leur point commun, le faible contrôle exercé par l’État central sur la politique fiscale des sous-unités. “Pour l’avenir de l’Europe, il faut un système qui s’éloigne du modèle allemand et qui s’approche du modèle américain“, estime Christian Deubner. Ce spécialiste de politique européenne, Christian Deubner défend l’idée d’un seuil limite pour le montant de la dette souveraine de chaque État. “La dette de chacun des États membres serait différenciée“, ajoute-t-il.

Des dettes étatiques solidaires

Faire un pas vers le fédéralisme fiscal obligerait les États de la zone euro à donner de nouvelles garanties sur leurs dettes : “Les États deviendraient co-responsables de leurs dettes”, explique Jean Pisani-Ferry. En clair, les États devraient donner leur accord avant qu’un emprunt national puisse être contracté. “La capacité de s’endetter est autonome mais avec un contrôle a priori. Ce contrôle peut être judiciaire ou parlementaire, ce qui implique alors un degré d’intégration politique plus poussé“. En Allemagne, on réfléchit déjà à ce principe de dettes solidaires, reposant sur des contrôles a priori. En France, le débat reste encore très timide. “Concentrer une telle coordination sur le droit de s’endetter et rien d’autre est une illusion, et une illusion dangereuse. Ce n’est ni souhaitable, ni réaliste. Cela ne se fait ni en Allemagne, ni aux États-Unis“, prévient Christian Deubner.

Un nouveau rôle pour la BCE

A l’heure où les économies grecques et italiennes sont surveillées de près, les trois intervenants de la table ronde appellent aussi à un renforcement du rôle de la Banque Centrale Européenne. “La question de l’intervention de la BCE comme prêteur en dernier ressort est pour le moment bloquée“, souligne Jacques Mistral. Aujourd’hui, la BCE n’a pas la possibilité d’intervenir auprès d’un État devenu insolvable. ” Pour autant, selon Jean Pisany-Ferry, elle a aussi une mission de stabilité et devrait donc pouvoir intervenir sur le marché de la dette publique”, considère Jean Pisani-Ferry.

Et le directeur du Bruegel de conclure en s’inspirant d’une citation de Tolstoï: “Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses chacune à leur façon : c’est la même chose pour l’Europe“.

Source: http://www.journeeseconomie.org/blog/index.php?post/2011/11/10/Le-f%C3%A9d%C3%A9ralisme-fiscal%2C-avenir-de-l-Europe

November 6, 2011

FRONT POUR LA CRÉATION D’UN PARLEMENT BRETON

Filed under: Front breton 2014, fédéralisme — admin @ 7:53 pm

- Marquer le coup en 2014 avec un front uni de tous les partis bretons, même s’ils ne sont pas d’accord entre eux sur d’autres thèmes

- Paralyser le système de conseil régional actuel pour le faire muter ensuite progressivement en PARLEMENT autonome.

- Ne pas rechercher sa seule petite élection au conseil régional mais faire évoluer, ensemble, la Bretagne vers son futur : l’autonomie régionale.

- ICI UN SEUL PROJET : le Parlement. Toutes les sensibilités se départageront donc ultérieurement aux élections qui “rempliront” ce Parlement !

C’est simple, réaliste, urgent, faisable, nécessaire… il faut se faire violence en 2014 et accéder à ce pourquoi tout le monde en Bretagne se bat : + de démocratie ! ».

Sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/212467012160298/

Front

November 4, 2011

L’observatoire des politiques régionales

Filed under: fédéralisme, localisme — admin @ 8:55 pm

http://www.arf.asso.fr/observatoire-des-politiques-regionales

La décentralisation

  • Un terme complexe et très institutionnel
    44% des personnes interviewées n’ont pas d’idées claires sur ce qu’est la décentralisation, 25% confondent « décentralisation » et « délocalisation »
  • 50% des français sont favorables à la décentralisation,
    40% y sont opposés
  • 43% souhaitent que la France soit organisée sur un modèle décentralisé et fédéral contre 42% qui souhaitent le contraire

Les conseils régionaux

  • 60% des français sont favorables à la décentralisation,
    40% y sont opposés
  • 45% des français sont favorables à la décentralisation,
    40% y sont opposés
  • 73% souhaitent que la France soit organisée sur un modèle décentralisé et fédéral contre 42% qui souhaitent le contraire

Quelles nouvelles compétences pour l’avenir ?

