[Lecteurs_Figaro] Paris IV reprend les cours, Paris I et Paris III débloquent

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La Sorbonne/Joël Saget AFP/Archives

Parmi les derniers bastions du mouvement universitaire, les trois universités parisiennes calment le jeu pour la tenue des examens…Lundi prochain, ils reprendront enfin le chemin des cours. Les portes ne seront plus fermées, les tables attendront bien alignées, les chaises ne hanteront plus les couloirs. A Paris IV, bastion du mouvement universitaire, l'assemblée générale mixte étudiants/enseignant s a voté ce mardi la reprise des cours pour que les examens prévus dans la semaine du 22 au 26 juin s'appuient sur un minimum de connaissances. Les jurys se réuniront début juillet.

S'appuient sur un minimum de connaissances. ..

Tout se passe comme si le minimum devenait le but à atteindre, la médiocrité devenait la référence et le diplôme obligatoire.

Rappel de mai 68, et son cortège de haine et de négation des valeurs fondatrices, et veulerie des "intellectuels" et du "corps enseignant".

J'espère que les professeurs pourront partir en vacances, bien méritées après quatre mois de grèves et dépenser tout l'argent qu'ils ont gagné.

Car, ne vous y trompez pas, ce sont les professeurs qui €“ pour le bien de leurs élèves, cela va de soi ! €“ ont démarré le conflit, les prenant en otages et convainquant les plus naïfs d'entre eux à les rejoindre dans leur action. Les mêmes qui aujourd'hui vont clôturer l'année universitaire gâchée de leurs élèves en beauté.

Les profs, ils les ont les diplômes. Eux ne risquent rien ! Leur grève sera-t-elle sanctionnée? Vous rêvez : elle ne le sera aucunement. Leur traitement leur est toujours versé, comme si de rien n'était, et continuera à l'être. Les autres salariés, eux, doivent la plupart du temps mettre fin à leurs arrêts de travail parce que les retenues sur leur fiche de paie les privent du nerf de leur guerre sociale. Le traitement des profs, on n'y touche
pas, c'est sacré ! Ils cessent le travail, pénalisent leurs étudiants et passent à la caisse à la fin du mois, comme si de rien n'était. Autrement dit, ils font grève aux frais du contribuable.

Au ministère de l'enseignement supérieur, les services de Valérie Pécresse, embarrassés, ont fourni cette explication qui n'est pas une justification : " Contrairement au ministère de l'Education nationale, il nous est impossible de ne pas payer les jours de grève, car les présidents d'université ne nous transmettent pas le nom des grévistes. " Le 16 mars, le ministre de l'enseignement supérieur a envoyé une note sur ce sujet aux 83 présidents d'université pour leur demander de comptabiliser leurs effectifs en grève.

Pas de réponse. A Lyon III, un formulaire a été adressé aux quelque 1.000 enseignants afin qu'ils déclarent s'ils étaient en grève ou non. " Il y a eu très peu de réponses ", a révélé le président de cette faculté.

Le bon sens aurait voulu qu'on procédât d'une autre manière : priver tous les enseignants de traitement et ne le restituer qu'à ceux qui se déclarent formellement non-grévistes.
A notre avis, il y aurait eu davantage de réponses et €¦
moins de grévistes. Certes, beaucoup auraient menti effrontément mais, au moins, on aurait identifié ceux qui ont le courage de mettre en phase leurs actes et leurs convictions €¦
C'eût été illégal, dites-vous? Peut-être, mais pas davantage que ne sont illégales ces grèves sans préavis ni limite.

Parmi les présidents d'université, certains se sont déclarés solidaires de leurs collègues quand ils ne sont pas tout simplement les meneurs du mouvement. C'est ainsi que le président de Paris IV (Sorbonne), Georges Molinié, a, le 16 février, envoyé un mail aux enseignants et autres salariés " informant toute la communauté universitaire qu'aucun recensement des personnels grévistes ne serait transmis " ! Ce qui est un pousse-au-crime. Pourtant il n'a été frappé d'aucune sanction par Xavier Darcos ! D'autres se déclarent incapables de savoir qui travaille et qui se tourne les pouces car la plupart des professeurs sont des enseignants- chercheurs ; s'ils ne sont pas devant leurs étudiants, il est donc possible qu'ils €¦ cherchent.
Chez eux.

Dès le début, leur souci était de continuer à être rémunérés. Certains se sont défilés pour aller enseigner pour 500 ‚¬ la journée et tous frais payés dans la filiale de la Sorbonne à Abu Dhabi, alors qu'ils ne font plus cours depuis des semaines sur le campus parisien.

Les dommages subis par les étudiants et l'Université seront " plus importants qu'en 1968 " ; ce n'est pas nous qui le disons mais l'éditorialiste du " Nouvel Observateur " (14 mai), Jacques Julliard. En 1968, en effet, la grève avait commencé le 4 mai, c'est-à-dire presque à la fin de l'année universitaire, tandis que celle de 2009 a démarré en janvier. Certes, les diplômes qui furent délivrés il y a 41 ans, après des examens hâtifs, furent dévalorisés mais l'époque était au plein-emploi et, même avec leurs parchemins en peau de chagrin, les étudiants d'alors n'eurent aucune peine à trouver du travail, y compris
dans l'enseignement où l'on manquait de bras. On alla même jusqu'à recruter des instituteurs qui n'avaient pas le bac ! Ce n'est plus le cas aujourd'hui où plus de 20% des jeunes sont au chômage. Comme toujours, ce sont les plus fragiles, les plus pauvres, qui feront les frais de cette crise déclenchée sans motif valable. Les autres, les agitateurs, pour la plupart d'entre eux fils-à-papa, feront jouer leurs relations pour se caser professionnellement , avec ou sans diplômes.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

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44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

http://www.breizh-2004.org

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