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LA LETTRE DES CONTRIBUABLES ASSOCIES
************************************* Retrouvez Jean Amadou, Jacques Marseille, Olivier Truchot (RMC Info) à nos Assises Nationales le 23 octobre 2006
Pour ou contre la réforme des régimes spéciaux de retraites ? A en croire un sondage CSA paru le 15 septembre 2006, 59 % des Français l’appellent de leurs v½ux. Certaines personnalités politiques, comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon, s’y déclarent favorables. Et la présidente de la caisse nationale d’assurance vieillesse, Danièle Karniewicz, évoque « un problème d’égalité des Français devant la retraite ». Un euphémisme ! Une comparaison entre le régime général du privé d’une part, et les retraites des fonctionnaires et salariés de l’Etat d’autre part, met en évidence les privilèges démesurés des seconds. L’âge de la retraite est fixé à 60 ans dans le privé et dans le public. Néanmoins, les fonctionnaires du service dit « actif » peuvent cesser de travailler à 55, voire 50 ans. La durée de cotisation des salariés du privé a été portée à 40 ans; dans le secteur public, elle ne dépasse pas 37,5 ans. A partir de 2008, les pensions du privé seront calculées sur la base des 25 meilleures années. Celles des fonctionnaires et des salariés du public sont établies à partir des six derniers mois de salaire. Enfin, le taux de cotisation des agents de l’Etat (7,85 % du salaire brut) est très inférieur à celui du privé. Des régimes très spéciaux C’est cependant au sein des régimes spéciaux, apanages des entreprises publiques, que l’on déniche les plus beaux privilèges. * Les salariés de la Banque de France perçoivent une série d’allocations qui majore leur pension réglementaire de 40 %. Après une carrière complète, ils peuvent toucher jusqu’à 112 % du dernier traitement de base. A EDF-GDF, 63 % du personnel part à la retraite avant 56 ans et les pensions sont calculées à partir du dernier mois de traitement. Pour financer ces avantages, l’Etat a pompé les caisses du régime général du privé et du Fonds de solidarité vieillesse, et taxé les consommateurs. A la SNCF, les cheminots cessent de travailler à 55 ans, voire 50 ans pour les agents de conduite. En 14 ans, leurs pensions ont augmenté deux fois plus vite que celles du privé. Pour les financer, 400 millions sont puisés chaque année dans les caisses des autres régimes de retraite et l’Etat verse de surcroît 2,6 milliards d’euros.
Pour l’instant, ces retraites en or ont été payées par l’ensemble des Français et plus particulièrement par les salariés du privé. Mais le trou continue à se creuser et l’on ne pourra pas demander indéfiniment aux moins bien lotis de consentir des efforts pour garantir les avantages des privilégiés. Aujourd’hui, la réforme s’impose.
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Last modified:
09/20/2006 11:22 AM
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