Pourcentage des Français souhaitant que les Conseils régionaux disposent de compétences nouvelles en matière…

  1. …de transports : 90%
  2. …d’emploi : 88%
  3. …de logement : 86%
  4. …d’enseignement : 82%
  5. …de santé : 82%
  6. …de recherche : 76%
en millions d’euro 2004 2005 2006 2007 2008 2009 évol moyenne annuelle 2004/2009
Budget des régions de métropole 13494 M€ 14929 M€ 16399 M€ 18640 M€ 20292 M€ 21484 M€ +9.7 %
Fonctionnement 7544 M€ 8564 M€ 9470 M€ 11293 M€ 12339 M€ 12962 M€
Investissement 5950 M€ 6365 M€ 6930 M€ 7347 M€ 7953 M€ 8522 M€
Services généraux 1608 M€
FP et apprentissage 4203 M€
Enseignement 5191 M€
Aménagement des territoires 975 M€
Environnement 403 M€
Transports 4712 M€
Action éco 1716 M€
Autres 2677 M€

Les Régions de France

October 31, 2011

Les Bretons, tous candidats ?

Filed under: localisme — admin @ 12:54 pm

Bonjour,

Colibris* lance actuellement la campagne «Tous candidats pour une république des consciences ».

C’est une campagne citoyenne, à l’usage de chacun et à destination de tous, qui s’appuie sur le postulat que le meilleur candidat pour transformer la société, c’est peut-être… chacun de nous.

Son objectif est de mettre en lumière les initiatives qui constituent des modèles d’avenir dans tous les domaines (agriculture, habitat, énergie, économie, éducation…) et de favoriser leur essaimage et leur synergie.

Pour vous présenter et échanger sur ce projet, nous vous proposons une rencontre
le samedi 19 novembre dans la salle des fêtes de Trémargat à coté de Kergrist Moëlou (22) (capacité d’accueil : 200 personnes)

A partir de 12h : auberge espagnole avec ce que chacun sortira de son panier (pensez à amener assiette, verre et couverts !)
De 14h à 18h : processus interactif d’animation au service de l’information et de l’écoute

Nous souhaitons convier les acteurs locaux des secteurs associatif, économique et politique avec l’espoir que ce rendez-vous soit une occasion pour développer de nouvelles relations.

Pour ceux qui voudraient approfondir le sujet, animés par une réelle envie de s’engager dans cette campagne, nous proposons un temps d’échange convivial le samedi soir à l’Oasis de Pen An Hoat et un mini forum ouvert le dimanche (9h30/12h30) pour découvrir et expérimenter ce processus. Alain Aubry, responsable du réseau de Colibris sera présent pour répondre à vos questions.

Possibilités d’accueil et de couchage limitées à 25 personnes maximum entre l’Oasis et le Gîte de Trémargat.
Participation demandée de 12 € la nuit (petit déjeuner compris) par personne.
Pour le dîner du samedi soir et le repas du dimanche nous vous invitons à amener vos victuailles (possibilités de cuisiner sur place).
Pour vous inscrire au samedi après midi et/ou WE, contactez Brigitte Gardet : 06 25 55 66 95 / brigitte.gardet@yahoo.fr

Vous trouverez ci-joint un dossier de présentation de cette campagne et un lien vers le site.

Attentifs à vos réactions, nous sommes à votre écoute.

Au plaisir d’une prochaine rencontre !

