Régionales 2015

bretagne  Lorsque nous avons créé Breizh 2004, nous pensions renouveler l’idée du fédéralisme en Bretagne, en France et en Europe. Mais la tenace pesanteur idéologique et politique bretonne, ce que d’aucuns appellent « le modèle breton », n’a pas permis à notre petite formation de convaincre les Bretons. 2004

Aujourd’hui, avec beaucoup d’incertitudes, de tristesse et de pessimisme, et face à une situation sécuritaire dramatiquement modifiée, les Régionales 2015 se présentent, somme toute, de la même façon qu’en 2004. Trois faits nouveaux cependant.

  1. La montée de l’islam, véhiculé par des mosquées très nombreuses sur le territoire breton
  2. La montée du Front National
  3. La détérioration de l’image européenne

La popularité de Jean-Yves Le Drian suffira-t-elle pour garder la Bretagne à gauche ? Rien n’est joué. Le ministre de la défense de François Hollande avait réussi en 2004 – lui et son célèbre ciré jaune devenu la mascotte de sa campagne – à ravir la région à la droite implantée traditionnellement sur ces terres démocrates chrétiennes. La montée de la gauche était allée de pair avec la tertiarisation de l’économie, le développement des villes et un catholicisme en déclin.

Mais la crise et la concurrence mondiale ont mis à mal le modèle breton. Tout comme la chute des subventions européennes. Dans l’automobile ou les télécommunications, des entreprises ont fermé. Le porc allemand, le poulet brésilien ou le lait hollandais, moins chers, ont largement fragilisé le tissu des grosses PME de l’agroalimentaire, également critiquées pour leur gestion intensive qui pèse sur l’environnement.

Même s’il reste l’un des plus faibles des régions françaises, le chômage (8,9% en 2014) continue de monter et les jeunes quittent la région. La Bretagne, qui souffre déjà d’infrastructures insuffisantes – réseau électrique déficient, lignes à grande vitesse repoussées –, éprouve aujourd’hui un fort sentiment de déclassement. Cette crise intérieure va peser lourd sur le scrutin des 6 et 13 décembre.

La situation va-t-elle profiter à Marc Le Fur (LR), l’opposant le plus sérieux à la liste PS ? Le député des Côtes-d’Armor, vice-président de l’Assemblée nationale, veut y croire. Mais il faudra aussi compter sur la liste « Oui La Bretagne » emmenée par le régionaliste Christian Troadec, maire de Carhaix et l’un des leaders de la révolte des bonnets rouges contre l’écotaxe, à l’automne 2013.

Le Front national, dont la percée dans la région lors des élections européennes de 2014 a été impressionnante (17%), est lui aussi en embuscade. Le parti de Marine Le Pen s’implante dans les bouts de territoire breton qui décrochent, notamment en zone rurale. Gilles Pennelle, tête de liste en Bretagne, a annoncé vouloir dénoncer les maires des communes bretonnes qui accepteront d’accueillir des réfugiés syriens.

Le vote indépendantiste reste possible, et représente la véritable alternative au marasme actuel. Cette liste « Notre chance l’indépendance », menée par Bertrand Deléon est la plus novatrice et la plus porteuse d’avenir.

Mais soyez persuadés qu’aujourd’hui la ligne de partage N’EST PLUS entre  le PS arrogant et LR et tous les partis français qui nous ont colonisés depuis des siècles. Le partage aujourd’hui est entre les soumis à l’islam et les résistants, entre les obscurantistes menaçant et une civilisation qui n’est pas brillante, mais vaut encore mille fois mieux que l’horreur islamique. Et en Bretagne, il n’y a qu’une formation qui s’oppose à la montée de l’islam: ADSAV !

Claude Guillemain

Président de BREIZH 2004

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