L'euro est mort, vive la livre bretonne !

" Donnez-moi le contrôle de la monnaie d'une nation, et je me moque de qui fait ses lois " Nathan Rothschild

Disons le tout net : nous tenons l'euro pour de la merde. Et depuis le début. Ah j'entends bien clâtir la harde des cocus du Progrès dont la mémoire est aussi courte que la naïveté profonde €¦Wim Duesenberg ? Non ? ça ne vous dit rien ? Pourtant, les eurolâtres devraient faire du jour de sa mort un jour saint. Oui, il est mort, le premier gouverneur de la banque centrale européenne (BCE). Mort bizarrement dans sa piscine, dans le Sud de la France. Mort d'autant plus bizarre que consécutive aux déclarations peu communes de ce solide gaillard Néerlandais : Il avait, juste avant le referendum sur le traité constitutionnel européen, gaillardement, expliqué que le florin avait été sous-évalué lors de sa conversion en euro, le 1er janvier 2001.

Le casse du siècle, en quelque sorte.

Le chef du gouvernement hongrois, dans sa volonté de réforme constitutionnelle, s'est fait tancer par, en plus des roquets du médiat, le très vénérable Parlement européen. Tancer comme un petit garçon. En particulier par le député Cohn-Bendit. Pas dit que M. Orban ne vienne, nouveau Canossa, lui tripoter la braguette pour autant.
M. Daniel Cohn-Bendit quand il n'est pas sous l'emprise de la résine de chanvre, s'en prend à la sanglante dictature de M. Orban

Mais qu'a donc proposé le très ignoble, le fasciste Orban ? Quelques réformes sociétales, dit-on, jugées homophobes, judéophobes, xénophobes, bref, la cage aux phobes. Pas de quoi se brouiller avec l'Arabie séoudite. Vétilles. Mais, comme souvent en trompe-l'oeil, en sourdine, en dernier argument, petit, en italique, bas de page, que ça tintinnabule discret, le reproche, que dis-je, la panique, unanime, du choeur des justes démocrates tonnant à Bruxelles, très puissamment et de vingt et cent shofars, cette panique donc, des aèdes de la démocratie, était très précisément celle-ci : Orban veut mettre en cause l'indépendance de la banque centrale de son pays !

Morte-couille ! On en frémit. On retient son souffle. Peut-on concevoir pareille ignominie ? Un tel blasphème ! Un si sordide crachat sur la face radieuse d'une idéologie politico-économique, pilier de la construction européenne, ciment des Etats-Unis d'Amérique, et dont les Chiliens et les Britanniques ont su, en leur temps, goûter les fruits onctueux ?
""Le groupe punk chilien €œLes chicagos boys €, toujours décalés, cartonne en tournée à Santiago, en 1973

Trêve d'ironie, bon sang, ouvrez les yeux ! L'Union européenne, c'est le capitalisme sauvage, la chienlit ! Le schlass d'en bas et le flingue d'en haut. La Seine-Saint-Denis et le Brabant. Le CAC40 contre la PME, le FMI contre le BIP[1] ; Demain des trains de chômeurs qui déraillent, des explosions sociales en chaîne dans nos centrales, des pur-sang à la retraite dans nos assiettes, du Rom et de la moraline, du Lampedusa et du Monsanto Pour Tous. Du naufrage. Statines ! LGBT ! Prozac ! Et très énormément !

Et Ducon s'étonne ! Sa monnaie est au service d'intérêts privés ? Lui doit se priver ? Payer des intérêts ? Ah ils étaient enthousiastes, les veaux, avec leurs talbins tout frais en fouille ! A diviser, tout très souriant, par six virgule cinquante six toute la journée. Comme des pov'cons, du PQ dans le larfeuille.

Et puis voilà-t-y pas que ça se lézarde. Mais du genre lointain. L'argent bidon fabriqué à l'hélium par les banques privées en ajoutant quelques zéros sous Windows se dégonfle chez les Etats-Uniens. Merdasse. Pauvres Ricains, qu'on rigolait. Parce que grâce à l'euro, nous, la crise connaît pas. Ah non, du tout. Vive l'Euro, pas de crise ! 2008, ça vous parle d'un temps que même Yves Montand, il ne peut pas connaître.

