L'effondrement du PS valide la stratégie de Breizh 2004

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Sur le papier, nous ne pouvions que perdre. Après avoir travaillé avec l'UDB et le Parti Fédéraliste en 2004, puis réalisé que ces partenaires nous menaient dans une impasse, celle du PS pour l'UDB, celle de Bayrou pour le Parti Fédéraliste, notre groupe de réflexion métapolitique BREIZH 2004 se retrouvait sans alliés pour la suite.

Et pourtant, aujourd'hui, nous existons toujours. C'est une victoire. C'est la preuve qu'un groupe animé par des individus qui réfléchissent et agissent dans la discrétion est viable et utile à la Bretagne et à l'Europe. Même discrète, toute reflexion/action locale recèle des victoires.

Quelles leçons pour l'avenir ?

D'abord, l'esquisse d'un front commun anti-UMP a-t-elle une chance en Bretagne ? L'opposition cumulée des socialistes, des Verts et du Modem ne constitue pas obligatoirement une offre alternative. Difficile de brandir le péril sarkozyste comme seul argument électoral.

L'autre leçon, c'est le succès d'une stratégie politique (politique au sens de la "vie de la cité") tout entière construite sur la dynamique associative et non sur un parti politique. Bien sûr, nous ne sommes pas obtus ou hypocrites pour ne pas concéder que certains " renforts politiques" se sont avérés nécessaires. Cela s'appelle organiser la concurrence. Au nom d'une logique, qui a sa cohérence, une logique dynamique. C'est-à-dire faire le pari qu'un score à une élection ne fait pas une politique et que les succès électoraux sont comme les moineaux: ils s'envolent.

Les socialistes pensent qu'ils ont fait le plein des voix en Bretagne et que leur électorat va fidèlement les reconduire aux Régionales de 2010? Qu'ils se hâtent de réexaminer la situation ! Les tenants de l'écologie sont-ils "prêts à fusionner"? Alors que l'UMP est notamment créditée du Grenelle de l'environnement et de l'action de Jean-Louis Borloo au ministère du Développement durable. Ce n'est pas parce que les Verts ont appartenu à la " gauche plurielle " que l'opposition peut s'approprier tous leurs électeurs d'aujourd'hui. Aux élections européennes, les 16,18 % d'électeurs des listes de Daniel Cohn-Bendit n'étaient pas tous des sympathisants de gauche. S'il y avait eu un second tour, rien ne dit que certains d'entre eux n'auraient pas voté ensuite pour une liste UMP.

Pour les régionales du printemps 2010, BREIZH 2004 demande à la majorité présidentielle de concilier union et ouverture. L'union, c'est la recherche de listes communes de la majorité. Ce sera le meilleur moyen de sortir en tête au premier tour et donc de créer une dynamique au second. Surtout si, en face, socialistes et écologistes poursuivent leur bataille pour le leadership de l'opposition.

À l'arrivée, chacun y trouvera son compte : l'union sans privation. Les particularismes locaux inciteront sans doute la majorité présidentielle à rechercher une union plus large encore. Dans les Pays de la Loire, par exemple, une alliance avec Philippe de Villiers et ses amis peut s'avérer utile dès le premier tour.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

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44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@ gmail.com

http://www.breizh- 2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d'opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d'échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l'observation et de l'action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d'actualité qui concernent la Bretagne et l'Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

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