Lagarde confirme la suppression de 34.000 postes de fonctionnaires

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Dans sa construction de l'Etat, la France n'a jamais voulu accommoder la pluralité et n'a su que développer de façon anarchique, tel un cancer, son administration.

La sacralité de l'Administration (avec un grand A), de sa toute puissance et de l'indivisibilité de la république érigée en dogme, n'ont jamais permis d'intégrer les nationalités historiques dans un espace d'entendement mutuel, respectueux des autonomies et des identités.

Aujourd'hui, Madame LAGARDE confirme la suppression de 34.000 postes de fonctionnaires, dans le cadre du "non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite". Le gouvernement appliquera "strictement en 2010 la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite". La ministre confirme ainsi une information paru dans le quotidien Les Echos, selon lequel entre 33.000 et 35.000 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2010. Avec 68.500 départs, l'économie devrait être de 956 millions d'euros, selon les chiffres du quotidien. La moitié devrait être affectée au pouvoir d'achat des agents. Selon les chiffres que s'est procuré le journal, le taux de non-remplacement en 2008 s'est limité à 33%. En 2009, il devrait atteindre 44%, et 50% en 2010.

Nous nous réjouissons de cette bonne nouvelle et demandons au gouvernement et aux régions de mettre en oeuvre dès maintenant, au niveau des régions et des départements, un plan de non-remplacement des fonctionnaires territoriaux partant en retraite et de remplacer ces départs par des contrats de services entre les communes, la région et des entreprises spécialisées, sur appels d'offre. Il ne s'agit pas de recréer une administration pléthorique, il s'agit bien au contraire de gérer, au mieux, les finances publiques ( qui sont à la base des fonds privés) et de donner collectivement une âme entrepreneuriale aux communes et régions.

Notre construction du fédéralisme prendrait alors une direction différente de celle qui a présidé à l'avènement de la république française et jacobine.

Faisons face à cette première phase de déconstruction préalable d'un état jacobin, autoritaire parce que fragile, dispendieux parce que centralisé et rongé de l'intérieur par le cancer de la fonction publique, pour ensuite le reconstruire à notre gré.

La France, si elle doit survivre et échapper au désastre financier qui la condamne, naîtra de contrats privés, à la base, c'est à dire au niveau des unités territoriales historiques et de contrats consentis entre ces unités territoriales et l'état fédéral. A l'instar de Washington DC, qui n'est que la forme lisible d'un contrat passé entre 50 états, chacun conservant sa souveraineté, une constitution propre qui la garantit et une organisation étatique autonome.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

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44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

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Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d'opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d'échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l'observation et de l'action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d'actualité qui concernent la Bretagne et l'Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

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