Bien cordialement,

Brigitte GARDET Terre & Humanisme/ Oasis Pen An Hoat (Kergrist-Moëllou)
Jacques RICHARD Quimper
Philippe LETALLEC Brest
Brieux LE FÈVRE St Brieux
Alain AUBRY Colibris Paris

Le mouvement Colibri est une plate-forme de rencontre et d’échange qui s’adresse à tous ceux qui veulent agir, cherchent des solutions concrètes ou développent des alternatives. Le mouvement a été initié en 2006 par Pierre Rabhi et quelques proches, sous la forme d’une association loi 1901.

Colibris a l’ambition d’être un accélérateur de transition, en s’appuyant sur la capacité de chacun à changer et à incarner ce changement dans des expériences concrètes et collectives. Sa vocation est d’encourager l’émergence et l’incarnation de nouveaux modèles de société fondés sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme.

Pour plus d’information : http://www.colibris-lemouvement.org

October 28, 2011

A l’origine était la Domnonée…

Filed under: fédéralisme — admin @ 2:38 am

La Domnonée (lat. Dumnonia) désigne au VIe siècle deux royaumes bordant les deux rivages occidentaux de la Manche :

  • En Grande-Bretagne, alors appelée Bretagne, ce royaume s’est étendu sur l’actuel comté de Devon (ce dernier nom étant l’évolution du mot Dumnonia), et antérieurement aussi sur le Dorset et le Somerset. Les Cornouailles étaient peut-être aussi incluses. D’ailleurs, en anglais, on distingue la Dumnonée (Dumnonia), pays insulaire, de la Domnonée, pays continental.
  • En péninsule armoricaine, alors appelée « Petite Bretagne », le royaume aurait été fondé par Riwal (du comté de Gwent au Pays de Galles) et s’étend sur la zone correspondant à la côte nord de la Bretagne : du Trégor au pays de Dol, en passant par le Goëlo et le Penthièvre. Après 530, il inclut le futur Pays de Léon.

Sur le front régionaliste de Domnonée

Nous croyons en l’autonomie gouvernementale pour le comté de Devon (Dewnans), le duché de Cornouailles (Kernow) et le comté de Léon-Trégor-Domnonée, autrement connu pendant des siècles comme Dumnonia. Cela signifierait une Assemblée pour l’ancien royaume et duché de Cornouailles (Kernow), une assemblée pour le comté de Devon (Dewnans), et une Assemblée pour l’ancien royaume duché et comté de Léon-Trégor-Domnonée, avec des représentants des trois Assemblées.

Nos régions souffrent à cause de l’Etat britannique et de l’Etat français. Nous croyons que seul un parti représentant Dumnonia peut vraiment défendre les droits et connaître les problèmes auxquels sont confrontés les gens de notre région. Bien qu’il existe certaines différences culturelles et même des rivalités entre les Grandes Cornouailles, le Devon, le Léon, le Tregor et la Domnonée, il y a aussi de grandes similitudes. Ces similitudes ont été érodés par les gouvernements britanniques et français successifs.

Nous ne sommes pas des séparatistes, mais des régionalistes qui luttons pour un traitement plus juste et la plus grande autonomie pour notre région.

Dumnonia est votre région - Rejoignez-nous !

October 19, 2011

INITIATION A LA DÉMOCRATIE LIBÉRALE

Filed under: fédéralisme — Tags: — admin @ 9:33 pm
Le fédéralisme


Lorsque des groupes humains libres ayant des langues, des religions, ou des règles culturelles différentes, choisissent d’adopter un cadre constitutionnel commun, ils veulent à la fois un minimum d’autonomie locale et l’égalité des chances au plan économique et social. Un système fédéral - consistant en un partage du pouvoir entre les niveaux local, régional et national - donne les compétences voulues aux responsables élus chargés de concevoir et gérer des politiques à même de répondre aux besoins locaux et régionaux. Ces élus locaux et régionaux s’associent avec le gouvernement national et entre eux pour résoudre les nombreux problèmes auxquels le pays est confronté.
Les partis politiques,


