Bonjour
Merci de nous soutenir dans notre démarche: le retour des marins
français du cimetière de Mers El-Kébir. Arrosez la Bretagne pour notre
combat.
http://perso.wanadoo.fr/gs.merselkebir
http://www.netmarine.net/forces/operatio/cimetiere-mers/index.htm
Association MEK du 3 juillet 1940 - 2005
pour le rapatriement du cimetière marins
de Mers-El-Kébir en Bretagne
OBJET
Après la profanation du cimetière marin de Mers-El-Kébir, les anciens
survivants des cuirassés « La BRETAGNE et Le DUNKERQUE » se mobilisent
pour une action patriotique. Ils désirent que les instances de l’état
rapatrient les dépouilles mortuaires de leurs camarades. Le lieu de
repos de ces marins est activement demandé pas leurs compagnons
toujours vivants. Ce lieu sera décidé lorsque les opérations de
rapatriement seront pris en compte par les autorités compétentes de la
France. Cette association ne sera dissoute que lorsque la stèle
commémorative se fermera sur leur repos éternel.
SIEGE SOCIAL
Monsieur GARCIA ALAIN
4 rue des Lauriers
56650 Inzinzac-Lochrist
agmg@wanadoo.fr
Le Président : Monsieur André JAFFRE rescapé du Bretagne et continue son combat après le 65 ème anniversaire du 3 juillet 1940
Résidence Plein Ciel
4 rue Bodélio – 56 100 Lorient
Retraité Gendarmerie Nationale
Président d’Honneur : François LAMBOLEY
COMITE DU 22 AVRIL 1988 A LA MEMOIRE DES GENDARMES D’OUVEA
www.gend-ouvea.asso.fr – GEND-OUVEA@wanadoo.fr
L'honneur de la Bretagne, l'honneur de nos marins humiliés en Algérie.
Mes respectueuses salutations
Alain GARCIA
agmg@wanadoo.fr
Le cimetière de Mers-el-Kébir en 1962
Mers el-Kébir le cimetière saccagé
Alors que l'on célèbre solennellement le 65e anniversaire du drame de
Mers el-Kébir, des pieds-noirs et des descendants de marins tués, les 3
et 6 juillet 1940, ont découvert que le cimetière, où leurs proches
reposaient, en Algérie, a été systématiquement profané.
L'attaque de la flotte française mouillée dans le port de Mers-El-Kébir
le 3 juillet 1940, reste l'un des souvenirs les plus douloureux de
l'histoire de la dernière guerre.
Fin avril 2005, une délégation d'anciens marins a visité le cimetière
marin où reposent bon nombre des 1 397 marins français victimes de la
tragédie. Une découverte terrible les attendait. Le cimetière, laissé à
l'abandon, a été vandalisé et profané et la vision qu'il offre a de
quoi révolter : « Plus une seule croix debout, les plaques sur
lesquelles avaient été inscrits les noms des marins français ont été
dévissées. La tombe de l'Amiral Darlan fracassée. Le mausolée dans
lequel étaient déposés les ossements des marins non identifiés est à
ciel ouvert ».
La révélation a jeté un profond trouble, mêlant émotion, consternation
ou colère chez tous ceux qui ont encore en mémoire cette sombre page de
l'Histoire.
A la suite de la visite de Jacques Chirac à Alger en mars 2003, un «
plan de réhabilitation des cimetières français en Algérie » avait reçu
l'aval du président Bouteflika. Une trentaine de cimetières français
sur les quelque 520 que compte l'Algérie sont concernés par ce
programme en 2005. Celui de Mers-El-Kébir n'y figure pas. Nombreuses
sont les voix s'élèvent pour réclamer une réhabilitation. Les
associations se penchent sur un lieu de repos de ces marins, en
Bretagne.
Alors que l'on célèbre solennellement le 65e anniversaire du drame de
Mers el-Kébir, des pieds-noirs et des descendants de marins tués, les 3
et 6 juillet 1940, ont découvert que le cimetière, où leurs proches
reposaient, en Algérie, a été systématiquement profané.
D'abord la douleur. Puis la honte et la colère devant les croix brisées
du cimetière des marins de Mers el-Kébir, près d'Oran, en Algérie. «Le
chaos est total, raconte Raymond Quessada, qui s'est rendu sur place le
25 avril dernier avec un petit groupe de pieds-noirs pour voir les
tombes de ses proches. Il ne reste plus rien debout. Je ne sais pas
quoi dire. C'est terrible de s'en prendre aux morts. Bien sûr, d'autres
cimetières ont été vandalisés en Algérie, mais celui des marins de Mers
el-Kébir a valeur de symbole, tant il incarne l'abandon et l'oubli.»