Badaboum. L'euro ne protège de rien. Une fausse monnaie. Trop chère pour la majorité des pays qui l'ont adoptée, flingue sur la tempe, et dont l'électorat rétif craignait qu'on ne vînt le buter, par delà les chiottes, jusque dans l'isoloir où régulièrement, on lui demande d'urner.
Mais la BCE est indépendante ! Elle fait qu'est-ce qu'elle veut ! Na ! Bien sûr, lutter contre l'inflation revient à créer un chômage structurel, qui devient donc la variable d'ajustement de la compétitivité, puisque la BCE ne veut pas dévaluer. Chômage et salaires à chier pour maintenir un euro qui n'intéresse que d'immenses et apatrides fortunes.

Clodos, suicides, Porsche et yachts. Monnaie publique, monnaie privée €¦Favoriser le capital contre le travail. Air connu, repris par Augusto, le sémillant leader des Chicago Boys, groupe mythique des années 70. Mais voilà, la BCE, elle fait ce qu'elle veut. Et elle nique vos races respectives, en survet' et en cravate. Vu qu'elle est indépendante et qu'elle a indépendamment décidé de lutter contre l'inflation, c'est-à-dire contre les pauvres et les classes moyennes. Et de vous cracher à la gueule.

Du chômage, de la misère, des Etats impuissants, sans recettes fiscales, l'espérance de vie du peuple qui s'effondre, l'éducation qui moisi, le bonheur en chute libre ? Et alors ? On vous compisse.

""Viktor Orban, en bien mauvaise posture après avoir été désavoué par le Parlement Européen

Écarteler, puis mettre à bouillir dans un grand chaudron et mijoter à feu doux M. Viktor Orban (à servir avec un Tokay blanc et du gulash) pour avoir, à propos de la banque centrale hongroise, émit un doute sur le Dogme de l'indépendance ? Beaucoup y songent à la cafétéria du Parlement européen. Bombarder la Hongrie, comme la malheureuse Libye qui s'apprêtait à créer le dinar-or panafricain ? Dany le Rouge et BHL le Blanc froncent déjà le sourcil, s'évadent en songe, chevauchant la Pannonie en moto blindée sous la bannière étoilée de sable sur azur de l'OTAN.

Bonnets Rouges, on vous fait marron ! L'ecotaxe, cette histoire de corne-cul, aura au moins eu le mérite de mettre en lumière les intérêts privés, en l'espèce le groupe Benetton et la Goldman Sachs, et la corruption des politiques ; alors encore un petit effort ! La BCE, c'est la même chose ! Ar Balp ! Même si ton crâne a disparu de cette bonne ville de Carhaix, montre-nous pour qui roule la BCE et qui sont les politiques corrompus !

""Sébastien Ar Balp, âgé de 374 ans, est considéré comme le doyen des Bretons. Il a su néanmoins s'adapter à la mondialisation en mettant à jour son bonnet rouge

Fabrication de portiques, fabrication de fric, ar memes tra ! Gardons notre liberté de nous déplacer et de commercer en Bretagne ! Recréons une monnaie bretonne, placée sous le sage magistère d'une puissance publique bretonne, une monnaie à la mesure de notre économie, tournée vers l'exportation. Une monnaie à 0%, qui ne nous coûtera que le prix du papier ou du bit au lieu de la monnaie des usuriers, PQ hors de prix, torchon criminel qu'on nous force à acheter pour générer une dette bidon ! Revenons à une monnaie au service du crédit constructif, des grands projets, de la recherche, du développement ! Une monnaie au service des Bretons !

Un pays libre n'est libre que s'il a sa monnaie.

Bevet al lur ! Vive la livre bretonne !

[1] Bonheur Intérieur Brut : indice exotique mais sain et très officiel, créé par le gouvernement du Royaume du Bhoutan. C'est un indice qui, au PIB, intègre l'espérance de vie, le niveau d'éducation, la qualité de l'environnement, etc. Le pays semble trop prude pour, malgré mes suggestions répétées, y intégrer le nombre d'orgasmes quotidien mais l'indice reste pertinent.

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