Réunification de la Bretagne ? Oui ! Malgré les socialistes !

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Dans un discours prononcé le 27 novembre à Paris devant les maires et les présidents de communautés de France réunis en congrès, Nicolas Sarkozy est revenu sur la réforme des cartes militaires, judiciaires et hospitalières avant d'aborder la " maladie française de l'uniformité " et de vanter les vertus de la diversité qui pourrait inspirer l'organisation territoriale du pays : " Est-il nécessaire que toutes les régions de France soient organisées de la même façon ? Je ne le pense pas. Il y a deux Normandie €¦ On les aime €¦ Mais en faut-il deux ? Faut-il envisager un mouvement expérimental et volontaire de fusions de régions qui le souhaiteraient ? Écoutez, je vais prendre un autre exemple, et tant pis, la barbe si €¦ La Bretagne €¦ Quatre départements magnifiques… Mais quand je vais à Nantes €¦ Magnifique €¦On me dit : "Ici, on est dans la capitale de la Bretagne". Ah bon ? Mais on est en Pays de Loire. ".

Le Président de la République l'a annoncé : si un consensus suffisant se fait jour au sein de la commission Balladur chargée de la réforme territoriale, un ou plusieurs projets de lois seront présentés avant l'été 2009. La grande nouveauté pourrait être la possibilité donnée aux collectivités territoriales de s'organiser différemment selon les caractéristiques historiques des territoires concernés. Ainsi, au même titre que la fusion des deux Normandie, la question de la réunification de Loire-Atlantique à la Bretagne resurgit avec force sur l'agenda politique. Pour ceux qui soutiennent la réunification administrative, une fenêtre d'opportunité unique se dessine donc.

Tout dépendra cependant d'un élément clé : la stratégie qu'adopteront les leaders socialistes bretons. En effet, les socialistes bretons jouent un rôle de verrou incontournable, puisqu'ils détiennent dans les cinq départements de la Bretagne historique (29+22+56+35+44) l'essentiel des leviers de décision : le conseil régional de Bretagne, quatre conseils généraux sur cinq, les principales agglomérations, dont Rennes et Nantes, une majorité significative de députés et de sénateurs.

Or, jusqu'à présent, on ne peut qu'être frappé par le silence assourdissant des leaders socialistes sur cette question, alors que l'opinion publique et les assemblées politiques de Bretagne et de Loire-Atlantique sont a priori favorables à la réunification.

Pourquoi ?
Deux explications peuvent être avancées.

La première tient au fait que les leaders socialistes bretons craignent de perdre le pouvoir que leur propagande étatique a réussi à leur donner. En effet, si la fusion entre collectivités se réalise, c'est en effet la formation politique dominante qui a le plus à perdre en terme de postes pour ses militants.

La seconde tient à l'attachement du Parti Socialiste à l'état jacobin, à ses budgets et à ses prébendes.

Au-delà des objectifs de régionalisation qu'ils affichent, les socialistes bretons ont constamment pris des positions hostiles à la réunification.

Il suffit, pour s'en rendre compte, de rappeler les déclarations hostiles de Monsieur Jean Marc Ayrault, au mépris du respect de l'opinion démocratiquement exprimé par les habitants de Nantes et de Loire Atlantique qui réclament le retour de leur département à leur région historique, la Bretagne. Il est très étonnant mais surtout très inquiétant de constater qu'un représentant aussi influent d'un parti dit démocratique, soit ainsi aussi sourd à l'aspiration du peuple.

L'UMP bretonne, et notamment Les Réformateurs de Loire Atlantique, doivent accompagner ce mouvement populaire de réunification et ne pas se laisser abuser par les déclarations contradictoires du Parti Socialiste. Le projet de réunification est aujourd'hui entre les mains du gouvernement et du peuple breton, dans son ensemble. C'est le peuple breton qui devra choisir entre appartenance institutionnelle (conseil général, conseil régional, mairies) et identité régionale. Rappelons simplement que dans la mémoire des Bretons, le souvenir de Nantes capitale ducale de la Bretagne, ne s'effacera jamais. A n'en pas douter, le peuple breton a rendez-vous avec l'histoire.

Pour BREIZH 2004
Le Président

Claude GUILLEMAIN

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Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d'opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d'échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l'observation et de l'action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d'actualité qui concernent la Bretagne et l'Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

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