Personne ne sait vraiment ce qui s'est passé. De rares témoins assurent
que les lieux étaient encore intacts et entretenus jusqu'en 1993. Puis
plus rien. La guerre civile en Algérie et les affrontements entre les
forces de l'ordre et les groupes religieux sont passés par là. Des
tombes ont pu servir de caches d'armes ou d'abris.
Le cimetière de Mers-el-Kébir le 25 avril 2005
D'autres ont pu être brisées accidentellement, fragilisées par le
temps. Mais la plupart ont été volontairement détruites. Un simple
regard suffit pour s'en convaincre. Avec application, la nécropole a
été systématiquement profanée, les noms des 1 297 soldats effacés et
leurs sépultures fracassées, la tombe de l'amiral Darlan martelée
consciencieusement... L'ossuaire qui abrite les corps demeurés anonymes
est resté des mois à ciel ouvert dans la plus grande indifférence,
comme s'il fallait effacer de la mémoire l'histoire gênante de la
destruction de la flotte française, les 3 et 6 juillet 1940, par les
Anglais.
«C'est comme si ces hommes étaient morts une seconde fois, explique
Hervé Grall, délégué régional de l'Amicale des anciens marins de Mers
el-Kébir et des familles des victimes et dont le père a été tué sur le
Dunkerque. Il faut que les corps soient rapatriés en France. C'est
invraisemblable d'avoir laissé faire une chose pareille lors du
soixante-cinquième anniversaire du drame de Mers el-Kébir. Je ne
comprends pas. Personne ne comprend et tout le monde se renvoie la
balle pour ne pas se sentir responsable.»
De fait, il règne un pesant non-dit sur la mort de ces hommes, sur le
«terrible coup de hache», selon les mots du général de Gaulle, porté
par la marine britannique à la France. Pour beaucoup, les tués de Mers
el-Kébir portent toujours la honte de l'armistice de 1940. Et le fait
que l'amiral Darlan ait été inhumé à côté d'eux a encore contribué à
assombrir leur image. Pourtant, aucun fait de collaboration ne peut
leur être reproché. Les marins n'ont fait qu'obéir aux ordres et le
drame est survenu alors que la troisième République n'avait pas encore
été remplacée par l'Etat français.
A l'époque, pour les Anglais, la question est simple : en pleine
négociation d'armistice, les Français vont-ils livrer leur flotte aux
Allemands ? Dans le doute, le 1er juillet 1940, le gouvernement
britannique prend la décision d'éliminer préventivement la menace
hypothétique que les navires français font planer. Le 3 juillet,
l'amirauté lance l'opération «Catapult». Tous les bâtiments militaires
battant pavillon tricolore ancrés dans les ports britanniques sont
capturés par surprise. A Alexandrie, ils sont neutralisés rapidement,
mais la situation tourne court à Mers el-Kébir, où le gros de la flotte
se trouve au mouillage. L'amiral Gensoul, totalement approuvé par le
gouvernement français, rejette l'ultimatum anglais lui enjoignant soit
de se joindre aux forces de Sa Très Gracieuse Majesté soit de se
saborder ou de gagner un port britannique. La réponse est immédiate et
d'une rare violence.
Restaurer ou rapatrier les corps ?
Contrairement aux lois de la guerre sur mer, l'amiral anglais
Somerville fait tirer sur les navires français, incapables de riposter.
Une véritable curée : près de 1 300 hommes trouvent la mort. Le
cuirassé Bretagne engloutit, à lui seul, 977 officiers et marins.
Aujourd'hui, 1 150 dépouilles mortelles reposent dans la terre de Mers
el-Kébir, les autres ayant été rapatriées à la demande des familles
dans les années 50. Jusqu'à l'indépendance, toutes les sépultures
militaires étaient entretenues par le Souvenir Français. Devant
l'impossibilité de poursuivre cette tâche à la suite de la signature
des accords d'Evian de mars 1962, il fut décidé que l'Etat français
assurerait désormais la garde des tombes et leur entretien. A cette
fin, le ministère lança en 1963 le recensement des tombes militaires
d'Algérie. Mais, faute de moyens et face à la montée de l'insécurité,
les cimetières les plus isolés, comme celui des marins de Mers
el-Kébir, ont été peu à peu abandonnés.
«Je regrette profondément que nous nous attaquions seulement maintenant
à ce problème, assure Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens
Combattants. Une mission du ministère va se rendre dans les prochains
jours à Mers el-Kébir pour évaluer la situation. Tout va être mis en
oeuvre pour trouver une solution dans les plus brefs délais. Nous ne
devons pas laisser l'histoire s'effacer.»
Pourtant, à quelques kilomètres d'Oran, c'est presque chose faite.
Source : Le Figaro
Last modified:
11/10/2005 07:25 AM
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