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Source: Le sondage d'Expression Publique relatif à : "Donnez votre avis sur les mouvements sociaux en France et sur la journée d'action du 28 mars !"

http://www._expression-publique.com/_expression-publique/resultat.php?adresse=manifs2
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J'en extrais la paragraphe suivant, qui, à lui seul, traduit le total désarroi des citoyens.

Question 16 : Qu'est-ce qui représente le mieux la légitimité dans la France de 2006 ? Les décisions de la majorité politique élue en 2002 41 % Les réponses des Français interrogés par sondage et les manifestations de rue 45 % Sans opinion 13 % Non réponse 1 %

Nous en sommes arrivés au stade ultime du déni de démocratie.

Les individus ne pensent même plus qu'une alternative soit possible à leur servitude. Ils ne connaissent plus le passé et ne souhaitent plus rien de l'avenir, ils sont volontairement enfermés dans un présent étouffant.

Exploités dans leur travail, contrôlés idéologiquement dans leurs pensées, domestiqués dans leur vie quotidienne, ils ont perdu toute conscience d'eux-mêmes.

Mais d'un autre côté, ces individus sont aussi victimes, consentantes ou non, du productivisme et de la logique de la consommation à outrance.

Sur le plan politique, nous savons qu'il n'y a rien à attendre de l'utopie d'une réforme douce du système. La droite s'y est laissé prendre et le libéralisme, excellent en soi, a été récupéré par le capitalisme echevelé que nous vivons aujourd'hui. Il n'y a plus de garde-fous. Est-ce qu'un gouvernement de droite, c'est à dire très libéral et très conservateur aurait une chance de redresser la barre ? Oui, peut-être, dans l'absolu. Mais dans la réalité, regardez ce qui se passe aujourd'hui dans les rues et vous comprendrez...

La France accentue encore plus ces défauts par le recours abusif au nationalisme franchouillard dès qu'on veut toucher à son système, pas de fédéralisme, pas de monitoring réel de l'économie, un recours à l'emprunt systématique, bref une catastrophe.

Une catastrophe que les gens intelligents arrivent même à souhaiter inconsciemment. On le voit, ils n'ont pas compris la leçon fondamentale du mouvement des étudiants : il faut détruire le système en place pour parvenir à une renaissance. Toute solution passe par la prise du pouvoir politique et par l'affirmation d'une conception différente de la vie.

Henri Baillavoine

Last modified: 03/29/2006 04:35 PM

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