Travail "au noir"

Bien que cela en défrise beaucoup, nous sommes partisans d'un moratoire sur la répression du travail "au noir" en France et ceci depuis plusieurs années.
L'expérience acquise en création et management d'institutions de Micro finance, à peu près partout dans le monde, montre que c'est l'activité qu'il faut encourager et non la fiscalité. Encore plus aujourd'hui et les toutes prochaines années.
Au delà de permettre à des millions de personnes de mieux vivre des fruits de leur travail, c'est de facto un facteur concurrentiel important au travail déclaré et son accaparement par l'étatisme. Il ne s'agit pas de choisir l'un ou l'autre mais de laisser l'un à coté de l'autre et de dynamiser notre activité économique par des flux monétaires qui seront issus du travail et non d'une aide payée par les contribuables, riches ou non d'ailleurs.
Et à la seule différence des heures supplémentaires sans charges réservées aux seules personnes ayant un emploi, ce recours au travail noir sera utile pour tous et – par définition – pour les plus courageux et ceux qui en ont le plus besoin.
Dans les pays de l'Europe du Sud ( Espagne, Portugal, Italie du Sud, Grèce) au Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) c'est au moins 30% de l'activité économique qui est faite au noir, avec des doubles comptabilités pour les entreprises de ces pays, sans qu'il y ait de chasse aux sorcières. Ces revenus "au noir" ne sont pas illégalement gagnés, même si ils ne sont pas déclarés au fisc. Ils sont mis immédiatement dans le circuit économique et deviennent les meilleurs amortisseurs sociaux de la crise, surtout de l'emploi, en venant en complément ou en remplacement d'indemnités de chômage qui ne pourront indéfiniment rester à ce niveau dans un système paritaire.
En Afrique, le travail au noir, dénommé "activités génératrices de revenus" par les experts en développement, représente plus de 80% de l'économie. L'économie "souterraine", comme partout où l'étatisme oblige sans réelle contrepartie sous forme de services sociaux, de santé, de sécurité, est plus puissante que l'économie officielle.
Si nous saluons les tentatives réussies d'Hervé Novelli de créer un statut simplifier de l'entrepreneur, nous tenons pour efficaces et salutaires le fait de les exonérer totalement de l'impôt.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

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44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

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Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d'opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d'échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l'observation et de l'action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d'actualité qui concernent la Bretagne et l'Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

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