Pour préserver et protéger les droits et libertés individuelles, tout peuple démocratique a le devoir de participer à la formation des gouvernements de son choix et la principale façon pour lui de le faire est de participer à la vie des partis politiques.
Les droits de l’homme
L’éducation et la démocratie
La liberté de parole
La liberté de la presse
Les coalitions et les compromis
Les droits des femmes et des filles
Un pouvoir judiciaire indépendant

Des juges indépendants et professionnels sont le fondement d’un système loyal, impartial et constitutionnellement garanti de tribunaux appelé le système judiciaire. Cette indépendance n’implique pas que les juges peuvent prendre leurs décisions en fonction de leurs idées et préférences personnelles mais qu’ils sont libres de prendre des décisions conformes à la loi, mêmes si elles sont contraires aux intérêts du gouvernement ou de puissantes parties impliquées dans l’affaire jugée.

La liberté de religion

Tous les citoyens devraient être libres de suivre leur conscience en ce qui concerne les questions relatives à la foi religieuse. La liberté de religion comprend le droit de pratiquer sa religion seul ou en compagnie d’autres personnes, en public comme en privé, et de respecter les pratiques et enseignements de sa religion sans craindre d’être persécuté par le gouvernement ou d’autres éléments de la société.
Les responsabilités des citoyens
Le pouvoir exécutif

Les dirigeants démocratiques gouvernent avec le consentement de leurs citoyens. Leur puissance n’est pas fondée sur les armées qu’ils commandent ou la richesse économique de leur pays, mais sur leur respect des limites fixées par l’électorat qui les a portés au pouvoir au moyen d’élections libres et loyales.
Le pouvoir législatif

Dans une démocratie, les représentants du peuple, ou députés, sont élus pour servir le peuple, quel que soit le nom de l’assemblée où ils siègent : assemblée nationale, chambre des députés, parlement, ou congrès. Ils remplissent un certain nombre de rôles essentiels au bon fonctionnement d’une démocratie.
Le droit constitutionnel

Une constitution écrite contient les lois principales que les citoyens de la nation acceptent de respecter, et établit la structure fondamentale de leur gouvernement. Conséquemment, le droit constitutionnel démocratique - fondé sur les principes de la liberté individuelle, des droits des collectivités et de la limitation des pouvoirs des autorités publiques - crée le cadre dans lequel s’exerce le gouvernement d’une démocratie.
La responsabilité du gouvernement

Un gouvernement a l’obligation de rendre des comptes. Les représentants officiels, qu’ils soient élus ou non, doivent expliquer leurs décisions et leurs actions à leurs concitoyens. L’État s’acquitte de cette obligation grâce à de multiples mécanismes - politiques, juridiques et administratifs - mis en place pour éviter la corruption et garantir que les hauts fonctionnaires demeurent proches du peuple et assument la responsabilité de leurs actions. Sans de tels mécanismes, la corruption peut se développer.
Les élections: libertés et honnêtetés

Des élections libres et honnêtes permettent aux habitants des démocraties représentatives de décider de la représentation des partis politiques au sein de leur gouvernement et de la direction à donner à la politique nationale
Loi de la majorité et droits de la minorité

À première vue, les principes de ‘loi de la majorité’ et de ‘protection des droits des individus et de la minorité’ peuvent sembler contradictoires. En fait, ce sont les deux piliers sur lesquels repose le mode de gouvernement démocratique.
Les relations entre le pouvoir civil et l’armée
Les décisions relatives à la guerre ou à la paix sont capitales pour toute nation et, en temps de crise, de nombreux pays confient leur destin à leur armée.
Le rôle des Organisations non gouvernementales

Dans une démocratie, de simples citoyens peuvent former des groupes indépendants qui répondent aux besoins de leur collectivité ou de leur pays et qui appuient, complètent ou même critiquent le travail du gouvernement. On appelle souvent ces organismes des « Organisations non gouvernementales », ou ONG, car elle ne sont pas une extension des fonctions de l’État.
Qu’est-ce que la démocratie ?

Des articles possibles sur la Démocratie Libérale

ci-dessous( cliquez en les liens)

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